08 juin 2008
La Rêveuse D'Ostende d'Eric-Emmanuel Schmitt
Résumé:
Pour guérir d'une rupture sentimentale, un homme se réfugie à Ostende, ville endormie face à la mer du Nord. Sa logeuse, Anna van A., une femme solitaire vivant parmi ses livres et ses souvenirs, va le surprendre en lui racontant l'étrange histoire de sa vie, où se conjuguent l'amour le plus passionné et un érotisme baroque. Le récit s'avère si surprenant que l'homme, doutant de sa véracité, va enquêter pour déterminer ce qui tient de la réalité ou du fantasme...A-t-il affaire à une superbe mystificatrice ou à une femme unique ? Jusqu'à la fin, il ira de découvertes en découvertes.
Cinq histoires qui montrent le pouvoir de l'imagination dans nos existences. Cinq histoires - La rêveuse d'Ostende, Crime parfait, La Guérison, Les mauvaises lectures et La Femme au bouquet- suggérant que le rêve est la véritable trame qui constitue l'étoffe de nos jours.
Après avoir lu de cet écrivain bon nombre de ses livres, "la secte des égoistes", "l'évangile selon pilate", "la part de l'autre", "lorsque j'étais une oeuvre d'art", "Odette toulemonde et autres histoires", "oscar et la dame rose" (vu au théatre également), "ma vie avec Mozart", "le visiteur" (vu au théatre également), "variations énigmatiques (vu au théatre également), je ne peux pas vous dire que je n'apprécie pas son écriture, il s'exerce dans tous les styles et y parvient avec brio selon moi, c'est toujours profond et intelligent. Alors je n'en m'en lasse pas. Dans celui ci, je regrette toutefois, qu'il n'est pas eu envie de nous emmener encore plus loin, chaque histoire me semble courte, trop courte, mais ce fut toutefois un agréable moment.
Livre trouvé dans mes errances au Verger des Muses.
12 février 2008
Philippe Besson "Un homme accidentel"
Mon opinion:
Ça se lit, ça se lit bien...cependant, je suis toujours à la recherche dans les livres de Besson de ce que j'ai pu ressentir dans "se résoudre aux adieux", et en dehors de quelques passages où il traduit la violence de l'attirance entre ses 2 personnages, je ne retrouve pas la force de ce roman(se resoudre aux adieux).
En résumé:
A los Angeles, ville mythique et dangereuse, une intrigue criminelle peut parfois devenir une intrigue amoureuse.
Mot de l'éditeur
Philippe Besson détourne les codes du « polar » pour traquer la violence des sentiments entre deux êtres que tout sépare.
L’un est un inspecteur de police de Los Angeles, sans histoires. L’autre est la nouvelle coqueluche d’Hollywood, celui dont les tabloïds du monde entier s’arrachent les photos. A priori, ces deux hommes n’auraient jamais dû se rencontrer. S’il n’y avait eu l’assassinat d’un jeune prostitué dans un des quartiers les plus riches de L.A… Alors que deux mondes opposés se télescopent dans un jeu de cache-cache mêlé de fascination et de faux-semblants, l’enquête révèle bien plus que l’identité du coupable.
À l’intrigue criminelle se greffe le récit d’un amour imprévu et fulgurant, où le désir conduit à franchir des frontières dangereuses.
Derrière le cliché d’une existence bien rangée, ou celui des paillettes et du glamour, se cachent la vulnérabilité et la solitude de deux hommes. Aucun n’avait prévu l’attirance incontrôlable qui les pousse soudain l’un vers l’autre. Comment ces deux hommes, icônes d’une certaine Amérique et symboles de la virilité, vont-ils faire face à l’inédit ? Et combien de temps un amour, même absolu, peut-il se maintenir en marge de la morale et des lois ?
Besson rend hommage aux films hollywoodiens en multipliant les références visuelles. Jamais son style n’a été plus cinématographique.
Tantôt roman noir, tantôt road movie, ce récit est aussi celui d’une ville mythique, Los Angeles, où l’omniprésente lumière californienne irradie tout, des rues aux villas de stars, en passant par les motels de Venice Beach et les rivages du Pacifique. Cette lumière vengeresse semble n’avoir qu’un seul but : révéler la face cachée d’Hollywood et le mensonge des apparences. Besson joue les contrastes : d’un côté la noirceur des secrets enfouis et d’un crime nocturne. De l’autre, la révélation de l’amour, qui transcende les personnages et les confronte à leur vérité nue.
06 octobre 2007
"La femme du Ve" de Douglas Kennedy
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Il me fallait au moins un livre comme celui là et de cet auteur pour parvenir à mon esprit à se concentrer sur autre chose que mes pensées...
j'ai commencé un bon nombre des livres figurants dans ma liste "challenge" et tous ne sont parvenus à retenir mon attention, à m'entrainer dans la réverie, à m'échapper de mes démons...
Voilà qui est fait...
Merci à D.Kennedy. Beaucoup ont critiqué ce livre et le trouve moins bon...il faut qq pages pour y entrer, mais l'idée est formidable, un sd degré qui me plait bien. Je l'ai dévoré. J'ai aimé le coté captivant du 1er degré, j'ai aimé m'emporter à cette invention fabuleuse, cette interrogation sur la liberté, sur le prix à payer de bien des choses pour en obtenir d'autres, cette sensation étrange de la présence d'une force surnaturelle qui parfois peut nous traverser l'esprit, dans des situations de bonheur, de tristesse, dans l'apparition d'une maladie....et ce problème du choix qui est habillement formulé....
Résumé:
Il y a encore qq mois, H.Ricks était professeur dans une université américaine et menait une vie tranquille avec sa femme et sa fille.
Aujourd'hui, il croit toucher le fond, la passion fait irruption dans sa vie: elle s'appelle Margit, elle est hongroise, et sensuelle. Et très énigmatique: Harry ne devra pas lui poser de questions sur son travail, son passé, sa vie, et ne pourra la voir que 2 fois par semaine, à 17h, dans son appart. du Veme.
Comme envouté, Harry accepte. Mais bientôt se produisent autour de lui d'étranges coincidences...
24 mai 2007
"Son frère" philippe besson
Très troublée, très touchée, un peu trop troublée, un peu trop troublée...Pourtant je n'ai pas retrouvé cette sensibilité que j'ai rencontrée dans son dernier livre "se résoudre aux adieux", une sensibilité si proche de celle d'une femme, et qui m'avait émue aux larmes...je suis en train d'en lire un autre de lui...j'ai tellement senti la présence d'une femme dans son dernier livre que cela m'avait véritablement perturbée....
En résumé
Un livre fort, juste et limpide, qui se concentrera sur la bouleversante relation entre un condamné à mort et son accompagnateur ultime, témoin de la dégénérescence d'un corps puis de la disparition d'un autre lui-même : son frère.
Un autre avis que le mien
La vie de Thomas bascule le jour où il apprend qu'il est atteint d'une maladie incurable le condamnant à une mort prochaine. Comment dès lors concevoir l'avenir et continuer de dire "oui" aux choses ? La poignée de mois qu'il lui reste à vivre, Thomas va la passer auprès de son frère, Lucas, dans la maison familiale située sur l'île de Ré. Là, en plein cœur de l'été, plutôt que d'attendre fébrilement la venue de la camarde, les deux jeunes hommes tenteront de saisir les derniers plaisirs qui se présentent à eux, malgré l'inéluctable qui obscurcit l'horizon. Un livre fort, juste et limpide, qui se concentrera sur la bouleversante relation entre un condamné à mort et son accompagnateur ultime, témoin de la dégénérescence d'un corps, puis de la disparition d'un autre lui-même : son frère.
Mot de l'éditeur
Une histoire très simple et déchirante. La mort d'un frère.
Un jour, Thomas apprend qu'il est gravement malade et qu'il va probablement mourir. La nouvelle touche en plein cour ce jeune homme si vivant, si amoureux. Comment supporter une telle épreuve ?
Lucas, son frère va l'accompagner pendant ces quelques mois. Ils iront se réfugier dans la maison d'enfance, la maison blanche de l'île de Ré. Non pas pour attendre la mort mais pour vivre intensément chacune des heures qui leur est donnée.
La revue de presse de Radio France
A l'abri des fausses parades, le lecteur se doit d'entrer dans les replis secrets d'un roman dont le titre n'est pas anodin. Pourquoi "Son frère", alors que le récit est à la première personne et semble autobiographique ? L'adjectif possessif est extérieur. Ce sont les autres qui s'empressent de préciser leurs liens de sang, pour détourner dans la légende une relation singulière et subversive, entre enchantement et jalousie. La mère a fait peser sur Lucas l'ombre lourde d'un premier fils, mort à la naissance. Elle a préféré Thomas, né dans le calme d'une paix retrouvée. Les voisins, les amis s'entêtent à déceler chez les deux enfants une gémellité d'apparence qui excuserait l'exclusivité de leur connivence ... Philippe Besson a eu la sagesse de respecter un thème romantique, au risque d'être démodé. Il affronte les pièges de la confession avec sincérité, mais il renouvelle avec talent ce qui pourrait être un conte de fées pour adolescents. Le lecteur est certes confronté aux affres d'une maladie récalcitrante puis mortelle, mais l'évocation constante du bord de mer, où les frères se sont toujours sentis heureux et isolés, garde ses mirages jusqu'à l'ultime tragédie. Ce choix permet d'éviter ''tout pathos. "On ne va pas contre la volonté de l'océan", dit Thomas quelques jours avant de mourir, ramené par le frère dans la maison de l'enfance.
Les dédicaces d'auteurs de Radio France
LA DEDICACE DE L'AUTEUR : "Son frère" est un roman, pas un récit. Vrai, j'ai tout inventé. Je dis cela d'emblée afin que la compassion me soit refusée. Je n'ai pas voulu que les lecteurs s'associent à ma tristesse présumée : j'ai voulu qu'ils ressentent, physiquement, la douleur de l'agonisant, qu'ils s'approchent au plus près de la dégénérescence d'un corps, qu'ils entendent les coups de butoir de la maladie. "Son frère" raconte une agonie dans le soleil, dans l'été qui s'en va. II hésite entre l'ombre et la lumière. "Son frère" raconte aussi une enfance, la relation décisive qu'on a dans l'enfance avec son frère, avant les amis, les amants. II balance entre l'origine et la fin. Ce va-et-vient, c'est celui du ressac, des marées. (Philippe Besson)
01 avril 2007
"Une belle Matinée"
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Mon avis:
C'est un livre sans grand envergure, sans grand intérêt, mais c'est un livre pour les juniors et qui trouvera sans nul doute des appréciations positives auprès du jeune public...une écrivain que je ne connais pas et qui a semble-t-il fait de bien belles choses...j'ai commencé par un livre qui s'adresse aux très jeunes dont je ne fais malheureusement plus partie.
Résumé:
Amsterdam, au XVIIe siècle. Lazare n'a que douze ans mais il travaille déjà dans une auberge. Là, il se lie d'amitié avec un vieil acteur anglais, qui lui communique sa passion du théâtre. En secret, Lazare répète des textes de Shakespeare... jusqu'au jour où une troupe de comédiens de passage lui donne sa chance. C'est peut-être le début d'une nouvelle vie, une vie où il pourra être chaque jour un personnage différent...
Un livre emprunté dans la bibliothèque de ma fille...certains de ses livres sont pourtant de petites merveilles et accroche mon interêt...pas celui là.
Il est temps pour moi de choisir un livre qui me plaise car je commence à être lasse de ces lectures que je lis sans passion....
30 mars 2007
"Le sabotage amoureux"
Mon avis:
Alors je ne sais pas si cela vient de moi, mais je n'ai pas accroché, du tout, ce n'est pas le premier que je lis d'Amélie Nothom, et jusque là, son style, son originalité me plaisait, là je suis restée dehors, j'ai lu, reconnu que c'était elle, son personnage m'a déplue....bon voilà, un peu déçue...
Mot de l'éditeur
Saviez-vous qu'un pays communiste, c'est un pays où il y a des ventilateurs ? que de 1972 à 1975, une guerre mondiale a fait rage dans la cité-ghetto de San Li Tun, à Pékin ? Qu'un vélo est en réalité un cheval ? Que passé la puberté, tout le reste n'est qu'un épilogue ?
Vous l'apprendrez et bien d'autres choses encore, dans ce roman inclassable, épique et drôle, fantastique et tragique, qui nous conte aussi une histoire d'amour authentique, absolu, celui qui peut naître dans un cour de sept ans. Un sabotage amoureux : sabotage, comme sous les sabots d'un cheval qui est un vélo...
Avec ce roman, son deuxième livre, Amélie Nothomb s'est imposée comme un des noms les plus prometteurs de la jeune génération littéraire.
Livre prêté par Cathy
19 mars 2007
"La place" Annie Ernaux
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Mon avis: je me suis ennuyée d'un bout à l'autre du livre, je l'ai lu vite non par intérêt mais par ennui et dans la hâte de passer à un autre livre, j'ai espèré entrer à un moment donné et suis arrivée au bout du livre en me disant qu'heureusement il ne faisait que bien peu de pages....cela ne m'a pas donné envie de lire autre chose d'elle mais j'attends bien sur vos avis et vos coups de coeur la concernant...
Dans son roman La place, Annie Ernaux fait revivre ses souvenirs d'enfance et reconstruit, par la description de ses habitudes et faits l'image de son père, et son amour qui l'attachait à elle. L'auteur raconte sa vie à elle: on la voit grandir, poursuivre ses études, quitter ses parents, se marier, revenir dans sa famille, jusqu'aux derniers jours à Yvetot, quand son père meurt. Le roman s'ouvre sur l'épreuve pratique du Capes que l'auteur passe dans un lycée de Lyon à la Croix-Rousse. Deux mois après, son père meurt et avant d'obtenir son premier poste de professeur de français "titulaire", elle prend la décision d'écrire "au sujet de son père, de sa vie". Nous sommes en 1967; rien de nouveau pendant les quinze ans qui séparent cette décision, jusqu'en novembre 1982.Dans des passages-clefs, elle décrit une position privilégiée, la vie de ses parents à Lillebonne, surtout celle du père et les conséquences directes de la mort de ce dernier. Elle raconte d'une part le souvenir des scènes auxquelles elle a assisté, les gestes qu'elle a observés, et d'autre part sa perception intérieure de la situation, perception elle-même dédoublée, puisqu'elle fut un temps en accord avec cette mentalité bourgeoise, puis en révolte ouverte contre elle. Sont décrites l'agonie et la mort du père ainsi que les déceptions de l'enseignante
09 mars 2007
"84 charing cross road" helene Hanff

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6ème livre lu de ce challenge 2007 "84 charing cross road"
Mon avis :
J’ai dévoré ce livre, je ne savais plus si j’étais l’une des personnes qui écrivaient les lettres, si j’avais ouvert une malle pleine de lettres dont je découvrais le contenu. Pour les amoureux des livres un petit régal…j’aimerais voir le film, j’ai un peu de mal à imaginer ce livre en image, mais les personnages sont si attachants, la librairie un lieu que l’on a tant envie de découvrir, que je vais faire en sorte de le trouver…je vous conseille en attendant, vivement le livre.
En résumé
Pendant vingt ans, une New-Yorkaise fauchée a entretenu une correspondance avec son libraire londonien. Ses lettres, libres, émouvantes et inattendues, ont déjà conquis Anglais et Américains.
Un autre avis
Voici une correspondance entre une lectrice et sa librairie au-delà de l'Atlantique. Vous assisterez dans 84, Charing Cross à un échange d'ouvrages, de passion de lecture, entre amis qui ne se connaissent que par leurs lettres, ils échangent même de la nourriture ! Et pour nous : un bonheur épistolaire ! Sonia - Fnac Parinor
La revue de presse de Radio France
Cette correspondance authentique entre une dame de New York, un peu givrée, et un libraire de Londres, très comme il faut, se dévore comme le meilleur des romans... d'amour. Si l'on vous annonce que l'héroïne de cette passion explosive n'est autre que miss Littérature elle-même, ce n'est guère pour gâcher le suspense mais pour vous convaincre d'y plonger à votre tour ... Au fil de son écriture déchaînée, Helene Hanff se révèle exubérante, irrévérencieuse, coquine. Sur la littérature (ce sujet si sérieux), elle n'emploie guère de termes condescendants, corrects. Parfois, presque paillarde, elle donne même à la critique littéraire un souffle trop rare. Souvent, elle explose comme une gamine : "J'adore les dédicaces sur les pages de garde et les notes dans les marges, j'aime ce sentiment de camaraderie qu'on éprouve à lire les passages sur lesquels quelqu'un, disparu depuis longtemps, attire son attention." La correspondance s'achève en 1969, à la mort de Frank Doel. Ce Frankie 'so british' que Helene Hanff apostrophait presque amoureusement.
Livre conseillé Par Jean-Marc Neveu. Merci
21 février 2007
"Extrèmement fort et incroyablement près" Jonathan Safran Foer
Mon opinion: ![]()
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Extrèmement et incroyablement!!! Ce n'est surement pas un monument, mais quel talent...c'est un livre surprenant, presque une oeuvre d'art, on le lit et on ne s'en lasse, on le feuillette et on se demande ce que l'auteur va bien encore trouver comme nouveauté pour nous éblouir. Une Amie me l'a conseillé, je me suis empressée de me l'offrir et je vous conseille vivement de ne pas vous en priver. Ce petit garçon tellement attachant que je n'ai pas quitté un seul instant, le tenant par la main et même par moment le prenant dans mes bras pour partager avec lui ses peines et tout le reste...Passionnant! Vraiment....
En résumé
Après le choc de Tout est illuminé (éditions de l’Olivier, 2003), cet étonnant objet littéraire et typographique explore à nouveau, mais sur un autre registre, les chemins d’une mémoire à jamais perdue.
Un autre avis
À neuf ans, Oskar Schell trouve extrêmement difficile de faire certaines choses, prendre une douche, ou l’ascenseur. Les ponts suspendus, les germes, les avions, les feus d’artifice, les Arabes dans le métro ou au restaurant, dans les cafés ou dans tout autre lieu public, mais aussi les échafaudages, les plaques d’égout, les sacs sans propriétaire, les chaussures, les gens à moustache, la fumée, les nœuds, les gratte-ciel et les turbans provoquent en lui une véritable panique. « Une grande partie du temps j’avais l’impression d’être au milieu d’un immense océan noir, ou au cœur de l’espace, mais pas de la façon qui aurait été passionnante. Simplement tout était incroyablement, loin de moi. C’était pire la nuit. »
Lorsqu’il trouve une clé dans le vase du dressing de son père un an après la mort de ce dernier dans les attentats du 11-Septembre, Oskar se met en tête de découvrir la serrure à laquelle elle correspond ainsi que la signification du mot « Black » écrit au dos d’une enveloppe. Va-t-il enfin résoudre le mystère de la disparition de son père ? Il décide de rencontrer toutes les personnes qui s’appellent Black à New York, soit deux cent seize foyers. Sa quête lui révélera l’histoire de sa famille…
Intelligence de la pensée et splendeur de la forme, telles sont les qualités maîtresses de ce livre. Œuvre comique, déchirante, terrible de vérité, Extrêmement fort et incroyablement près constitue un classique sans rival de la littérature américaine de « l’après-11-Septembre ».
Le matin du 11 septembre 2001, Oskar a dû rentrer chez lui d’urgence. Sur le répondeur, il a trouvé cinq messages laissés par son papa, entre 8 h 52 et 10 h 04. Le petit garçon a pensé s’enfuir et ne plus jamais parler à personne, il a pensé se précipiter en bas de Manhattan pour voir s’il ne pouvait pas encore le secourir à lui tout seul. Finalement, il n’a rien fait, il a juste caché le répondeur. Un an après, Oskar cherche l’oubli dans une longue quête à travers New York, dont il ne semble pas pressé de connaître l’issue. Le prétexte, c’est une clef trouvée dans un dressing, un dressing qui « sent encore comme quand il se rasait ». Trouver ce qu’ouvre cette clef devient « la raison d’être suprême » d’Oskar. En chemin, il trouvera beaucoup d’adultes un peu mystérieux, un peu perdus, tristes eux aussi. Le deuxième roman de Jonathan Safran Foer est un magnifique hommage à ces corps que l’on a vus tomber des tours. C’est aussi l’une des plus belles déclarations d’amour jamais écrites d’un petit garçon de neuf ans à son père.
Epok, l'Hebdo de la Fnac.
Mot de l'éditeur
Oskar Schell a neuf ans. Il est : inventeur, entomologiste amateur, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome amateur, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de souvenirs des Beatles. Un an après la mort de son père dans les attentats du 11 septembre, Oskar trouve une clé. Persuadé qu'elle résoudra le mystère de la disparition de son père, il part à la recherche de la serrure qui lui correspond. Sa quête le mènera aux quatre coins de New York où il pénétrera les vies d'inconnus et découvrira l'histoire de sa famille. Dans le sillon de ce gamin surdoué, ultra sensible et d'une inventivité presque maladive, se dévoile une ville qui, un an après les attentats des Twin Towers, panse ses plaies et recèle bien des trésors. Tandis qu'en filigrane se dessine le récit de la famille d'Oskar, érigeant l'Histoire en écho à nos tragédies contemporaines
Livre conseillé par Lou
31 janvier 2007
"Se résoudre aux adieux" Philippe Besson

Mon opinion: ![]()
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J'ai commencé ce livre hier au soir et seule l'heure trop avancée, m'a fait le refermer et ne le terminer qu'à l'instant. Je n'ai jamais rien lu de cet auteur, et je ne sais donc pas comment sont ses autres livres, mais celui-ci est véritablement un délice, et je me demande comment un homme peut s'approprier, l'âme, les sentiments, les ressentis, à ce point, d'une femme...Pour ne rien vous cacher, je me suis munie d'un stabilo, et j'ai surligné toutes les phrases qui me parlaient tant, que j'aurais pu écrire (façon de parler), une petite voix féminine a du lui souffler...
C'est aussi le talent de l'écrivain et je lui tire ma révérence car franchement c'est une belle réussite même si tout au long du livre, cette souffrance nous envahit, réveille en nous des souvenirs...
Inutile de vous le dire, cela semble aller de soi je vous le recommande et je compte sur vous pour me parler des autres livres de cet écrivain.
Sans vouloir dévoiler la fin de l'ouvrage, on reprend son souffle et cela fait du bien.
Le résumé:
" Je me perds facilement dans cette ville rongée par la mer, au long de ruelles dont je ne mémorise pas les noms. Si tu me voyais errer au milieu des ruines, tu ne me reconnaîtrais pas." De Cuba, d'Amérique ou d'Italie, une femme écrit à l'homme qu'elle aime et qui l'a quittée. Mais ses lettres restent en souffrance.
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