21 janvier 1998

« Va où ton coeur te porte » de Susana Tamaro

9782266127318

Un titre qui appelait à la lecture. 

Une lecture simple, une écriture simple, des idées très intéressantes qui correspondent à ma recherche actuelle. 

Comment croire au hasard, quand un livre comme celui ci ce met sur votre route. 

La connaissance de soi, vaste programme, unique combat pour réussir sa vie pour connaître les autres et leur apporter le meilleur de soi. 

"Pour avancer dans la vie se connaître." Gnosei seanton: « connais-toi toi même » Socrate.

En résumé

"Tu es partie depuis deux mois et depuis deux mois, à part une carte postale dans laquelle tu m’informais que tu es toujours vivante, je suis sans nouvelles de toi."

Mot de l'éditeur

Seule dans sa maison battue par les vents d'hiver, une vieille femme qui n'a plus que quelques mois à vivre écrit à sa petite-fille. Avant de disparaître, elle souhaite resserrer les liens distendus par les aléas de l'existence. Pour cela, elle n'a que des mots. Des mots d'amour, ou des mots qui l'entraînent à évoquer sa propre vie. Elle raconte sans pudeur ni complaisance son enfance solitaire, son mariage de raison, la mort tragique de sa fille et parle pour la première fois du seul homme qu'elle ait aimé. Quinze lettres pour crier haut et fort à la jeune génération qu'il faut faire confiance au destin et écouter son coeur...

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"Le Monde de Sophie" Jostein Gaarder

9782020550765

J'ai aimé, eu la sensation de revoir mon cours de philo et regretter de ne pas en avoir fait plus et plus tard. On peut lui reprocher de tout survoler, et je suppose que les profs de philo pensent ainsi, mais il met à la portée de tous quelques grands penseurs et l'envie quand on les connait ou connait assez peu d'aller les voir de plus près. Une belle réussite et un gros travail.

En résumé

« Qui es-tu ? », « D’où vient le monde? » D’une façon insolite, Sophie s’initie au questionnement métaphysique. L’histoire de la philosophie à travers le quotidien d’une adolescente.

Mot de l'éditeur

" Qu'est-ce qu'il y a de plus important dans la vie ?
Tous les hommes ont évidemment besoin de nourriture. Et aussi d'amour et de tendresse. Mais il y a autre chose dont nous avons tous besoin : c'est de savoir qui nous sommes et pourquoi nous vivons. "

Lu du même auteur:

9782020374293 "Le mystère de la patience", on a aimé "le monde de sophie" on aime ce livre aussi, ce fût mon cas, de la philo sans prise de tête:-)

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"Les mots pour le dire" Marie Cardinal

9782253015598Lu il y a très longtemps je me souviens que ce livre m'avait marqué et ne m'avait pas laissé indifférente. Il me parlait, me parlait trop....

Mot de l'éditeur

La jeune femme que nous découvrons dans Les mots pour le dire est un être physiquement et moralement désemparé, au bord de la folie. Jusqu'au jour où elle se décide à confier son destin à un psychanalyste. Il s'agit ici d'un cas vécu, particulièrement pénible. Fasciné, le lecteur subit la puissance de ce livre où se manifestent le tempérament d'une femme et le talent d'un écrivain. Cet ouvrage a obtenu le Prix Littré 1976

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Stefan Zweig

9782253132653   Que puis je en dire si ce n'est que du bien.

J'aime tout, tous ses livres, son écriture, son style, ses personnages, ses sujets, sa sensibilité. Alors je vais m'atarder un peu sur lui.

Biographie

Stefan Zweig est né le 28 novembre 1881 à Vienne, en Autriche. Fils d'un riche industriel israélite, il put mener ses études en toute liberté, n'écoutant que son goût qui l'inclinait à la fois vers la littérature, la philosophie et l'histoire. L'atmosphère cosmopolite de la Vienne impériale favorisa chez le jeune Zweig la curiosité du vaste monde, curiosité qui se transforma vite en boulimie, le poussant vers toutes les premières théâtrales, toutes les nouvelles parutions non encore saluées par la critique, toutes les nouvelles formes de culture. Il y fit ses études, et, à 23 ans, fut reçu docteur en philosophie. Il fit ses débuts avec de jolis poèmes où dominait l'influence de Hofmannsthal et de Rilke, dont il parle longuement dans son autobiographie, "Le Monde d'Hier". Parmi ceux-ci, notons "Cordes d'argent"(1900) et "Les Guirlandes Précoces"(1907). Il obtint également le prix de poésie Bauernfeld, une des plus hautes distinctions littéraires de son pays. Zweig publiait alors une plaquette de vers, une traduction des meilleures poésies de Verlaine, et écrivait des nouvelles. Passionné de théâtre, il se mit bientôt à écrire des drames : "Thersite"(1907), "La Maison au bord de la mer"(1911). Mais Stefan Zweig jugeait que "la littérature n'est pas la vie", qu'elle n'est "qu'un moyen d'exaltation de la vie, un moyen d'en saisir le drame de façon plus claire et plus intelligible". Son ambition était alors "de donner à mon existence l'amplitude, la plénitude, la force et la connaissance, aussi de la lier à l'essentiel et à la profondeur des choses". En 1904, il alla à Paris, où il séjourna à plusieurs reprises et se lia d'amitié avec les écrivains de l'Abbaye, Jules Romains en particulier, avec qui, plus tard, il adapterait superbement le "Volpone", que des dizaines de milliers de Parisiens eurent la joie de voir jouer à l'Atelier, et dont le succès n'est pas encore épuisé aujourd'hui. Infatigable voyageur, toujours en quête de nouvelles cultures, il rendit ensuite visite, en Belgique, à Emile Verhaeren (1855-1916), dont il deviendrait l'ami intime, le traducteur et le biographe. Il vécut à Rome, à Florence, où il rencontra Ellen Key(1849-1926), la célèbre authoress suédoise, en Provence, en Espagne, en Afrique. Zweig visita l'Angleterre, parcourut les Etats-Unis, le Canada, Cuba, le Mexique. Il passa un an aux Indes. Ce qui ne l'empêchait pas de poursuivre ses travaux littéraires, sans efforts, pourrait-on penser, puisqu'il dit : "Malgré la meilleure volonté, je ne me rappelle pas avoir travaillé durant cette période. Mais cela est contredit par les faits, car j'ai écrit plusieurs livres, des pièces de théâtre qui ont été jouées sur presque toutes les scènes d'Allemagne et aussi à l'étranger...". Les multiples voyages de Zweig devaient forcément développer en lui l'amour que dès son adolescence il ressentait pour les lettres étrangères, et surtout pour les lettres françaises. Cet amour, qui se transforma par la suite en un véritable culte, il le manifesta par des traductions remarquables de Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, de son ami Verhaeren, dont il fit connaître en Europe centrale les vers puissants et les pièces de théâtre, de Suarès, de Romain Rolland, sur qui il fut l'un des premiers, sinon le premier, à attirer l'attention des pays de langue allemande et qui eut sur lui une influence morale considérable. Lorsque éclata la 1ère Guerre Mondiale, Zweig, comme son ami Romain Rolland en France, ne put se résigner à sacrifier aux nationalismes déchaînés la réalité supérieure de la culture par-dessus les frontières. Ardent pacifiste, il fut profondément marqué, ulcéré par cette guerre ; non seulement, sur le coup, elle lui inspira de violentes protestations ("Jérémie", 1916), et même plus tard, comme dans "Ivresse de la Métamorphose", qui ne fut écrit que bien après, vers 1930(pour la première partie) et 1938(pour la seconde, qui elle surtout incriminait la guerre), mais c'est cette guerre qui fut à l'origine de ce souci constant de n'être pas dupe des valeurs morales factices d'une société en décadence, qu'on retrouvera dans toutes ses nouvelles. Il explique d'ailleurs tout cela avec ferveur dans "Le Monde d'Hier". Zweig fut toute sa vie un personnage socialement assez bizarre, souvent tenté par le nihilisme. Vers 1915, il se maria avec Friederike von Winternitz. Il quitta Vienne en 1919 et vint s'installer à Salzbourg, d'où il écrivit beaucoup de ses nouvelles les plus célèbres, telles "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme", "Amok", "La Confusion des Sentiments", "La Peur"... En moins de dix ans, Zweig, qui naguère n'avait considéré le travail "que comme un simple rayon de la vie, comme quelque chose de secondaire", publiait une dizaine de nouvelles - la nouvelle allemande a souvent l'importance d'un de nos romans - autant d'essais écrits en une langue puissante sur Dostoïevski, Tolstoï, Nietzsche, Freud - dont il était l'intime - Stendhal, etc... qui témoignent de la plus vaste des cultures. Puis suivit la série de ses écrits biographiques, où il acquit d'emblée une certaine autorité avec son "Fouché". Mais hélas ! Hitler et ses nazis s'étaient emparés du pouvoir en Allemagne, et les violences contre les réfractaires s'y multipliaient. Bientôt l'Autriche, déjà à demi nazifiée, serait envahie. Dès 1933, à Munich et dans d'autres villes, les livres du "juif" Zweig étaient brûlés en autodafé. Zweig voyait avec désespoir revenir les mêmes forces brutales et destructrices que lors de la 1ère Guerre Mondiale, sous la forme, pire encore, du nazisme. En 1934, il partit en Angleterre, à Bath. Ce départ suscite d'ailleurs bien des polémiques chez les biographes de Stefan Zweig; certains soutiennent l'hypothèse très plausible qu'il partit en exil devant l'imminence de la guerre et la montée de l'antisémitisme, tandis que d'autres affirment qu'il est simplement parti approfondir sa recherche sur Marie Stuart, dont il écrivait la biographie. En 1938, il divorça de Friederike, avec qui il garda tout de même des liens d'amitié étroits. Il se remaria ensuite avec une jeune secrétaire anglaise, Charlotte Lotte Elizabeth Altmann, qui peu après tombera gravement malade. Mais depuis l'abandon de sa demeure salzbourgeoise son âme inquiète ne lui laissait plus de repos. Il parcourt de nouveau l'Amérique du Nord, se rend au Brésil, fait de courts séjours en France, en Autriche, où les nazis tourmentent sa mère qui se meurt... Et la guerre éclate. Déjà en 1940, lorsqu'il préparait une conférence sur sa Vienne tant aimée, il avoua à Alzir Hella - ami intime, qui plus tard traduisit nombre de ses oeuvres en français - "Vous serez battus". Zweig voit répandues sur l'Europe les ténèbres épaisses qu'il appréhendait tant. Il quitte définitivement l'Angleterre et gagne les Etats-Unis, où il pense se fixer. Las ! L'inquiétude morale qui le ronge a sapé en lui toute stabilité. Le 15 août 1941, il s'embarque pour le Brésil et s'établit à Pétropolis où il espère encore trouver la paix de l'esprit. En vain. Le 22 février 1942, Stefan Zweig rédige le message d'adieu suivant :

"Avant de quitter la vie de ma propre volonté et avec ma lucidité, j'éprouve le besoin de remplir un dernier devoir : adresser de profonds remerciements au Brésil, ce merveilleux pays qui m'a procuré, ainsi qu'à mon travail, un repos si amical et si hospitalier. De jour en jour, j'ai appris à l'aimer davantage et nulle part ailleurs je n'aurais préféré édifier une nouvelle existence, maintenant que le monde de mon langage a disparu pour moi et que ma patrie spirituelle, l'Europe, s'est détruite elle-même.

Mais à soixante ans passés il faudrait avoir des forces particulières pour recommencer sa vie de fond en comble. Et les miennes sont épuisées par les longues années d'errance. Aussi, je pense qu'il vaut mieux mettre fin à temps, et la tête haute, à une existence où le travail intellectuel a toujours été la joie la plus pure et la liberté individuelle le bien suprême de ce monde.

Je salue tous mes amis. Puissent-ils voir encore l'aurore après la longue nuit ! Moi je suis trop impatient, je pars avant eux."

Stefan Zweig, Pétropolis, 22-2-42

Le lendemain, Stefan Zweig n'était plus. Pour se soustraire à la vie, il avait ingéré des médicaments, suicide sans brutalité qui répondait parfaitement à sa nature. Sa femme l'avait suivi dans la mort.

Une partie de son oeuvre:

Romans
9782246087151La Pitié dangereuse - Grasset - Paris - 1983

Mot de l'éditeur

C'est l'histoire d'un jeune officier de cavalerie ému par la paralysie d'une jeune femme. Par pitié, il multiplie ses visites, alors qu'Edith a de plus en plus de mal à cacher l'amour que lui inspire le beau soldat.

9782253095286Clarissa - Belfond - Paris - 1992

Une oeuvre testamentaire où Zweig de façon poignante livre son idéal humaniste et son désespoir.

Nouvelles

9782253061434 La Confusion des sentiments - Stock - paris - 1980

Mot de l'éditeur

Au soir de sa vie, un vieux professeur se souvient de l'aventure qui, plus que les honneurs et la réussite de sa carrière, a marqué sa vie. A dix-neuf ans, il a été fasciné par la personnalité d'un de ses professeurs ; l'admiration et la recherche inconsciente d'un Père font alors naître en lui un sentiment mêlé d'idolâtrie, de soumission et d'un amour presque morbide.

Freud a salué la finesse et la vérité avec laquelle l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs restituait le trouble d'une passion et le malaise qu'elle engendre chez celui qui en est l'objet.

Paru en 1927, ce récit bref et profond connut un succès fulgurant, en raison de la nouveauté audacieuse du sujet. Il demeure assurément l'un des chefs-d'ouvre du grand écrivain autrichien.

9782253057840 Le Joueur d’échec - Stock - Paris - 1980

Mot de l'éditeur

Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu'antipathique ? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans ? Voilà un mystère que les passagers oisifs de ce paquebot de luxe aimeraient bien percer.
Le narrateur y parviendra. Les circonstances dans lesquelles l'inconnu a acquis cette science sont terribles. Elles nous reportent aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.
Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit le personnage avec une ironie douloureuse, " pourrait servir d'illustration à la charmante époque où nous vivons ".

9782253060222 Vingt-quatre heures de la vie d’une femme - Stock - Paris - 1982

Mot de l'éditeur

Scandale dans une pension de famille " comme il faut ", sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée...

Seul le narrateur tente de comprendre cette " créature sans moralité ", avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive.

Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs, est une de ses plus incontestables réussites.

La Peur - Grasset - Paris - 1983
Destruction d’un coeur - Belfond - paris - 1983
L’Amour d’Erika Gwald - Belfond - Paris - 1990
Un Mariage à Lyon - Belfond - Paris - 1992
Wondrak - Belfond - Paris - 1994

et tant d'autres et tant qu'il me reste à lire.

A consommer sans modération.

Tous ses livres m'ont été offerts par Pierre (le reccueil)

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"Lolita" Vladimir Nabokov

9782070757237Un chef d'oeuvre bouleversant, on lit, on comprend, on reconnait et on n'est transporté par la beauté du texte, on ne sait parfois plus qui séduit, qui dégoute, qui est maitre, lui ou elle, lui l'adulte, elle l'enfant, on croit que l'amour est là, puis on se dit que c'est de la folie, qu'il est fou et qu'il ne peut que la détruire...A lire , cette dérive d'un quiquagénaire amoureux d'une très jeune fille, mi-femme mi-enfant. Sur le thème de la transgression, Nabokov évoque son déracinement et son exil ausi.

En résumé

Les égarements d’Humbert Humbert, intellectuel venu de la Vieille Europe, séduit par une nymphette américaine de 12 ans. À sa sortie, ce roman de la perversité a fait scandale.

Mot de l'éditeur

" Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois reprises, contre les dents. Lo. Lii. Ta.
Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita. "
Lolita a été porté à l'écran par Stanley Kubrick (1962), avec Peter Sellers, Shelley Winters et Sue Lyon, puis par Adrian Lyne (1997), avec Jeremy Irons, Melanie Griffith et Dominique Swain

La revue de presse de Radio France

"Lolita" est un traité d'accouchement sans douleur de la langue. D'une richesse infinie, inépuisable. Ce que Nabokov a suggéré avec une infinie patience : "Cela peut paraître incroyable, mais il est possible que tout le monde ne se souvienne des premières lignes de Lolita... Notez que, pour obtenir l'effet d'une tendresse rêveuse, les "I" et le "t" ainsi que tout le nom d'ailleurs doivent être "ibérisés"." Lolita est donc une traversée de la Joven Dolorès ou de la Petite Douleur ... Nabokov a parfaitement évalué ce qu'il appelle "l'Etat policier du mythe sexuel". Et c'est ici qu'intervient son coup de génie. Il faudrait dire le COUP du GENIE. Dans un article de 1939 consacré au poète Khodassevitch, il écrit, en pensant bien évidemment à lui-même : "En Russie, le génie n'est pas une sauvegarde, en exil il est le seul salut." Le génie n'est pas même une sauvegarde lorsqu'il reste confiné dans la langue maternelle. "Lolita" est le récit d'un matricide en même temps qu'il est celui d'un accouchement. C'est un accouchement sans douleur qui fait mourir en couches sa langue maternelle et naître une langue nouvelle. C'est un passage sans retour qui assure le salut.

A lire aussi

  • "l'enchanteur"

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17 janvier 1998

"Belle du Seigneur" Albert Cohen

9782070404025Un grand classique et un grand livre. Je l'ai lu, il y a....pfff longtemps...20 ans surement, donc je pourrais le relire.

Mais c'est pour moi un livre de référence.

En résumé

« Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d’eux seuls préoccupés, goûtaient l’un à l’autre, soigneux, profonds, perdus. » Spirituel et émouvant, un sommet de la littérature amoureuse.

Mot de l'éditeur

" Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d'eux seuls préoccupés, goûtaient l'un à l'autre, soigneux, profonds, perdus. Béate d'être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur dans ses veines, parfois s'admirant dans les hautes glaces des murs, élégante, émouvante exceptionnelle femme aimée parfois reculant la tête pour mieux le voir qui lui murmurait des merveilles point toujours comprises, car elle le regardait trop, mais toujours de toute son âme approuvées, qui lui murmurait qu'ils étaient amoureux, et elle avait alors un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c'était cela, amoureux, et il lui murmurait qu'il se mourait de baiser et bénir les longs cils recourbés, mais non pas ici, plus tard, lorsqu'ils seraient seuls, et alors elle murmurait qu'ils avaient toute la vie, et soudain elle avait peur de lui avoir déplu, trop sûre d'elle, mais non, ô bonheur, il lui souriait et contre lui la gardait et murmurait que tous les soirs, oui, tous les soirs ils se verraient ".

Ariane devant son seigneur, son maître, son aimé Solal, tous deux entourés d'une foule de comparses : ce roman n'est rien de moins que le chef-d'œuvre de la littérature amoureuse de notre époque.

D'autres livres du même auteur que j'ai lus et aimés:

  • "Le livre de ma mère" (ma préférence)
  • "Mangeclous"

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16 janvier 1998

Une mort très douce...

9782070361373 Simone de Beauvoir, j'adore, une grande dame, une écrivain hors de toute comparaison.

Extrait:

La journée du mardi se passa bien. La nuit, maman fit des cauchemars. "On me met dans une boite", disait-elle à ma soeur. "Je suis là, mais je suis dans une boite. Je suis moi, et ce n'est pas moi. Des hommes emportent la boite!". Longtemps Poupette a gardé la main posée sur son front: "Je te promets. Ils ne te mettront pas dans la boite." Elle a réclamé un supplément d'Equanille. Sauvée enfin de ses visions, maman l'a interrogée: "Mais qu'est-ce-que ça veut dire, cette boite, ces hommes? Ce sont des souvenirs de ton opération ; des infirmiers t'emportent sur un brancard." Maman s'est endormie.

Elle donne dans ce livre le meilleur d'elle même, un côté secret qu'elle partage, en douceur et en douleur, beaucoup de tendresse et de sensibilité.

A lire aussi:

  • L'invitée

  • Le sang des autres

  • tous les hommes sont mortels

  • les belles images

  • la femme rompue

  • le deuxième sexe ( pas simple  lire)

  • la force de l'age

  • la force des choses

  • la cérémonie des adieux

Et tant d'autres que je n'ai encore lu...

Mais franchement j'aime, je crois que j'aime la lecture, mais lire une femme, et une femme comme elle, c'est un délice...

Posté par Photaurore à 09:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 janvier 1998

Pour moi un chef d'oeuvre!

9782253044901je l'ai lu il y a une quinzaine d'année, je l'avais tout simplement trouvé sublime, un livre qui met en éveil tous nos sens et surtout notre sens olfactif........on a l'impression de tout sentir, page après page, je me suis empressée d'aller voir le film à sa sortie, pas trop déçue sauf à la fin peut-être...mais rien ne vaut un Livre, un excellent Livre...

En résumé 

Dans la France du XVIIIe siècle, l’histoire abominable et drolatique de Jean-Baptiste Grenouille, né sans odeur mais doté d’un flair infaillible. Un tour de force littéraire et un best-seller mondial.

Un avis

Qu’un roman historique parvienne à reconstituer une époque à travers son langage, ses costumes, ses habitudes alimentaires, c’est impressionnant, mais qu’il réussisse en plus à faire revivre un univers olfactif, jamais une telle gageure n’avait été tentée. À travers l’histoire passionnante de Jean-Baptiste Grenouille, meurtrier doté d’un odorat exceptionnel, c’est tout le XVIIIe siècle français qui ressurgit miraculeusement préservé, des parfumeries de Grasse (l’auteur a fait ses études à Aix-en-Provence) à la puanteur des bas-fonds de Paris. Monstre et génie, rêvant de dominer le monde et d’égaler Dieu grâce à son don si particulier et à son absence totale de scrupules, le personnage de Grenouille est inoubliable, entraînant le lecteur par le bout du nez dans des tribulations surprenantes et drôlatiques jusqu’à une chute plutôt inattendue. Ce premier roman a été, dès sa parution, un succès mondial.

Mot de l'éditeur 

Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s'appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre qui lui n'aurait pas survécu. Mais Grenouille n'avait besoin que d'un minimum de nourriture et de vêtements et son âme n'avait besoin de rien. Or, ce monstre de Grenouille, car il s'agissait bien d'un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout puissant de l'univers, car " qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le cœur des hommes ".
C'est son histoire, abominable... et drolatique qui nous est racontée dans Le Parfum, un roman qui, dès sa parution, eut un succès extraordinaire et est devenu très vite un best-seller mondial.

A vue de nez, un chef-d'œuvre.
Bernard Pivot.

Ici, chaque page sent, on n'a jamais lu ça. Odeur de fleurs, de tourbe et de sanie, tout est mêlé, avec une extraordinaire virtuosité...
Sylvie Genevoix, Madame Figaro.

D'autres livres du même auteur à lire sans aucune hésitation:

  • "Un combat et autres récits"

  • "Le pigeon"

  • "La contrebasse"

Posté par Photaurore à 14:07 - - Commentaires [3] - Permalien [#]