22 août 2009

"Chaos Calme" de Sandro Veronesi...

chaos_calme       Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767

Chaos calme

Après avoir sauvé une femme de la noyade, Pietro Palladini apprend que la sienne vient de mourir. Incapable d’extérioriser sa peine, il se terre dans sa voiture des journées entières, posté devant l’école de sa fille. Peu à peu, les gens viennent lui confier leurs malheurs. Dans ce magnifique roman sur le deuil, porté par une écriture à la fois sobre et incroyablement dense, Sandro Veronesi nous parle d’un sujet universel, celui de la renaissance à la vie. Ou comment se réapproprier sa place d’homme parmi les hommes.

Le Mot de l'éditeur :

Prix Fémina roman étranger 2008

Prix Méditerranée étranger 2008

Pietro Palladini est immobile, Dans l'œil du cyclone.
Il ne sort plus de sa voiture, garée au bas de l'école de sa fille à Milan. Ce quadragénaire séduisant que la vie avait épargné vient de perdre sa femme, Lara. Il attend de souffrir, mais ce n'est pas si facile de ressentir la perte. Les amis et les anonymes viennent lui parler, l'étreindre, partager ce temps suspendu, ce " chaos calme " où il se réfugie désormais. Une jolie fille qui promène son chien, les collègues de travail à la veille d'une fusion financière sans précédent, un frère fumeur d'opium, une belle-sœur qui se dénude en pleine crise de nerfs, une milliardaire érotisée, tous perdent à un moment leur calme, leur dignité, leurs masques.
Tous renoncent à la comédie sociale. Sur cette situation digne d'un Beckett loufoque. Sandre Veronesi construit un roman polyphonique, livre de la maturité, émouvant, ample, magistralement tissé : le mélange de l'intime dans ce qu'il a de plus vibrant et du réel dans ce qu'il a de plus dérangeant.

QQ réflexions autour de ce livre, que je vous livre=)

.Ou comment donner du temps au temps et se rapprocher de l'essentiel...

La vie faite de parenthèses, cesser la course infernale du faire et du non être, s'accorder d'être spectateur et non acteur, par besoin, par obligation, pour sa survie, acccepter de ne plus pouvoir être dans le semblant et uniquement dans le ressenti...

J'ai aimé ce livre.

Il m'a été conseillée par Jean-Paul et je l'ai lu à L'ile Maurice

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08 juin 2008

La Rêveuse D'Ostende d'Eric-Emmanuel Schmitt

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Résumé:

Pour guérir d'une rupture sentimentale, un homme se réfugie à Ostende, ville endormie face à la mer du Nord. Sa logeuse, Anna van A., une femme solitaire vivant parmi ses livres et ses souvenirs, va le surprendre en lui racontant l'étrange histoire de sa vie, où se conjuguent l'amour le plus passionné et un érotisme baroque. Le récit s'avère si surprenant que l'homme, doutant de sa véracité, va enquêter pour déterminer ce qui tient de la réalité ou du fantasme...A-t-il affaire à une superbe mystificatrice ou à une femme unique ? Jusqu'à la fin, il ira de découvertes en découvertes.
Cinq histoires qui montrent le pouvoir de l'imagination dans nos existences. Cinq histoires - La rêveuse d'Ostende, Crime parfait, La Guérison, Les mauvaises lectures et La Femme au bouquet- suggérant que le rêve est la véritable trame qui constitue l'étoffe de nos jours.

Après avoir lu de cet écrivain bon nombre de ses livres, "la secte des égoistes", "l'évangile selon pilate", "la part de l'autre", "lorsque j'étais une oeuvre d'art", "Odette toulemonde et autres histoires", "oscar et la dame rose" (vu au théatre également), "ma vie avec Mozart", "le visiteur" (vu au théatre également), "variations énigmatiques (vu au théatre également), je ne peux pas vous dire que je n'apprécie pas son écriture, il s'exerce dans tous les styles et y parvient avec brio selon moi, c'est toujours profond et intelligent. Alors je n'en m'en lasse pas. Dans celui ci, je regrette toutefois, qu'il n'est pas eu envie de nous emmener encore plus loin, chaque histoire me semble courte, trop courte, mais ce fut toutefois un agréable moment.

Livre trouvé dans mes errances au Verger des Muses.

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19 mai 2008

L'Adolescence par Philippe Jeammet

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Fondamentalement, l'adolescence est la période de tous les changements: ente la puberté, les premiers amours, les relations familiales en mutation, une perception de l'avenir encore floue...il n'est pas toujours facile de garder le cap!

A travers les questins le plus souvent posées en consultation, P.Jeammet est prof en phychatrie, celui ci donne aux arents comme aux adolescents les clés qui les aideront à mieux comprendre et amnalyser cette période de doute et de quête, pour avoir enfin les bonnes réponses au bon moment et apprendre à franchir ensemble cette difficile étape, ou du moins tenter de la vivre le mieux possible avec le plus de connaissances possibles, si cela est possible :)

Un livre à lire, qui permet de comprendre nos adolescents, et aussi de retrouver cet adolescent que nous avons été et que nous n'avons pas toujours compris.

Un livre conseillé par Abir.

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12 février 2008

Philippe Besson "Un homme accidentel"

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Mon opinion:

Ça se lit, ça se lit bien...cependant, je suis toujours à la recherche dans les livres de Besson de ce que j'ai pu ressentir dans "se résoudre aux adieux", et en dehors de quelques passages où il traduit la violence de l'attirance entre ses 2 personnages, je ne retrouve pas la force de ce roman(se resoudre aux adieux).

En résumé:

A los Angeles, ville mythique et dangereuse, une intrigue criminelle peut parfois devenir une intrigue amoureuse.

Mot de l'éditeur

Philippe Besson détourne les codes du « polar » pour traquer la violence des sentiments entre deux êtres que tout sépare.
L’un est un inspecteur de police de Los Angeles, sans histoires. L’autre est la nouvelle coqueluche d’Hollywood, celui dont les tabloïds du monde entier s’arrachent les photos. A priori, ces deux hommes n’auraient jamais dû se rencontrer. S’il n’y avait eu l’assassinat d’un jeune prostitué dans un des quartiers les plus riches de L.A… Alors que deux mondes opposés se télescopent dans un jeu de cache-cache mêlé de fascination et de faux-semblants, l’enquête révèle bien plus que l’identité du coupable.

À l’intrigue criminelle se greffe le récit d’un amour imprévu et fulgurant, où le désir conduit à franchir des frontières dangereuses.
Derrière le cliché d’une existence bien rangée, ou celui des paillettes et du glamour, se cachent la vulnérabilité et la solitude de deux hommes. Aucun n’avait prévu l’attirance incontrôlable qui les pousse soudain l’un vers l’autre. Comment ces deux hommes, icônes d’une certaine Amérique et symboles de la virilité, vont-ils faire face à l’inédit ? Et combien de temps un amour, même absolu, peut-il se maintenir en marge de la morale et des lois ?

Besson rend hommage aux films hollywoodiens en multipliant les références visuelles. Jamais son style n’a été plus cinématographique.
Tantôt roman noir, tantôt road movie, ce récit est aussi celui d’une ville mythique, Los Angeles, où l’omniprésente lumière californienne irradie tout, des rues aux villas de stars, en passant par les motels de Venice Beach et les rivages du Pacifique. Cette lumière vengeresse semble n’avoir qu’un seul but : révéler la face cachée d’Hollywood et le mensonge des apparences. Besson joue les contrastes : d’un côté la noirceur des secrets enfouis et d’un crime nocturne. De l’autre, la révélation de l’amour, qui transcende les personnages et les confronte à leur vérité nue.

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Alain Badiou "De quoi Sarkozy est-il le nom?"

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Mon Opinion:

Je ne connaissais pas cet écrivain-philosophe.

Je suis tombée par hasard sur l'émission de Frédéric Taddei sur europe 1. N'ayant pas entendu l'ntégralité de cet émission, je l'ai parcourue dans son ensemble, sur le net par la suite, vous pouvez faire de même en cliquant sur le lien.

J'ai de suite été interessée par le sujet, la pertinence des propos d'Alain Badiou, la pertinence et l'intelligence.

Bref, j'ai cherché ce livre, avec grand interet, et il m'a fallu de la patience, car c'est un petit éditeur et il était introuvable dans les magasins style la Fnac et Virgin...rien ne vaut décidemment une vraie librairie ;)

Je l'ai lu sans aucune difficulté et avec délice. Il nous permet de revisiter un certain vocabulaire qui a été modifié avec le temps (démocratie, communisme...), c'est une photographie de notre société très réaliste et bien loin d'une certaine idéologie.

Je vous le conseille, quelque soit vos idées politiques...Il peut sans doute exaspérer certains, j'en conviens, il peut séduire bon nombre...

Comme il est rassurant de savoir que des personnes pensent ainsi....

En résumé

Les détracteurs du « gouvernement Sarkozy » devront s’y résoudre : ce n’est pas plus dans l’examen de la personnalité de son « chef » que dans le compte des ralliements qu’il suscite qu’ils trouveront le moyen d’en précipiter la chute.
Le philosophe Alain Badiou pose que, face à la brutalité (historiquement inscrite et idéologiquement fondée) des lois actuelles, la gauche ne peut qu’assumer à son tour l’héritage de ses valeurs essentielles, celles que le gouvernement et ses amis se plaisent à désigner comme obsolètes, irresponsables, ou même dangereuses. Ce n’est qu’ainsi qu’une véritable politique d’émancipation pourra à nouveau émerger.

Mot de l'éditeur

« Entre nous, ce n’est pas parce qu’un président est élu que, pour des gens d’expérience comme nous, il se passe quelque chose. » C’est dans ces termes – souverains – qu’Alain Badiou commente, auprès de son auditoire de l’École normale supérieure, les résultats d’une élection qui désorientent passablement celui-ci, s’ils ne le découragent pas.
Autrement dit, une élection même présidentielle n’est plus en mesure de faire que quelque chose se passe – de constituer un événement (tout au plus une « circonstance », selon la qualification donnée par cette série de livres) ; Badiou reste ferme quant au soupçon qu’il y a lieu de porter sur l’opération démocratique du suffrage électoral (Voir Circonstances 1). Mais, clairement, il tient à dire ceci aussi : même l’élection de Sarkozy au poste de président de

la République

, pour inquiétante ou décourageante qu’elle soit, n’est pas de taille à permettre qu’on dise que quelque chose s’est passé, a fortiori qu’un événement est survenu. « Oui, continue-t-il, je pense que Sarkozy à lui seul ne saurait vous déprimer. Donc, ce qui vous déprime, c’est ce dont Sarkozy est le nom. Voilà de quoi nous retenir : la venue de ce dont Sarkozy est le nom, vous la ressentez comme un coup que cette chose vous porte, la chose probablement immonde dont le petit Sarkozy est le serviteur. »
De quoi Sarkozy est-il le nom ? De quoi tire-t-il son nom ? C’est la question que pose ce livre et à laquelle il répond longuement. Resituant celle-ci dans le courant récent et actuel de la politique européenne et mondiale – un courant puissamment « réactif » comme le dit Badiou. Mais resituant également celle-ci dans une plus vaste périodisation historique, dont le fil conducteur est constitué par les avatars de ce qu’il appelle « l’hypothèse communiste ». Cette hypothèse ne peut-elle plus être faite ? Autrement dit, la faillite éclatante des divers régimes qui s’en sont recommandés (recommandation trompeuse à l’excès) est-elle de nature à faire qu’on ne puisse plus aucunement former le dessein d’une autre forme politique possible pour la démocratie ? Non, répond ici Alain Badiou une nouvelle fois : non seulement elle peut être faite, mais elle le doit.

De quoi Sarkozy est-il le nom ? est sans aucun doute le livre le plus nécessaire qui soit par ce temps, un livre qu’approuveront en grande partie même ceux qui ne l’approuveront pas en totalité. Signe d’une richesse rare dont seuls les grands livres d’intervention sont capables.

Sommaire :
1. Avant les élections
2. Après les élections
3. Huits points, début
4. Le huitième point [« Il y a un seul monde »]
5. Dans ces circonstances, le courage...
6. Le « pétainisme » comme transcendantal de la France
7. L’incorruptible
8. L’hypothèse communiste doit-elle être abandonnée ?

Alain Badiou est l’une des figures majeures de la philosophie française, en France et à l’étranger. Il est aussi celui dont la pensée politique dérange le plus, nourrissant l’intérêt, toujours et l’admiration, souvent, de ceux qui le lisent réellement ; également, la violence polémique de ceux que sa pensée exaspère.

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06 octobre 2007

"Apprendre à s'aimer" de Pierre Pradervand

9782883535343coeur_72....Bon alors là, que dire...ça me concerne et cela doit concerner un certain nombre d'entre vous...

Ce livre, que je viens de prêter, ne devrait jamais quitter ma table de chevet, il me faut absolument en écrire des passages et les coller sur le frigo, et les lire, les relire, sans cesse, pour enfin espèrer les assimiler...

Je le conseille à tous ceux qui recherchent dans l'autre un besoin énorme de reconnaissance, d'amour, parce qu'ils ne parviennent pas eux même à reconnaitre leur qualité, leur valeur...

En fermant ce livre, je me suis dit que j'avais du travail...et en me disant cela, je suis déjà hors sujet...soyez doux avec vous même....

Pour tous ceux qui se sentent concernés, il est à lire.

Il n'est pas prise de tête, il est aisé à lire, un petit coté catho peut-être mais....on se dit que cela doit être possible et on a envie d'essayer de l'appliquer.

Inutile de faire un résumé de ce livre, le titre est un résumé à lui seul.

Ce livre m'a été offert par la personne qui me connait surement le mieux...mon Amie Véronique.

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"La femme du Ve" de Douglas Kennedy

9782714441904 Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767     Il me fallait au moins un livre comme celui là et de cet auteur pour parvenir à mon esprit à se concentrer sur autre chose que mes pensées...

j'ai commencé un bon nombre des livres figurants dans ma liste "challenge" et tous ne sont parvenus à retenir mon attention, à m'entrainer dans la réverie, à m'échapper de mes démons...

Voilà qui est fait...

Merci à D.Kennedy. Beaucoup ont critiqué ce livre et le trouve moins bon...il faut qq pages pour y entrer, mais l'idée est formidable, un sd degré qui me plait bien. Je l'ai dévoré. J'ai aimé le coté captivant du 1er degré, j'ai aimé m'emporter à cette invention fabuleuse, cette interrogation sur la liberté, sur le prix à payer de bien des choses pour en obtenir d'autres, cette sensation étrange de la présence d'une force surnaturelle qui parfois peut nous traverser l'esprit, dans des situations de bonheur, de tristesse, dans l'apparition d'une maladie....et ce problème du choix qui est habillement formulé....

Résumé:

Il y a encore qq mois, H.Ricks était professeur dans une université américaine et menait une vie tranquille avec sa femme et sa fille.

Aujourd'hui, il croit toucher le fond, la passion fait irruption dans sa vie: elle s'appelle Margit, elle est hongroise, et sensuelle. Et très énigmatique: Harry ne devra pas lui poser de questions sur son travail, son passé, sa vie, et ne pourra la voir que 2 fois par semaine, à 17h, dans son appart. du Veme.

Comme envouté, Harry accepte. Mais bientôt se produisent autour de lui d'étranges coincidences...

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24 mai 2007

"Son frère" philippe besson

9782266122948 thumb_images_17_28Très troublée, très touchée, un peu trop troublée, un peu trop troublée...Pourtant je n'ai pas retrouvé cette sensibilité que j'ai rencontrée dans son dernier livre "se résoudre aux adieux", une sensibilité si proche de celle d'une femme, et qui m'avait émue aux larmes...je suis en train d'en lire un autre de lui...j'ai tellement senti la présence d'une femme dans son dernier livre que cela m'avait véritablement perturbée....

En résumé


Un livre fort, juste et limpide, qui se concentrera sur la bouleversante relation entre un condamné à mort et son accompagnateur ultime, témoin de la dégénérescence d'un corps puis de la disparition d'un autre lui-même : son frère.

Un autre avis que le mien

La vie de Thomas bascule le jour où il apprend qu'il est atteint d'une maladie incurable le condamnant à une mort prochaine. Comment dès lors concevoir l'avenir et continuer de dire "oui" aux choses ? La poignée de mois qu'il lui reste à vivre, Thomas va la passer auprès de son frère, Lucas, dans la maison familiale située sur l'île de Ré. Là, en plein cœur de l'été, plutôt que d'attendre fébrilement la venue de la camarde, les deux jeunes hommes tenteront de saisir les derniers plaisirs qui se présentent à eux, malgré l'inéluctable qui obscurcit l'horizon. Un livre fort, juste et limpide, qui se concentrera sur la bouleversante relation entre un condamné à mort et son accompagnateur ultime, témoin de la dégénérescence d'un corps, puis de la disparition d'un autre lui-même : son frère.

Mot de l'éditeur

Une histoire très simple et déchirante. La mort d'un frère.

Un jour, Thomas apprend qu'il est gravement malade et qu'il va probablement mourir. La nouvelle touche en plein cour ce jeune homme si vivant, si amoureux. Comment supporter une telle épreuve ?

Lucas, son frère va l'accompagner pendant ces quelques mois. Ils iront se réfugier dans la maison d'enfance, la maison blanche de l'île de Ré. Non pas pour attendre la mort mais pour vivre intensément chacune des heures qui leur est donnée.

La revue de presse de Radio France

A l'abri des fausses parades, le lecteur se doit d'entrer dans les replis secrets d'un roman dont le titre n'est pas anodin. Pourquoi "Son frère", alors que le récit est à la première personne et semble autobiographique ? L'adjectif possessif est extérieur. Ce sont les autres qui s'empressent de préciser leurs liens de sang, pour détourner dans la légende une relation singulière et subversive, entre enchantement et jalousie. La mère a fait peser sur Lucas l'ombre lourde d'un premier fils, mort à la naissance. Elle a préféré Thomas, né dans le calme d'une paix retrouvée. Les voisins, les amis s'entêtent à déceler chez les deux enfants une gémellité d'apparence qui excuserait l'exclusivité de leur connivence ... Philippe Besson a eu la sagesse de respecter un thème romantique, au risque d'être démodé. Il affronte les pièges de la confession avec sincérité, mais il renouvelle avec talent ce qui pourrait être un conte de fées pour adolescents. Le lecteur est certes confronté aux affres d'une maladie récalcitrante puis mortelle, mais l'évocation constante du bord de mer, où les frères se sont toujours sentis heureux et isolés, garde ses mirages jusqu'à l'ultime tragédie. Ce choix permet d'éviter ''tout pathos. "On ne va pas contre la volonté de l'océan", dit Thomas quelques jours avant de mourir, ramené par le frère dans la maison de l'enfance.

Les dédicaces d'auteurs de Radio France

LA DEDICACE DE L'AUTEUR : "Son frère" est un roman, pas un récit. Vrai, j'ai tout inventé. Je dis cela d'emblée afin que la compassion me soit refusée. Je n'ai pas voulu que les lecteurs s'associent à ma tristesse présumée : j'ai voulu qu'ils ressentent, physiquement, la douleur de l'agonisant, qu'ils s'approchent au plus près de la dégénérescence d'un corps, qu'ils entendent les coups de butoir de la maladie. "Son frère" raconte une agonie dans le soleil, dans l'été qui s'en va. II hésite entre l'ombre et la lumière. "Son frère" raconte aussi une enfance, la relation décisive qu'on a dans l'enfance avec son frère, avant les amis, les amants. II balance entre l'origine et la fin. Ce va-et-vient, c'est celui du ressac, des marées. (Philippe Besson)

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01 avril 2007

"Une belle Matinée"

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Mon avis:

C'est un livre sans grand envergure, sans grand intérêt, mais c'est un livre pour les juniors et qui trouvera sans nul doute des appréciations positives auprès du jeune public...une écrivain que je ne connais pas et qui a semble-t-il fait de bien belles choses...j'ai commencé par un livre qui s'adresse aux très jeunes dont je ne fais malheureusement plus partie.

Résumé:

Amsterdam, au XVIIe siècle. Lazare n'a que douze ans mais il travaille déjà dans une auberge. Là, il se lie d'amitié avec un vieil acteur anglais, qui lui communique sa passion du théâtre. En secret, Lazare répète des textes de Shakespeare... jusqu'au jour où une troupe de comédiens de passage lui donne sa chance. C'est peut-être le début d'une nouvelle vie, une vie où il pourra être chaque jour un personnage différent...

Un livre emprunté dans la bibliothèque de ma fille...certains de ses livres sont pourtant de petites merveilles et accroche mon interêt...pas celui là.

Il est temps pour moi de choisir un livre qui me plaise car je commence à être lasse de ces lectures que je lis sans passion....

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30 mars 2007

"Le sabotage amoureux"

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Mon avis:

Alors je ne sais pas si cela vient de moi, mais je n'ai pas accroché, du tout, ce n'est pas le premier que je lis d'Amélie Nothom, et jusque là, son style, son originalité me plaisait, là je suis restée dehors, j'ai lu, reconnu que c'était elle, son personnage m'a déplue....bon voilà, un peu déçue...

Mot de l'éditeur

Saviez-vous qu'un pays communiste, c'est un pays où il y a des ventilateurs ? que de 1972 à 1975, une guerre mondiale a fait rage dans la cité-ghetto de San Li Tun, à Pékin ? Qu'un vélo est en réalité un cheval ? Que passé la puberté, tout le reste n'est qu'un épilogue ?

Vous l'apprendrez et bien d'autres choses encore, dans ce roman inclassable, épique et drôle, fantastique et tragique, qui nous conte aussi une histoire d'amour authentique, absolu, celui qui peut naître dans un cour de sept ans. Un sabotage amoureux : sabotage, comme sous les sabots d'un cheval qui est un vélo...

Avec ce roman, son deuxième livre, Amélie Nothomb s'est imposée comme un des noms les plus prometteurs de la jeune génération littéraire.

Livre prêté par Cathy

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