13 juin 2015

La vie est facile ne t'inquiète pas d' Agnès Martin Lugand

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Le livre:

« Alors que j’étais inconsolable, il m’avait mise sur le chemin du deuil de mon mari. J’avais fini par me sentir libérée de lui aussi. J’étais prête à m’ouvrir aux autres. »

Depuis son retour d’Irlande, Diane a tourné la page sur son histoire tumultueuse avec Edward, bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l’aide de son ami Félix, elle s’est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire. C’est là, aux Gens…, son havre de paix, qu’elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné et surtout il comprend son refus d’être mère à nouveau. Car Diane sait qu’elle ne se remettra jamais de la perte de sa fille.

Pourtant, un événement inattendu va venir tout bouleverser : les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé, vont s’effondrer les unes après les autres.

Aura-t-elle le courage d’accepter un autre chemin ?

 

Mon avis:

J'ai adoré "les gens heureux lisent et boivent du café", j'ai retrouvé avec bonheur ces personnages, et même si on peut trouver que tout est trop beau, trop prévisible, j'ai adoré et je n'ai pu déccrocher du livre.

J'ai même pleuré toutes les larmes de mon corps quand la déchirure est insoutenable et qu'on ne peut se résigner à ce qu'elle laisse le bonheur lui échapper, car comment savoir...

Je vous le recommande, vraiment, le prochain livre va devoir assurer car il est toujours difficile de passer à un nouveau livre quand on sort d'un livre que l'on a adoré...

Pourquoi ce livre? parce que je vais suivre cette auteure désormais :)

 

voir =) http://lirealaurore.canalblog.com/archives/2014/07/26/30313877.html

              http://lirealaurore.canalblog.com/archives/2014/07/02/30179471.html 


01 juillet 2003

"Face aux ténébres" de Styron

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  • Je le recommande, je l'offre, il me parle, il me parle certes bien trop, mais c'est un merveilleux livre...

     Chronique d'une folie
Bien qu'autobiographique, ce récit ne nous détaille pas la vie de William Styron, mais s'attarde sur un aspect bien précis de son existence : La Dépression, la  Dépression nerveuse, la Dépression Chronique...

Dans "Face aux ténèbres", William Styron autopsie le cadavre de sa maladie. Il dissèque les différentes étapes qui ont jalonné sa descente aux enfers : comment les premiers symptômes se sont manifestés; à quel moment il a admis sa maladie; son parcours thérapeutique; son rapport au suicide... et s'il a pu, en 1990 au moment de la parution de ce livre, autopsier ce cadavre, c'est qu'il a réussi à vaincre les ténèbres. Il témoigne donc aussi de son retour dans le monde des vivants : le moment déclencheur, l'incertitude qui accompagne la guérison.
Plusieurs fois, il rappelle que son récit n'a que valeur d'exemple et que la maladie revêt autant d'habits qu'il y a de personnes atteintes. Il est dangereux de faire des généralités : ce qui fonctionnent pour les uns, peut être nocif pour les autres. Il raconte ses journées, les moments où la douleur devient insoutenable. Il parle aussi de ses amis, ceux qui n'ont pas pu ou réussi à affronter ce mal et à en sortir vainqueurs : Romain Gary, Jean Seberg ou encore Primo Levy.
William Styron tente, en toute simplicité, mais avec brio, de partager son expérience, de la faire comprendre aux autres, ceux qui ne l'ont pas connue.
La tempête sous le crâne, la broyeuse, comme la nomme Philippe Labro, Alien, comme je la nomme moi-même, est ainsi moins étrangère à ceux qui ne l'ont pas croisée en chemin et leur permet peut-être d'être plus doux avec ceux qui vivent avec et tente de s'en débarasser.

  • Extrait :

    "Comme tous ceux qui ont connu toutes les phases de la maladie, même les plus extrêmes, et pourtant ont émergé pour en faire le récit, je serai enclin à préconiser une formulation saisissante. "Tempête sous une crâne, par exemple, a malheureusement été utilisé pour décrire, de façon plutôt facétieuse, l'inspiration intellectuelle. Mais quelque chose de cet ordre s'impose. Informé que les troubles psychiatriques dont souffre quelqu'un ont dégénéré en tempête - une authentique tempête déchaînée dans le cerveau, car c'est là en réalité ce qu'évoque le plus fidèlement une dépression clinique - même le plus profane serait enclin à manifester de la compassion plutôt que la classique réaction suscitée par le mot "dépression", quelque chose du genre de "Et alors?" ou bien "Vous finirez par vous en sortir". Ou encore "Tout le monde a ses mauvais moments

Autres livres du même auteur que je conseille pour les avoir lu:

  • "Un lit de Ténèbres" un petit chef d'oeuvre selon moi
  • "Le choix de Sophie" dont le film est merveilleux aussi

Autre livre sur le même sujet et que je recomande aussi:

  • "Tomber sept fois, et se relever huit" Philippe Labro

Livre conseillé par Alex...tu me manques mais je sais que tu n'es pas loin...

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21 janvier 1998

« Arthur ou le Bonheur de vivre » de F.Giroud

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Un petit régal décidement j’aime l’écriture des femmes dîtes intellectuelles de gauche , qui ont eu ou ont un destin chargé d’histoires et de rencontres.

J'aime cette femme, j'aime ses livres, j'aime son destin, son parcours, sa réussite, ses échecs, ses malheurs, sa tête haute, elle est Femme au sens tellement noble du terme mais cela n'engage que moi et mon impression, mon appréciation.

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« Gais Z et contents Journal d’un parisienne 3 » de F.Giroud

Résumé et journal de l’année 96, vue par une femme de 80 ans (F.Giroud) brillante.

J’ai très apprécié et partage tant et si souvent son point de vue que j’en lirai d’autres sans lassitude.

« Le bon plaisir » F.Giroud

Dès les premières pages les personnages avaient un visage, Deneuve, Trintignant, Serrault.

J’avais lvu ce film. Un excellent  livre et le film a le mérite d’une grande fidèlité. Belle histoire de femme qui décide de garder son enfant, enfant issu d’un grand amour avec le président de la république sans son accord.

« Mon très cher amour... »F.Giroud

Une belle histoire d’amour, simple et compliquée, brève et passionnée.

Un tout autre genre pour cet écrivain dont la plume glisse pour mon plus grand plaisir.

Je n’ai pas encore gouté aux biographies écrites par elle.

Lorsqu’un écrivain femme me plait, je me sents très proche, et j’envie son talent. Le rêve m’envahit et je suis ailleurs, je deviens elle.

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Stefan Zweig

9782253132653   Que puis je en dire si ce n'est que du bien.

J'aime tout, tous ses livres, son écriture, son style, ses personnages, ses sujets, sa sensibilité. Alors je vais m'atarder un peu sur lui.

Biographie

Stefan Zweig est né le 28 novembre 1881 à Vienne, en Autriche. Fils d'un riche industriel israélite, il put mener ses études en toute liberté, n'écoutant que son goût qui l'inclinait à la fois vers la littérature, la philosophie et l'histoire. L'atmosphère cosmopolite de la Vienne impériale favorisa chez le jeune Zweig la curiosité du vaste monde, curiosité qui se transforma vite en boulimie, le poussant vers toutes les premières théâtrales, toutes les nouvelles parutions non encore saluées par la critique, toutes les nouvelles formes de culture. Il y fit ses études, et, à 23 ans, fut reçu docteur en philosophie. Il fit ses débuts avec de jolis poèmes où dominait l'influence de Hofmannsthal et de Rilke, dont il parle longuement dans son autobiographie, "Le Monde d'Hier". Parmi ceux-ci, notons "Cordes d'argent"(1900) et "Les Guirlandes Précoces"(1907). Il obtint également le prix de poésie Bauernfeld, une des plus hautes distinctions littéraires de son pays. Zweig publiait alors une plaquette de vers, une traduction des meilleures poésies de Verlaine, et écrivait des nouvelles. Passionné de théâtre, il se mit bientôt à écrire des drames : "Thersite"(1907), "La Maison au bord de la mer"(1911). Mais Stefan Zweig jugeait que "la littérature n'est pas la vie", qu'elle n'est "qu'un moyen d'exaltation de la vie, un moyen d'en saisir le drame de façon plus claire et plus intelligible". Son ambition était alors "de donner à mon existence l'amplitude, la plénitude, la force et la connaissance, aussi de la lier à l'essentiel et à la profondeur des choses". En 1904, il alla à Paris, où il séjourna à plusieurs reprises et se lia d'amitié avec les écrivains de l'Abbaye, Jules Romains en particulier, avec qui, plus tard, il adapterait superbement le "Volpone", que des dizaines de milliers de Parisiens eurent la joie de voir jouer à l'Atelier, et dont le succès n'est pas encore épuisé aujourd'hui. Infatigable voyageur, toujours en quête de nouvelles cultures, il rendit ensuite visite, en Belgique, à Emile Verhaeren (1855-1916), dont il deviendrait l'ami intime, le traducteur et le biographe. Il vécut à Rome, à Florence, où il rencontra Ellen Key(1849-1926), la célèbre authoress suédoise, en Provence, en Espagne, en Afrique. Zweig visita l'Angleterre, parcourut les Etats-Unis, le Canada, Cuba, le Mexique. Il passa un an aux Indes. Ce qui ne l'empêchait pas de poursuivre ses travaux littéraires, sans efforts, pourrait-on penser, puisqu'il dit : "Malgré la meilleure volonté, je ne me rappelle pas avoir travaillé durant cette période. Mais cela est contredit par les faits, car j'ai écrit plusieurs livres, des pièces de théâtre qui ont été jouées sur presque toutes les scènes d'Allemagne et aussi à l'étranger...". Les multiples voyages de Zweig devaient forcément développer en lui l'amour que dès son adolescence il ressentait pour les lettres étrangères, et surtout pour les lettres françaises. Cet amour, qui se transforma par la suite en un véritable culte, il le manifesta par des traductions remarquables de Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, de son ami Verhaeren, dont il fit connaître en Europe centrale les vers puissants et les pièces de théâtre, de Suarès, de Romain Rolland, sur qui il fut l'un des premiers, sinon le premier, à attirer l'attention des pays de langue allemande et qui eut sur lui une influence morale considérable. Lorsque éclata la 1ère Guerre Mondiale, Zweig, comme son ami Romain Rolland en France, ne put se résigner à sacrifier aux nationalismes déchaînés la réalité supérieure de la culture par-dessus les frontières. Ardent pacifiste, il fut profondément marqué, ulcéré par cette guerre ; non seulement, sur le coup, elle lui inspira de violentes protestations ("Jérémie", 1916), et même plus tard, comme dans "Ivresse de la Métamorphose", qui ne fut écrit que bien après, vers 1930(pour la première partie) et 1938(pour la seconde, qui elle surtout incriminait la guerre), mais c'est cette guerre qui fut à l'origine de ce souci constant de n'être pas dupe des valeurs morales factices d'une société en décadence, qu'on retrouvera dans toutes ses nouvelles. Il explique d'ailleurs tout cela avec ferveur dans "Le Monde d'Hier". Zweig fut toute sa vie un personnage socialement assez bizarre, souvent tenté par le nihilisme. Vers 1915, il se maria avec Friederike von Winternitz. Il quitta Vienne en 1919 et vint s'installer à Salzbourg, d'où il écrivit beaucoup de ses nouvelles les plus célèbres, telles "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme", "Amok", "La Confusion des Sentiments", "La Peur"... En moins de dix ans, Zweig, qui naguère n'avait considéré le travail "que comme un simple rayon de la vie, comme quelque chose de secondaire", publiait une dizaine de nouvelles - la nouvelle allemande a souvent l'importance d'un de nos romans - autant d'essais écrits en une langue puissante sur Dostoïevski, Tolstoï, Nietzsche, Freud - dont il était l'intime - Stendhal, etc... qui témoignent de la plus vaste des cultures. Puis suivit la série de ses écrits biographiques, où il acquit d'emblée une certaine autorité avec son "Fouché". Mais hélas ! Hitler et ses nazis s'étaient emparés du pouvoir en Allemagne, et les violences contre les réfractaires s'y multipliaient. Bientôt l'Autriche, déjà à demi nazifiée, serait envahie. Dès 1933, à Munich et dans d'autres villes, les livres du "juif" Zweig étaient brûlés en autodafé. Zweig voyait avec désespoir revenir les mêmes forces brutales et destructrices que lors de la 1ère Guerre Mondiale, sous la forme, pire encore, du nazisme. En 1934, il partit en Angleterre, à Bath. Ce départ suscite d'ailleurs bien des polémiques chez les biographes de Stefan Zweig; certains soutiennent l'hypothèse très plausible qu'il partit en exil devant l'imminence de la guerre et la montée de l'antisémitisme, tandis que d'autres affirment qu'il est simplement parti approfondir sa recherche sur Marie Stuart, dont il écrivait la biographie. En 1938, il divorça de Friederike, avec qui il garda tout de même des liens d'amitié étroits. Il se remaria ensuite avec une jeune secrétaire anglaise, Charlotte Lotte Elizabeth Altmann, qui peu après tombera gravement malade. Mais depuis l'abandon de sa demeure salzbourgeoise son âme inquiète ne lui laissait plus de repos. Il parcourt de nouveau l'Amérique du Nord, se rend au Brésil, fait de courts séjours en France, en Autriche, où les nazis tourmentent sa mère qui se meurt... Et la guerre éclate. Déjà en 1940, lorsqu'il préparait une conférence sur sa Vienne tant aimée, il avoua à Alzir Hella - ami intime, qui plus tard traduisit nombre de ses oeuvres en français - "Vous serez battus". Zweig voit répandues sur l'Europe les ténèbres épaisses qu'il appréhendait tant. Il quitte définitivement l'Angleterre et gagne les Etats-Unis, où il pense se fixer. Las ! L'inquiétude morale qui le ronge a sapé en lui toute stabilité. Le 15 août 1941, il s'embarque pour le Brésil et s'établit à Pétropolis où il espère encore trouver la paix de l'esprit. En vain. Le 22 février 1942, Stefan Zweig rédige le message d'adieu suivant :

"Avant de quitter la vie de ma propre volonté et avec ma lucidité, j'éprouve le besoin de remplir un dernier devoir : adresser de profonds remerciements au Brésil, ce merveilleux pays qui m'a procuré, ainsi qu'à mon travail, un repos si amical et si hospitalier. De jour en jour, j'ai appris à l'aimer davantage et nulle part ailleurs je n'aurais préféré édifier une nouvelle existence, maintenant que le monde de mon langage a disparu pour moi et que ma patrie spirituelle, l'Europe, s'est détruite elle-même.

Mais à soixante ans passés il faudrait avoir des forces particulières pour recommencer sa vie de fond en comble. Et les miennes sont épuisées par les longues années d'errance. Aussi, je pense qu'il vaut mieux mettre fin à temps, et la tête haute, à une existence où le travail intellectuel a toujours été la joie la plus pure et la liberté individuelle le bien suprême de ce monde.

Je salue tous mes amis. Puissent-ils voir encore l'aurore après la longue nuit ! Moi je suis trop impatient, je pars avant eux."

Stefan Zweig, Pétropolis, 22-2-42

Le lendemain, Stefan Zweig n'était plus. Pour se soustraire à la vie, il avait ingéré des médicaments, suicide sans brutalité qui répondait parfaitement à sa nature. Sa femme l'avait suivi dans la mort.

Une partie de son oeuvre:

Romans
9782246087151La Pitié dangereuse - Grasset - Paris - 1983

Mot de l'éditeur

C'est l'histoire d'un jeune officier de cavalerie ému par la paralysie d'une jeune femme. Par pitié, il multiplie ses visites, alors qu'Edith a de plus en plus de mal à cacher l'amour que lui inspire le beau soldat.

9782253095286Clarissa - Belfond - Paris - 1992

Une oeuvre testamentaire où Zweig de façon poignante livre son idéal humaniste et son désespoir.

Nouvelles

9782253061434 La Confusion des sentiments - Stock - paris - 1980

Mot de l'éditeur

Au soir de sa vie, un vieux professeur se souvient de l'aventure qui, plus que les honneurs et la réussite de sa carrière, a marqué sa vie. A dix-neuf ans, il a été fasciné par la personnalité d'un de ses professeurs ; l'admiration et la recherche inconsciente d'un Père font alors naître en lui un sentiment mêlé d'idolâtrie, de soumission et d'un amour presque morbide.

Freud a salué la finesse et la vérité avec laquelle l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs restituait le trouble d'une passion et le malaise qu'elle engendre chez celui qui en est l'objet.

Paru en 1927, ce récit bref et profond connut un succès fulgurant, en raison de la nouveauté audacieuse du sujet. Il demeure assurément l'un des chefs-d'ouvre du grand écrivain autrichien.

9782253057840 Le Joueur d’échec - Stock - Paris - 1980

Mot de l'éditeur

Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu'antipathique ? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans ? Voilà un mystère que les passagers oisifs de ce paquebot de luxe aimeraient bien percer.
Le narrateur y parviendra. Les circonstances dans lesquelles l'inconnu a acquis cette science sont terribles. Elles nous reportent aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.
Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit le personnage avec une ironie douloureuse, " pourrait servir d'illustration à la charmante époque où nous vivons ".

9782253060222 Vingt-quatre heures de la vie d’une femme - Stock - Paris - 1982

Mot de l'éditeur

Scandale dans une pension de famille " comme il faut ", sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée...

Seul le narrateur tente de comprendre cette " créature sans moralité ", avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive.

Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs, est une de ses plus incontestables réussites.

La Peur - Grasset - Paris - 1983
Destruction d’un coeur - Belfond - paris - 1983
L’Amour d’Erika Gwald - Belfond - Paris - 1990
Un Mariage à Lyon - Belfond - Paris - 1992
Wondrak - Belfond - Paris - 1994

et tant d'autres et tant qu'il me reste à lire.

A consommer sans modération.

Tous ses livres m'ont été offerts par Pierre (le reccueil)

Posté par Photaurore à 16:26 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

01 janvier 1998

Pour moi un chef d'oeuvre!

9782253044901je l'ai lu il y a une quinzaine d'année, je l'avais tout simplement trouvé sublime, un livre qui met en éveil tous nos sens et surtout notre sens olfactif........on a l'impression de tout sentir, page après page, je me suis empressée d'aller voir le film à sa sortie, pas trop déçue sauf à la fin peut-être...mais rien ne vaut un Livre, un excellent Livre...

En résumé 

Dans la France du XVIIIe siècle, l’histoire abominable et drolatique de Jean-Baptiste Grenouille, né sans odeur mais doté d’un flair infaillible. Un tour de force littéraire et un best-seller mondial.

Un avis

Qu’un roman historique parvienne à reconstituer une époque à travers son langage, ses costumes, ses habitudes alimentaires, c’est impressionnant, mais qu’il réussisse en plus à faire revivre un univers olfactif, jamais une telle gageure n’avait été tentée. À travers l’histoire passionnante de Jean-Baptiste Grenouille, meurtrier doté d’un odorat exceptionnel, c’est tout le XVIIIe siècle français qui ressurgit miraculeusement préservé, des parfumeries de Grasse (l’auteur a fait ses études à Aix-en-Provence) à la puanteur des bas-fonds de Paris. Monstre et génie, rêvant de dominer le monde et d’égaler Dieu grâce à son don si particulier et à son absence totale de scrupules, le personnage de Grenouille est inoubliable, entraînant le lecteur par le bout du nez dans des tribulations surprenantes et drôlatiques jusqu’à une chute plutôt inattendue. Ce premier roman a été, dès sa parution, un succès mondial.

Mot de l'éditeur 

Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s'appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre qui lui n'aurait pas survécu. Mais Grenouille n'avait besoin que d'un minimum de nourriture et de vêtements et son âme n'avait besoin de rien. Or, ce monstre de Grenouille, car il s'agissait bien d'un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout puissant de l'univers, car " qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le cœur des hommes ".
C'est son histoire, abominable... et drolatique qui nous est racontée dans Le Parfum, un roman qui, dès sa parution, eut un succès extraordinaire et est devenu très vite un best-seller mondial.

A vue de nez, un chef-d'œuvre.
Bernard Pivot.

Ici, chaque page sent, on n'a jamais lu ça. Odeur de fleurs, de tourbe et de sanie, tout est mêlé, avec une extraordinaire virtuosité...
Sylvie Genevoix, Madame Figaro.

D'autres livres du même auteur à lire sans aucune hésitation:

  • "Un combat et autres récits"

  • "Le pigeon"

  • "La contrebasse"

Posté par Photaurore à 14:07 - - Commentaires [3] - Permalien [#]