Lire à L'Aurore

Libre cours à mes lectures, mes envies de lecture, partage de moments rares...

12 février 2008

Philippe Besson "Un homme accidentel"

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Mon opinion:

Ça se lit, ça se lit bien...cependant, je suis toujours à la recherche dans les livres de Besson de ce que j'ai pu ressentir dans "se résoudre aux adieux", et en dehors de quelques passages où il traduit la violence de l'attirance entre ses 2 personnages, je ne retrouve pas la force de ce roman(se resoudre aux adieux).

En résumé:

A los Angeles, ville mythique et dangereuse, une intrigue criminelle peut parfois devenir une intrigue amoureuse.

Mot de l'éditeur

Philippe Besson détourne les codes du « polar » pour traquer la violence des sentiments entre deux êtres que tout sépare.
L’un est un inspecteur de police de Los Angeles, sans histoires. L’autre est la nouvelle coqueluche d’Hollywood, celui dont les tabloïds du monde entier s’arrachent les photos. A priori, ces deux hommes n’auraient jamais dû se rencontrer. S’il n’y avait eu l’assassinat d’un jeune prostitué dans un des quartiers les plus riches de L.A… Alors que deux mondes opposés se télescopent dans un jeu de cache-cache mêlé de fascination et de faux-semblants, l’enquête révèle bien plus que l’identité du coupable.

À l’intrigue criminelle se greffe le récit d’un amour imprévu et fulgurant, où le désir conduit à franchir des frontières dangereuses.
Derrière le cliché d’une existence bien rangée, ou celui des paillettes et du glamour, se cachent la vulnérabilité et la solitude de deux hommes. Aucun n’avait prévu l’attirance incontrôlable qui les pousse soudain l’un vers l’autre. Comment ces deux hommes, icônes d’une certaine Amérique et symboles de la virilité, vont-ils faire face à l’inédit ? Et combien de temps un amour, même absolu, peut-il se maintenir en marge de la morale et des lois ?

Besson rend hommage aux films hollywoodiens en multipliant les références visuelles. Jamais son style n’a été plus cinématographique.
Tantôt roman noir, tantôt road movie, ce récit est aussi celui d’une ville mythique, Los Angeles, où l’omniprésente lumière californienne irradie tout, des rues aux villas de stars, en passant par les motels de Venice Beach et les rivages du Pacifique. Cette lumière vengeresse semble n’avoir qu’un seul but : révéler la face cachée d’Hollywood et le mensonge des apparences. Besson joue les contrastes : d’un côté la noirceur des secrets enfouis et d’un crime nocturne. De l’autre, la révélation de l’amour, qui transcende les personnages et les confronte à leur vérité nue.

Posté par auroresss à 11:43 - Romans - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Alain Badiou "De quoi Sarkozy est-il le nom?"

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Mon Opinion:

Je ne connaissais pas cet écrivain-philosophe.

Je suis tombée par hasard sur l'émission de Frédéric Taddei sur europe 1.  N'ayant pas entendu l'ntégralité de cet émission, je l'ai parcourue dans son ensemble, sur le net par la suite, vous pouvez  faire de même en cliquant sur le lien.

J'ai de suite été interessée par le sujet, la pertinence des propos d'Alain Badiou, la pertinence et l'intelligence.

Bref, j'ai cherché ce livre, avec grand interet, et il m'a fallu de la patience, car c'est un petit éditeur et il était introuvable dans les magasins style la Fnac et Virgin...rien ne vaut décidemment une vraie librairie ;)

Je l'ai lu sans aucune difficulté et avec délice. Il nous permet de revisiter un certain vocabulaire qui a été modifié avec le temps (démocratie, communisme...), c'est une photographie de notre société très réaliste et bien loin d'une certaine idéologie.

Je vous le conseille, quelque soit vos idées politiques...Il peut sans doute exaspérer certains, j'en conviens, il peut séduire bon nombre...

Comme il est rassurant de savoir que des personnes pensent ainsi....

En résumé

Les détracteurs du « gouvernement Sarkozy » devront s’y résoudre : ce n’est pas plus dans l’examen de la personnalité de son « chef » que dans le compte des ralliements qu’il suscite qu’ils trouveront le moyen d’en précipiter la chute.
Le philosophe Alain Badiou pose que, face à la brutalité (historiquement inscrite et idéologiquement fondée) des lois actuelles, la gauche ne peut qu’assumer à son tour l’héritage de ses valeurs essentielles, celles que le gouvernement et ses amis se plaisent à désigner comme obsolètes, irresponsables, ou même dangereuses. Ce n’est qu’ainsi qu’une véritable politique d’émancipation pourra à nouveau émerger.

Mot de l'éditeur

« Entre nous, ce n’est pas parce qu’un président est élu que, pour des gens d’expérience comme nous, il se passe quelque chose. » C’est dans ces termes – souverains – qu’Alain Badiou commente, auprès de son auditoire de l’École normale supérieure, les résultats d’une élection qui désorientent passablement celui-ci, s’ils ne le découragent pas.
Autrement dit, une élection même présidentielle n’est plus en mesure de faire que quelque chose se passe – de constituer un événement (tout au plus une « circonstance », selon la qualification donnée par cette série de livres) ; Badiou reste ferme quant au soupçon qu’il y a lieu de porter sur l’opération démocratique du suffrage électoral (Voir Circonstances 1). Mais, clairement, il tient à dire ceci aussi : même l’élection de Sarkozy au poste de président de

la République

, pour inquiétante ou décourageante qu’elle soit, n’est pas de taille à permettre qu’on dise que quelque chose s’est passé, a fortiori qu’un événement est survenu. « Oui, continue-t-il, je pense que Sarkozy à lui seul ne saurait vous déprimer. Donc, ce qui vous déprime, c’est ce dont Sarkozy est le nom. Voilà de quoi nous retenir : la venue de ce dont Sarkozy est le nom, vous la ressentez comme un coup que cette chose vous porte, la chose probablement immonde dont le petit Sarkozy est le serviteur. »
De quoi Sarkozy est-il le nom ? De quoi tire-t-il son nom ? C’est la question que pose ce livre et à laquelle il répond longuement. Resituant celle-ci dans le courant récent et actuel de la politique européenne et mondiale – un courant puissamment « réactif » comme le dit Badiou. Mais resituant également celle-ci dans une plus vaste périodisation historique, dont le fil conducteur est constitué par les avatars de ce qu’il appelle « l’hypothèse communiste ». Cette hypothèse ne peut-elle plus être faite ? Autrement dit, la faillite éclatante des divers régimes qui s’en sont recommandés (recommandation trompeuse à l’excès) est-elle de nature à faire qu’on ne puisse plus aucunement former le dessein d’une autre forme politique possible pour la démocratie ? Non, répond ici Alain Badiou une nouvelle fois : non seulement elle peut être faite, mais elle le doit.

De quoi Sarkozy est-il le nom ? est sans aucun doute le livre le plus nécessaire qui soit par ce temps, un livre qu’approuveront en grande partie même ceux qui ne l’approuveront pas en totalité. Signe d’une richesse rare dont seuls les grands livres d’intervention sont capables.

Sommaire :
1. Avant les élections
2. Après les élections
3. Huits points, début
4. Le huitième point [« Il y a un seul monde »]
5. Dans ces circonstances, le courage...
6. Le « pétainisme » comme transcendantal de la France
7. L’incorruptible
8. L’hypothèse communiste doit-elle être abandonnée ?

Alain Badiou est l’une des figures majeures de la philosophie française, en France et à l’étranger. Il est aussi celui dont la pensée politique dérange le plus, nourrissant l’intérêt, toujours et l’admiration, souvent, de ceux qui le lisent réellement ; également, la violence polémique de ceux que sa pensée exaspère.

Posté par auroresss à 11:33 - Philo - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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