Lire à L'Aurore

Libre cours à mes lectures, mes envies de lecture, partage de moments rares...

24 mai 2007

"Son frère" philippe besson

9782266122948 thumb_images_17_28Très troublée, très touchée, un peu trop troublée, un peu trop troublée...Pourtant je n'ai pas retrouvé cette sensibilité que j'ai rencontrée dans son dernier livre "se résoudre aux adieux", une sensibilité si proche de celle d'une femme, et qui m'avait émue aux larmes...je suis en train d'en lire un autre de lui...j'ai tellement senti la présence d'une femme dans son dernier livre que cela m'avait véritablement perturbée....

En résumé


Un livre fort, juste et limpide, qui se concentrera sur la bouleversante relation entre un condamné à mort et son accompagnateur ultime, témoin de la dégénérescence d'un corps puis de la disparition d'un autre lui-même : son frère.

Un autre avis que le mien

La vie de Thomas bascule le jour où il apprend qu'il est atteint d'une maladie incurable le condamnant à une mort prochaine. Comment dès lors concevoir l'avenir et continuer de dire "oui" aux choses ? La poignée de mois qu'il lui reste à vivre, Thomas va la passer auprès de son frère, Lucas, dans la maison familiale située sur l'île de Ré. Là, en plein cœur de l'été, plutôt que d'attendre fébrilement la venue de la camarde, les deux jeunes hommes tenteront de saisir les derniers plaisirs qui se présentent à eux, malgré l'inéluctable qui obscurcit l'horizon. Un livre fort, juste et limpide, qui se concentrera sur la bouleversante relation entre un condamné à mort et son accompagnateur ultime, témoin de la dégénérescence d'un corps, puis de la disparition d'un autre lui-même : son frère.

Mot de l'éditeur

Une histoire très simple et déchirante. La mort d'un frère.

Un jour, Thomas apprend qu'il est gravement malade et qu'il va probablement mourir. La nouvelle touche en plein cour ce jeune homme si vivant, si amoureux. Comment supporter une telle épreuve ?

Lucas, son frère va l'accompagner pendant ces quelques mois. Ils iront se réfugier dans la maison d'enfance, la maison blanche de l'île de Ré. Non pas pour attendre la mort mais pour vivre intensément chacune des heures qui leur est donnée.

La revue de presse de Radio France

A l'abri des fausses parades, le lecteur se doit d'entrer dans les replis secrets d'un roman dont le titre n'est pas anodin. Pourquoi "Son frère", alors que le récit est à la première personne et semble autobiographique ? L'adjectif possessif est extérieur. Ce sont les autres qui s'empressent de préciser leurs liens de sang, pour détourner dans la légende une relation singulière et subversive, entre enchantement et jalousie. La mère a fait peser sur Lucas l'ombre lourde d'un premier fils, mort à la naissance. Elle a préféré Thomas, né dans le calme d'une paix retrouvée. Les voisins, les amis s'entêtent à déceler chez les deux enfants une gémellité d'apparence qui excuserait l'exclusivité de leur connivence ... Philippe Besson a eu la sagesse de respecter un thème romantique, au risque d'être démodé. Il affronte les pièges de la confession avec sincérité, mais il renouvelle avec talent ce qui pourrait être un conte de fées pour adolescents. Le lecteur est certes confronté aux affres d'une maladie récalcitrante puis mortelle, mais l'évocation constante du bord de mer, où les frères se sont toujours sentis heureux et isolés, garde ses mirages jusqu'à l'ultime tragédie. Ce choix permet d'éviter ''tout pathos. "On ne va pas contre la volonté de l'océan", dit Thomas quelques jours avant de mourir, ramené par le frère dans la maison de l'enfance.

Les dédicaces d'auteurs de Radio France

LA DEDICACE DE L'AUTEUR : "Son frère" est un roman, pas un récit. Vrai, j'ai tout inventé. Je dis cela d'emblée afin que la compassion me soit refusée. Je n'ai pas voulu que les lecteurs s'associent à ma tristesse présumée : j'ai voulu qu'ils ressentent, physiquement, la douleur de l'agonisant, qu'ils s'approchent au plus près de la dégénérescence d'un corps, qu'ils entendent les coups de butoir de la maladie. "Son frère" raconte une agonie dans le soleil, dans l'été qui s'en va. II hésite entre l'ombre et la lumière. "Son frère" raconte aussi une enfance, la relation décisive qu'on a dans l'enfance avec son frère, avant les amis, les amants. II balance entre l'origine et la fin. Ce va-et-vient, c'est celui du ressac, des marées. (Philippe Besson)

Posté par auroresss à 16:32 - Romans - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Coucou, comment vas-tu ? PLus de lectures, en ce moment ?

Posté par anjelica, 20 juin 2007 à 11:42

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