Lire à L'Aurore

Libre cours à mes lectures, mes envies de lecture, partage de moments rares...

31 janvier 2007

"Se résoudre aux adieux" Philippe Besson

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Mon opinion: Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767

J'ai commencé ce livre hier au soir et seule l'heure trop avancée, m'a fait le refermer et ne le terminer qu'à l'instant. Je n'ai jamais rien lu de cet auteur, et je ne sais donc pas comment sont ses autres livres, mais celui-ci est véritablement un délice, et je me demande comment un homme peut s'approprier, l'âme, les sentiments, les ressentis, à ce point, d'une femme...Pour ne rien vous cacher, je me suis munie d'un stabilo, et j'ai surligné toutes les phrases qui me parlaient tant, que j'aurais pu écrire (façon de parler), une petite voix féminine a du lui souffler...

C'est aussi le talent de l'écrivain et je lui tire ma révérence car franchement c'est une belle réussite même si tout au long du livre, cette souffrance nous envahit, réveille en nous des souvenirs...

Inutile de vous le dire, cela semble aller de soi je vous le recommande et je compte sur vous pour me parler des autres livres de cet écrivain.

Sans vouloir dévoiler la fin de l'ouvrage, on reprend son souffle et cela fait du bien.

Le résumé:

" Je me perds facilement dans cette ville rongée par la mer, au long de ruelles dont je ne mémorise pas les noms. Si tu me voyais errer au milieu des ruines, tu ne me reconnaîtrais pas." De Cuba, d'Amérique ou d'Italie, une femme écrit à l'homme qu'elle aime et qui l'a quittée. Mais ses lettres restent en souffrance.

Acheté suite à un émission de radio

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"Le petit livre des gros câlins" de Kathleen Keating

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Un petit moment de récréation lovée sous sa couette, une petite douceur à savourer, le sourire aux lèvres et le cœur apaisé.

Pas du tout un livre coquin … C’est le petit « Kama Sutra » du câlin tendresse.

Je l’ai lu avec bonheur, douceur et tendresse, comme un câlin offert par l’amie qui m’a donné en cadeau ce petit livre.

Il se lit facilement, se regarde aussi, puisqu’il est illustré de dessins d’ours (vous comprendrez pourquoi en le lisant) et on se dit qu’on est bien sot de ne pas ouvrir plus souvent sa porte pour offrir ou recevoir un câlin, d’un parent (e), d’un ami (e), d’un (e) enfant, ou bien sur de son amoureux (se), qu’un câlin mieux que des mots, si tout le corps parle, si tous les muscles sont relâchés peu apaisé, transmettre, un tel sentiment, une telle émotion, un réconfort sans pareil….

A lire, à apprendre, à mettre en application…et à relire.

Son résumé :

Certains jours, on se sent devenir ourson dans un monde de grisaille.

Rien ne vaut alors un bon câlin.
Le câlin donne du bonheur, sèche les larmes, aide à s’apprécier soi-même, ralentit les effets du vieillissement, facilite les régimes amaigrissants, supprime les insomnies, exerce les muscles des bras et des épaules, représente une saine alternative à l’alcool ou à la drogue.

Un livre-câlin pour réapprendre à se parler avec les mains…

L’auteur, Kathleen Keating, exerce dans le domaine de la psychologie.

L’illustratrice, Mimi Noland, a étudié la psychologie.

Offert par Véronique.

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30 janvier 2007

"Une vie Française" JP Dubois

9782879294674Mon avis: Emoticons_plus_com_20__2011766

J'ai acheté ce livre parce qu'on me l'a conseillé,  que tout le monde n'en disait que du bien, parce qu'il apparaissait sur tous les étalages.

Je l’ai lu et suis un peu déçue.

En fait difficile de décrire ce que je ressens, j’ai aimé certains passages de ce livre, beaucoup aimé même, me suis ennuyée souvent et ai ressenti un réel malaise pour d’autres.

Je crois que j’étais un peu trop dans la peau de ce personnage, peut-être, un peu trop prise dans ses tourments, dans ses moments d’ennui, dans ses moments de passion…

Alors c’est peut-être est-ce en cela que ce livre est un bon livre, et qu’il a plu à tant de lecteurs, je sais, pour ma part être  ravie de l’avoir terminé.

Et je ne sais si j’ai envie de le conseiller.

Un passage que j'ai adoré:

"Commença alors la période la plus mystérieuse et la plus magique de ma vie. Aujourd'hui encore, jai du mal à en parler, à décrire cette succession quasi ininterrompue d'éblouissements qui, d'escale en escale, d'arbre en arbre , ont changé ma vision et ma perception du monde. Voyageur presque dépourvu de bagages, nomade à l'esprit dépouillé, déchargé de toute responsabilité, de la moindre implication, botaniste d'opérette, l'esprit léger, aérien, je mesurais l'infinie beauté de la nature végétale. Je connus des chaleurs extrèmes, marchai face à des vents intenses, traversai des tempêtes déchainées, avançai sous des pluies torrentielles, juste pour aller voir un arbre, un seul, et le prendre en photo. Je me souviens de pins Douglas et de séquoias sempervirens deplus de cent mètres de haut oscillant dans les brises de la Californie du Nord et de la Colombie-britannique, de saguaros géants jaillis du désert de l'arizona, de cocotiers nonchalants................(page 241 édition points)" (Voir album photo sur les arbres vus par mon oeil d'amateur)

Résumé:

'Une vie française' raconte la vie d'un homme de la seconde partie de ce siècle. Le livre se construit autour de la vie politique et sociale de cette époque, de Charles De Gaulle à Jacques Chirac. Paul Blick, le personnage principal du roman s'interroge sur sa vie, sur son age, sa famille, ses amours, ses choix, son existence et ses souffrances, ses joies ( ?), ses engagements, ses convictions…Il se souvient et nous raconte, il vit et nous raconte, il souffre et nous raconte, il s’ennuie et nous raconte, il regarde et nous raconte. Paul ne veut pas les entendre ses désillusions (et je crois que je n’entends quelles), il tente d’assumer tout au long du livre d’assumer ses choix et ce qui lui arrive. De ses premiers baisers à ses premiers cheveux blancs, de sa révolte à sa petite vie bourgeoise, il hésite et se livre.

J’ai lu que ce livre faisait rire, je n’ai pas ri, j’ai lu que ce roman était frais, je n’ai pas la même notion de fraîcheur, j’ai lu que ce roman était grave et là je suis d’accord, entièrement.

Je crois qu’en fait j’ai aimé ce livre mais que je n’ai pas envie de ressentir ce qu’il parvient à faire ressentir…

Posté par auroresss à 09:58 - Romans - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 janvier 2007

"La bibliothèque Idéale"

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A avoir sur sa table de chevet ou non loin de soit, le dictionnaire des meilleurs livres, on le parcours avec plaisir, on peut y chercher tous les livres que l'on a lu, les cocher et constater à quel point il nous en reste à lire... Cela donne envie de tous les lire, cela donne le regret de savoir que c'est impossible, cela est flatteur de constater que l'on en a lu quelques uns dans chaque catégorie, cela nous donne envie de poursuivre... On peut y trouver tous les prix Nobel pays par pays, et par année, les prix goucourt, les prix renaudot, les prix fémina, les prix médicis, les grands prix du roman de l'académie française, les 20 meilleurs livres de l'année selon lire de 1977 à 1991, un index des titres, un index des auteurs, et tous les livres sont classer par littérature de chaque pays, puis par genre et enfin par meilleurs livres  selon certaines personnes du monde de la littérature... un ouvrage qui devrait être mis à jour tous les ans ou presque, une belle idée que je conseille...l'avoir et le feuilleter...

Mot de l'éditeur

La Bibliothèque idéale n'est ni un musée, ni un inventaire, ni un palmarès. C'est un guide amical qui peut aider chacun à ouvrir sa propre route dans l'infini labyrinthe des livres.

Son audace - ou son excuse - est de présenter, en un volume, l'essentiel de ce qui fut écrit au cours des siècles.

En quarante-neuf chapitres de quarante-neuf articles, les ouvres majeures des grands domaines littéraires et des principaux genres spécialisés ont été répertoriées, classées et succinctement analysées.

Chacun peut ainsi à sa guise choisir ou " programmer " celles qui conviennent le mieux à sa curiosité ou à son humeur du moment.

Franchissez sans tarder le seuil de La Bibliothèque idéale : vous y découvrirez les clés de l'évasion, du rêve et du savoir.

Offert par Pierre en 1991

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14 janvier 2007

L'amant en culottes courtes de Fleischer (autobiographies)

9782020892841Mon avis: Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767

Je viens de terminer ce livre. Il fait donc partie de ma liste "challenge 2007" s'il m'est encore possible de me joindre à vous et à cette superbe idée.

Ce livre est un petit régal de littérature. Plein de sensibilité, il nous emmène dans un voyage d'études en Angleterre et on se glisse avec délice au sein de cette famille, on partage avec intérêt l'emploi du temps de ce jeune garçon, ses découvertes, ses pensées, et on se laisse bercer, on s'attarde, enfin je me suis attardée, je n'ai pas avalé ce livre en une soirée, mais je retrouvais chaque soir, ces longues descriptions dignes des plus grands.

J'ai été étonnée par l'audace d'un petit garçon de 13 ans, son audace érotique, son audace sensuelle, son audace sexuelle...j'ai eu bien souvent du mal à mettre sur ces mots, sur ces actes, l'image d'un ado de 13 ans.

J'ai été, tout autant que l'auteur, je crois, étonnée par la fin du livre.

Je vous le recommande.

Un avis:

« Longtemps, j’ai porté des culottes courtes – ici s’arrête toute imitation d’une œuvre inimitable entre toutes… –, et longtemps j’ai regretté de n’avoir pu les porter plus longtemps. Aujourd’hui encore, quand vient juillet et que j’enfile ce qu’on appelle un short, ce n’est pas le vêtement pour les jours de chaleur que je retrouve, délaissé depuis l’été précédent, mais la tenue d’une saison beaucoup plus lointaine, à l’époque où les gamins allaient jambes nues, et le souvenir d’un mois de juillet dans un autre temps. »
En ce mois de juillet 1957, l’écrivain, alors âgé de treize ans, est envoyé à Londres chez la famille Buss, au 15, Broadlands Road, pour son troisième voyage d’études en Angleterre. En plus des membres de la famille y sont logées deux étudiantes de Trinidad, plus âgées que lui. En ce début juillet 1957, deux jours vont suffire « pour installer la mesure du temps, la succession des événements, le déroulement du programme, l’inclinaison naturelle des sentiments, des émotions ». Le
little french boy, qui en est encore à la collection des autos miniatures des Matchbox Series
, connaît sa première aventure amoureuse et expérience sexuelle avec Barbara, l’une des deux pensionnaires…

Roman autobiographique, roman d’apprentissage,
L’Amant en culottes courtes
résonne des thématiques chères à Alain Fleischer : la mémoire, la famille, l’absence des morts. Avec son appréciation réaliste de la nature humaine et sa réflexion toujours aussi pertinente sur la langue, l’Histoire et la notion d’appartenance, Alain Fleischer continue de s’imposer comme l’un des plus grands écrivains français d’aujourd’hui.

Tant pis s'il n'a pas obtenu un de ces grands prix littéraires dont tout le monde parle. Le nouveau livre d’Alain Fleischer, L’Amant en culottes courtes, aurait pourtant vraiment mérité d’être distingué. Abandonnant la fiction pour l’autobiographie, Fleischer y propose une reconstitution proustienne de l’été 1957 où, pendant un séjour linguistique à Londres, jeune garçon, il trébuche ses premiers pas dans la sexualité. Dans une ambiance impeccablement british, il raconte comment un gamin de 13 ans, qui collectionne les « Matchbox Series » et les « Observer’s Book », se transforme en quelques jours en parfait petit amant d’une beauté caribéenne de sept ans son aînée et se découvre rapidement prêt à tout pour enrichir, jour après jour, sa connaissance du plaisir féminin. Découpé en longs paragraphes qui sont autant de petites nouvelles, ce livre recrée littéralement un monde et un temps aux accents proustiens : « Longtemps j’ai porté des culottes courtes », commence Fleischer dans un malicieux clin d’oeil à La Recherche. Ne vous laissez pas intimider par les dimensions du livre (plus de 600 pages), ni par la réputation « difficile » de l’auteur. Cet Amant en culottes courtes se lit d’une traite.
Epok, l'Hebdo de la Fnac.

Mot de l'éditeur

Dans ce roman autobiographique, Alain Fleischer revient sur une période cardinale de sa vie : le mois de juillet 1957 où, à l’âge de treize ans, il vit sa première aventure amoureuse et expérience sexuelle avec Barbara, une très belle jeune femme de vingt ans, qui est logée dans la même famille d’accueil que lui pour son stage linguistique. Cela se passe à Londres. Un quartier plutôt chic. Maison assez spacieuse, avec le deuxième étage qui est celui des filles. Le narrateur, lui, a sa chambre au rez-de-chaussée. Cela jouera un rôle…
Le jeune garçon porte encore des culottes courtes, il collectionne des Dinky Toys et garde un vrai attachement à l’enfance, pris dans la tension entre deux âges, deux univers, deux corps. La découverte de la sexualité sous ses multiples formes est haletante et belle.
C’est aussi le roman d’une ville, et le roman de l’apprentissage d’une langue étrangère à laquelle on finit par vouloir appartenir.
C’est encore le roman d’une famille, juive et hongroise par le père, décimée dans les camps. Le livre se clôt d’ailleurs, aussitôt après l’idyllique séjour londonien, sur un voyage en Hongrie, là où résonne l’absence des morts.

Conseillé par Louise

Posté par auroresss à 11:16 - Romans - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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