16 janvier 1998
Une mort très douce...
Simone de Beauvoir, j'adore, une grande dame, une écrivain hors de toute comparaison.
Extrait:
La journée du mardi se passa bien. La nuit, maman fit des cauchemars. "On me met dans une boite", disait-elle à ma soeur. "Je suis là, mais je suis dans une boite. Je suis moi, et ce n'est pas moi. Des hommes emportent la boite!". Longtemps Poupette a gardé la main posée sur son front: "Je te promets. Ils ne te mettront pas dans la boite." Elle a réclamé un supplément d'Equanille. Sauvée enfin de ses visions, maman l'a interrogée: "Mais qu'est-ce-que ça veut dire, cette boite, ces hommes? Ce sont des souvenirs de ton opération ; des infirmiers t'emportent sur un brancard." Maman s'est endormie.
Elle donne dans ce livre le meilleur d'elle même, un côté secret qu'elle partage, en douceur et en douleur, beaucoup de tendresse et de sensibilité.
A lire aussi:
L'invitée
Le sang des autres
tous les hommes sont mortels
les belles images
la femme rompue
le deuxième sexe ( pas simple lire)
la force de l'age
la force des choses
la cérémonie des adieux
Et tant d'autres que je n'ai encore lu...
Mais franchement j'aime, je crois que j'aime la lecture, mais lire une femme, et une femme comme elle, c'est un délice...
01 janvier 1998
Pour moi un chef d'oeuvre!
je l'ai lu il y a une quinzaine d'année, je l'avais tout simplement trouvé sublime, un livre qui met en éveil tous nos sens et surtout notre sens olfactif........on a l'impression de tout sentir, page après page, je me suis empressée d'aller voir le film à sa sortie, pas trop déçue sauf à la fin peut-être...mais rien ne vaut un Livre, un excellent Livre...
En résumé
Dans la France du XVIIIe siècle, l’histoire abominable et drolatique de Jean-Baptiste Grenouille, né sans odeur mais doté d’un flair infaillible. Un tour de force littéraire et un best-seller mondial.
Un avis
Qu’un roman historique parvienne à reconstituer une époque à travers son langage, ses costumes, ses habitudes alimentaires, c’est impressionnant, mais qu’il réussisse en plus à faire revivre un univers olfactif, jamais une telle gageure n’avait été tentée. À travers l’histoire passionnante de Jean-Baptiste Grenouille, meurtrier doté d’un odorat exceptionnel, c’est tout le XVIIIe siècle français qui ressurgit miraculeusement préservé, des parfumeries de Grasse (l’auteur a fait ses études à Aix-en-Provence) à la puanteur des bas-fonds de Paris. Monstre et génie, rêvant de dominer le monde et d’égaler Dieu grâce à son don si particulier et à son absence totale de scrupules, le personnage de Grenouille est inoubliable, entraînant le lecteur par le bout du nez dans des tribulations surprenantes et drôlatiques jusqu’à une chute plutôt inattendue. Ce premier roman a été, dès sa parution, un succès mondial.
Mot de l'éditeur
Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s'appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre qui lui n'aurait pas survécu. Mais Grenouille n'avait besoin que d'un minimum de nourriture et de vêtements et son âme n'avait besoin de rien. Or, ce monstre de Grenouille, car il s'agissait bien d'un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout puissant de l'univers, car " qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le cœur des hommes ".
C'est son histoire, abominable... et drolatique qui nous est racontée dans Le Parfum, un roman qui, dès sa parution, eut un succès extraordinaire et est devenu très vite un best-seller mondial.
A vue de nez, un chef-d'œuvre.
Bernard Pivot.
Ici, chaque page sent, on n'a jamais lu ça. Odeur de fleurs, de tourbe et de sanie, tout est mêlé, avec une extraordinaire virtuosité...
Sylvie Genevoix, Madame Figaro.
D'autres livres du même auteur à lire sans aucune hésitation:
"Un combat et autres récits"
"Le pigeon"
"La contrebasse"

