Lire à L'Aurore

Libre cours à mes lectures, mes envies de lecture, partage de moments rares...

22 août 2009

"Chaos Calme" de Sandro Veronesi...

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Chaos calme

Après avoir sauvé une femme de la noyade, Pietro Palladini apprend que la sienne vient de mourir. Incapable d’extérioriser sa peine, il se terre dans sa voiture des journées entières, posté devant l’école de sa fille. Peu à peu, les gens viennent lui confier leurs malheurs. Dans ce magnifique roman sur le deuil, porté par une écriture à la fois sobre et incroyablement dense, Sandro Veronesi nous parle d’un sujet universel, celui de la renaissance à la vie. Ou comment se réapproprier sa place d’homme parmi les hommes.

Le Mot de l'éditeur :

Prix Fémina roman étranger 2008

Prix Méditerranée étranger 2008

Pietro Palladini est immobile, Dans l'œil du cyclone.
Il ne sort plus de sa voiture, garée au bas de l'école de sa fille à Milan. Ce quadragénaire séduisant que la vie avait épargné vient de perdre sa femme, Lara. Il attend de souffrir, mais ce n'est pas si facile de ressentir la perte. Les amis et les anonymes viennent lui parler, l'étreindre, partager ce temps suspendu, ce " chaos calme " où il se réfugie désormais. Une jolie fille qui promène son chien, les collègues de travail à la veille d'une fusion financière sans précédent, un frère fumeur d'opium, une belle-sœur qui se dénude en pleine crise de nerfs, une milliardaire érotisée, tous perdent à un moment leur calme, leur dignité, leurs masques.
Tous renoncent à la comédie sociale. Sur cette situation digne d'un Beckett loufoque. Sandre Veronesi construit un roman polyphonique, livre de la maturité, émouvant, ample, magistralement tissé : le mélange de l'intime dans ce qu'il a de plus vibrant et du réel dans ce qu'il a de plus dérangeant.

QQ réflexions autour de ce livre, que je vous livre=)

.Ou comment donner du temps au temps et se rapprocher de l'essentiel...

La vie faite de parenthèses, cesser la course infernale du faire et du non être, s'accorder d'être spectateur et non acteur, par besoin, par obligation, pour sa survie, acccepter de ne plus pouvoir être dans le semblant et uniquement dans le ressenti...

J'ai aimé ce livre.

Il m'a été conseillée par Jean-Paul et je l'ai lu à L'ile Maurice

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08 juin 2008

La Rêveuse D'Ostende d'Eric-Emmanuel Schmitt

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Résumé:

Pour guérir d'une rupture sentimentale, un homme se réfugie à Ostende, ville endormie face à la mer du Nord. Sa logeuse, Anna van A., une femme solitaire vivant parmi ses livres et ses souvenirs, va le surprendre en lui racontant l'étrange histoire de sa vie, où se conjuguent l'amour le plus passionné et un érotisme baroque. Le récit s'avère si surprenant que l'homme, doutant de sa véracité, va enquêter pour déterminer ce qui tient de la réalité ou du fantasme...A-t-il affaire à une superbe mystificatrice ou à une femme unique ? Jusqu'à la fin, il ira de découvertes en découvertes.
Cinq histoires qui montrent le pouvoir de l'imagination dans nos existences. Cinq histoires - La rêveuse d'Ostende, Crime parfait, La Guérison, Les mauvaises lectures et La Femme au bouquet- suggérant que le rêve est la véritable trame qui constitue l'étoffe de nos jours.

Après avoir lu de cet écrivain bon nombre de ses livres, "la secte des égoistes", "l'évangile selon pilate", "la part de l'autre", "lorsque j'étais une oeuvre d'art", "Odette toulemonde et autres histoires", "oscar et la dame rose" (vu au théatre également), "ma vie avec Mozart", "le visiteur" (vu au théatre également), "variations énigmatiques (vu au théatre également), je ne peux pas vous dire que je n'apprécie pas son écriture, il s'exerce dans tous les styles et y parvient avec brio selon moi, c'est toujours profond et intelligent. Alors je n'en m'en lasse pas. Dans celui ci, je regrette toutefois, qu'il n'est pas eu envie de nous emmener encore plus loin, chaque histoire me semble courte, trop courte, mais ce fut toutefois un agréable moment.

Livre trouvé dans mes errances au Verger des Muses.

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19 mai 2008

L'Adolescence par Philippe Jeammet

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Fondamentalement, l'adolescence est la période de tous les changements: ente la puberté, les premiers amours, les relations familiales en mutation, une perception de l'avenir encore floue...il n'est pas toujours facile de garder le cap!

A travers les questins le plus souvent posées en consultation, P.Jeammet est prof en phychatrie, celui ci donne aux arents comme aux adolescents les clés qui les aideront à mieux comprendre et amnalyser cette période de doute et de quête, pour avoir enfin les bonnes réponses au bon moment et apprendre à franchir ensemble cette difficile étape, ou du moins tenter de la vivre le mieux possible avec le plus de connaissances possibles, si cela est possible :)

Un livre à lire, qui permet de comprendre nos adolescents, et aussi de retrouver cet adolescent que nous avons été et que nous n'avons pas toujours compris.

Un livre conseillé par Abir.

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12 février 2008

Philippe Besson "Un homme accidentel"

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Mon opinion:

Ça se lit, ça se lit bien...cependant, je suis toujours à la recherche dans les livres de Besson de ce que j'ai pu ressentir dans "se résoudre aux adieux", et en dehors de quelques passages où il traduit la violence de l'attirance entre ses 2 personnages, je ne retrouve pas la force de ce roman(se resoudre aux adieux).

En résumé:

A los Angeles, ville mythique et dangereuse, une intrigue criminelle peut parfois devenir une intrigue amoureuse.

Mot de l'éditeur

Philippe Besson détourne les codes du « polar » pour traquer la violence des sentiments entre deux êtres que tout sépare.
L’un est un inspecteur de police de Los Angeles, sans histoires. L’autre est la nouvelle coqueluche d’Hollywood, celui dont les tabloïds du monde entier s’arrachent les photos. A priori, ces deux hommes n’auraient jamais dû se rencontrer. S’il n’y avait eu l’assassinat d’un jeune prostitué dans un des quartiers les plus riches de L.A… Alors que deux mondes opposés se télescopent dans un jeu de cache-cache mêlé de fascination et de faux-semblants, l’enquête révèle bien plus que l’identité du coupable.

À l’intrigue criminelle se greffe le récit d’un amour imprévu et fulgurant, où le désir conduit à franchir des frontières dangereuses.
Derrière le cliché d’une existence bien rangée, ou celui des paillettes et du glamour, se cachent la vulnérabilité et la solitude de deux hommes. Aucun n’avait prévu l’attirance incontrôlable qui les pousse soudain l’un vers l’autre. Comment ces deux hommes, icônes d’une certaine Amérique et symboles de la virilité, vont-ils faire face à l’inédit ? Et combien de temps un amour, même absolu, peut-il se maintenir en marge de la morale et des lois ?

Besson rend hommage aux films hollywoodiens en multipliant les références visuelles. Jamais son style n’a été plus cinématographique.
Tantôt roman noir, tantôt road movie, ce récit est aussi celui d’une ville mythique, Los Angeles, où l’omniprésente lumière californienne irradie tout, des rues aux villas de stars, en passant par les motels de Venice Beach et les rivages du Pacifique. Cette lumière vengeresse semble n’avoir qu’un seul but : révéler la face cachée d’Hollywood et le mensonge des apparences. Besson joue les contrastes : d’un côté la noirceur des secrets enfouis et d’un crime nocturne. De l’autre, la révélation de l’amour, qui transcende les personnages et les confronte à leur vérité nue.

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Alain Badiou "De quoi Sarkozy est-il le nom?"

9782355260032 Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767

Mon Opinion:

Je ne connaissais pas cet écrivain-philosophe.

Je suis tombée par hasard sur l'émission de Frédéric Taddei sur europe 1.  N'ayant pas entendu l'ntégralité de cet émission, je l'ai parcourue dans son ensemble, sur le net par la suite, vous pouvez  faire de même en cliquant sur le lien.

J'ai de suite été interessée par le sujet, la pertinence des propos d'Alain Badiou, la pertinence et l'intelligence.

Bref, j'ai cherché ce livre, avec grand interet, et il m'a fallu de la patience, car c'est un petit éditeur et il était introuvable dans les magasins style la Fnac et Virgin...rien ne vaut décidemment une vraie librairie ;)

Je l'ai lu sans aucune difficulté et avec délice. Il nous permet de revisiter un certain vocabulaire qui a été modifié avec le temps (démocratie, communisme...), c'est une photographie de notre société très réaliste et bien loin d'une certaine idéologie.

Je vous le conseille, quelque soit vos idées politiques...Il peut sans doute exaspérer certains, j'en conviens, il peut séduire bon nombre...

Comme il est rassurant de savoir que des personnes pensent ainsi....

En résumé

Les détracteurs du « gouvernement Sarkozy » devront s’y résoudre : ce n’est pas plus dans l’examen de la personnalité de son « chef » que dans le compte des ralliements qu’il suscite qu’ils trouveront le moyen d’en précipiter la chute.
Le philosophe Alain Badiou pose que, face à la brutalité (historiquement inscrite et idéologiquement fondée) des lois actuelles, la gauche ne peut qu’assumer à son tour l’héritage de ses valeurs essentielles, celles que le gouvernement et ses amis se plaisent à désigner comme obsolètes, irresponsables, ou même dangereuses. Ce n’est qu’ainsi qu’une véritable politique d’émancipation pourra à nouveau émerger.

Mot de l'éditeur

« Entre nous, ce n’est pas parce qu’un président est élu que, pour des gens d’expérience comme nous, il se passe quelque chose. » C’est dans ces termes – souverains – qu’Alain Badiou commente, auprès de son auditoire de l’École normale supérieure, les résultats d’une élection qui désorientent passablement celui-ci, s’ils ne le découragent pas.
Autrement dit, une élection même présidentielle n’est plus en mesure de faire que quelque chose se passe – de constituer un événement (tout au plus une « circonstance », selon la qualification donnée par cette série de livres) ; Badiou reste ferme quant au soupçon qu’il y a lieu de porter sur l’opération démocratique du suffrage électoral (Voir Circonstances 1). Mais, clairement, il tient à dire ceci aussi : même l’élection de Sarkozy au poste de président de

la République

, pour inquiétante ou décourageante qu’elle soit, n’est pas de taille à permettre qu’on dise que quelque chose s’est passé, a fortiori qu’un événement est survenu. « Oui, continue-t-il, je pense que Sarkozy à lui seul ne saurait vous déprimer. Donc, ce qui vous déprime, c’est ce dont Sarkozy est le nom. Voilà de quoi nous retenir : la venue de ce dont Sarkozy est le nom, vous la ressentez comme un coup que cette chose vous porte, la chose probablement immonde dont le petit Sarkozy est le serviteur. »
De quoi Sarkozy est-il le nom ? De quoi tire-t-il son nom ? C’est la question que pose ce livre et à laquelle il répond longuement. Resituant celle-ci dans le courant récent et actuel de la politique européenne et mondiale – un courant puissamment « réactif » comme le dit Badiou. Mais resituant également celle-ci dans une plus vaste périodisation historique, dont le fil conducteur est constitué par les avatars de ce qu’il appelle « l’hypothèse communiste ». Cette hypothèse ne peut-elle plus être faite ? Autrement dit, la faillite éclatante des divers régimes qui s’en sont recommandés (recommandation trompeuse à l’excès) est-elle de nature à faire qu’on ne puisse plus aucunement former le dessein d’une autre forme politique possible pour la démocratie ? Non, répond ici Alain Badiou une nouvelle fois : non seulement elle peut être faite, mais elle le doit.

De quoi Sarkozy est-il le nom ? est sans aucun doute le livre le plus nécessaire qui soit par ce temps, un livre qu’approuveront en grande partie même ceux qui ne l’approuveront pas en totalité. Signe d’une richesse rare dont seuls les grands livres d’intervention sont capables.

Sommaire :
1. Avant les élections
2. Après les élections
3. Huits points, début
4. Le huitième point [« Il y a un seul monde »]
5. Dans ces circonstances, le courage...
6. Le « pétainisme » comme transcendantal de la France
7. L’incorruptible
8. L’hypothèse communiste doit-elle être abandonnée ?

Alain Badiou est l’une des figures majeures de la philosophie française, en France et à l’étranger. Il est aussi celui dont la pensée politique dérange le plus, nourrissant l’intérêt, toujours et l’admiration, souvent, de ceux qui le lisent réellement ; également, la violence polémique de ceux que sa pensée exaspère.

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06 octobre 2007

"Apprendre à s'aimer" de Pierre Pradervand

9782883535343coeur_72....Bon alors là, que dire...ça me concerne et cela doit concerner un certain nombre d'entre vous...

Ce livre, que je viens de prêter, ne devrait jamais quitter ma table de chevet, il me faut absolument en écrire des passages et les coller sur le frigo, et les lire, les relire, sans cesse, pour enfin espèrer les assimiler...

Je le conseille à tous ceux qui recherchent dans l'autre un besoin énorme de reconnaissance, d'amour, parce qu'ils ne parviennent pas eux même à reconnaitre leur qualité, leur valeur...

En fermant ce livre, je me suis dit que j'avais du travail...et en me disant cela, je suis déjà hors sujet...soyez doux avec vous même....

Pour tous ceux qui se sentent concernés, il est à lire.

Il n'est pas prise de tête, il est aisé à lire, un petit coté catho peut-être mais....on se dit que cela doit être possible et on a envie d'essayer de l'appliquer.

Inutile de faire un résumé de ce livre, le titre est un résumé à lui seul.

Ce livre m'a été offert par la personne qui me connait surement le mieux...mon Amie Véronique.

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"La femme du Ve" de Douglas Kennedy

9782714441904 Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767     Il me fallait au moins un livre comme celui là et de cet auteur pour parvenir à mon esprit à se concentrer sur autre chose que mes pensées...

j'ai commencé un bon nombre des livres figurants dans ma liste "challenge" et tous ne sont parvenus à retenir mon attention, à m'entrainer dans la réverie, à m'échapper de mes démons...

Voilà qui est fait...

Merci à D.Kennedy. Beaucoup ont critiqué ce livre et le trouve moins bon...il faut qq pages pour y entrer, mais l'idée est formidable, un sd degré qui me plait bien. Je l'ai dévoré. J'ai aimé le coté captivant du 1er degré, j'ai aimé m'emporter à cette invention fabuleuse, cette interrogation sur la liberté, sur le prix à payer de bien des choses pour en obtenir d'autres, cette sensation étrange de la présence d'une force surnaturelle qui parfois peut nous traverser l'esprit, dans des situations de bonheur, de tristesse, dans l'apparition d'une maladie....et ce problème du choix qui est habillement formulé....

Résumé:

Il y a encore qq mois, H.Ricks était professeur dans une université américaine et menait une vie tranquille avec sa femme et sa fille.

Aujourd'hui, il croit toucher le fond, la passion fait irruption dans sa vie: elle s'appelle Margit, elle est hongroise, et sensuelle. Et très énigmatique: Harry ne devra pas lui poser de questions sur son travail, son passé, sa vie, et ne pourra la voir que 2 fois par semaine, à 17h, dans son appart. du Veme.

Comme envouté, Harry accepte. Mais bientôt se produisent autour de lui d'étranges coincidences...

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24 mai 2007

"Son frère" philippe besson

9782266122948 thumb_images_17_28Très troublée, très touchée, un peu trop troublée, un peu trop troublée...Pourtant je n'ai pas retrouvé cette sensibilité que j'ai rencontrée dans son dernier livre "se résoudre aux adieux", une sensibilité si proche de celle d'une femme, et qui m'avait émue aux larmes...je suis en train d'en lire un autre de lui...j'ai tellement senti la présence d'une femme dans son dernier livre que cela m'avait véritablement perturbée....

En résumé


Un livre fort, juste et limpide, qui se concentrera sur la bouleversante relation entre un condamné à mort et son accompagnateur ultime, témoin de la dégénérescence d'un corps puis de la disparition d'un autre lui-même : son frère.

Un autre avis que le mien

La vie de Thomas bascule le jour où il apprend qu'il est atteint d'une maladie incurable le condamnant à une mort prochaine. Comment dès lors concevoir l'avenir et continuer de dire "oui" aux choses ? La poignée de mois qu'il lui reste à vivre, Thomas va la passer auprès de son frère, Lucas, dans la maison familiale située sur l'île de Ré. Là, en plein cœur de l'été, plutôt que d'attendre fébrilement la venue de la camarde, les deux jeunes hommes tenteront de saisir les derniers plaisirs qui se présentent à eux, malgré l'inéluctable qui obscurcit l'horizon. Un livre fort, juste et limpide, qui se concentrera sur la bouleversante relation entre un condamné à mort et son accompagnateur ultime, témoin de la dégénérescence d'un corps, puis de la disparition d'un autre lui-même : son frère.

Mot de l'éditeur

Une histoire très simple et déchirante. La mort d'un frère.

Un jour, Thomas apprend qu'il est gravement malade et qu'il va probablement mourir. La nouvelle touche en plein cour ce jeune homme si vivant, si amoureux. Comment supporter une telle épreuve ?

Lucas, son frère va l'accompagner pendant ces quelques mois. Ils iront se réfugier dans la maison d'enfance, la maison blanche de l'île de Ré. Non pas pour attendre la mort mais pour vivre intensément chacune des heures qui leur est donnée.

La revue de presse de Radio France

A l'abri des fausses parades, le lecteur se doit d'entrer dans les replis secrets d'un roman dont le titre n'est pas anodin. Pourquoi "Son frère", alors que le récit est à la première personne et semble autobiographique ? L'adjectif possessif est extérieur. Ce sont les autres qui s'empressent de préciser leurs liens de sang, pour détourner dans la légende une relation singulière et subversive, entre enchantement et jalousie. La mère a fait peser sur Lucas l'ombre lourde d'un premier fils, mort à la naissance. Elle a préféré Thomas, né dans le calme d'une paix retrouvée. Les voisins, les amis s'entêtent à déceler chez les deux enfants une gémellité d'apparence qui excuserait l'exclusivité de leur connivence ... Philippe Besson a eu la sagesse de respecter un thème romantique, au risque d'être démodé. Il affronte les pièges de la confession avec sincérité, mais il renouvelle avec talent ce qui pourrait être un conte de fées pour adolescents. Le lecteur est certes confronté aux affres d'une maladie récalcitrante puis mortelle, mais l'évocation constante du bord de mer, où les frères se sont toujours sentis heureux et isolés, garde ses mirages jusqu'à l'ultime tragédie. Ce choix permet d'éviter ''tout pathos. "On ne va pas contre la volonté de l'océan", dit Thomas quelques jours avant de mourir, ramené par le frère dans la maison de l'enfance.

Les dédicaces d'auteurs de Radio France

LA DEDICACE DE L'AUTEUR : "Son frère" est un roman, pas un récit. Vrai, j'ai tout inventé. Je dis cela d'emblée afin que la compassion me soit refusée. Je n'ai pas voulu que les lecteurs s'associent à ma tristesse présumée : j'ai voulu qu'ils ressentent, physiquement, la douleur de l'agonisant, qu'ils s'approchent au plus près de la dégénérescence d'un corps, qu'ils entendent les coups de butoir de la maladie. "Son frère" raconte une agonie dans le soleil, dans l'été qui s'en va. II hésite entre l'ombre et la lumière. "Son frère" raconte aussi une enfance, la relation décisive qu'on a dans l'enfance avec son frère, avant les amis, les amants. II balance entre l'origine et la fin. Ce va-et-vient, c'est celui du ressac, des marées. (Philippe Besson)

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01 avril 2007

"Une belle Matinée"

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Mon avis:

C'est un livre sans grand envergure, sans grand intérêt, mais c'est un livre pour les juniors et qui trouvera sans nul doute des appréciations positives auprès du jeune public...une écrivain que je ne connais pas et qui a semble-t-il fait de bien belles choses...j'ai commencé par un livre qui s'adresse aux très jeunes dont je ne fais malheureusement plus partie.

Résumé:

Amsterdam, au XVIIe siècle. Lazare n'a que douze ans mais il travaille déjà dans une auberge. Là, il se lie d'amitié avec un vieil acteur anglais, qui lui communique sa passion du théâtre. En secret, Lazare répète des textes de Shakespeare... jusqu'au jour où une troupe de comédiens de passage lui donne sa chance. C'est peut-être le début d'une nouvelle vie, une vie où il pourra être chaque jour un personnage différent...

Un livre emprunté dans la bibliothèque de ma fille...certains de ses livres sont pourtant de petites merveilles et accroche mon interêt...pas celui là.

Il est temps pour moi de choisir un livre qui me plaise car je commence à être lasse de ces lectures que je lis sans passion....

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30 mars 2007

"Le sabotage amoureux"

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Mon avis:

Alors je ne sais pas si cela vient de moi, mais je n'ai pas accroché, du tout, ce n'est pas le premier que je lis d'Amélie Nothom, et jusque là, son style, son originalité me plaisait, là je suis restée dehors, j'ai lu, reconnu que c'était elle, son personnage m'a déplue....bon voilà, un peu déçue...

Mot de l'éditeur

Saviez-vous qu'un pays communiste, c'est un pays où il y a des ventilateurs ? que de 1972 à 1975, une guerre mondiale a fait rage dans la cité-ghetto de San Li Tun, à Pékin ? Qu'un vélo est en réalité un cheval ? Que passé la puberté, tout le reste n'est qu'un épilogue ?

Vous l'apprendrez et bien d'autres choses encore, dans ce roman inclassable, épique et drôle, fantastique et tragique, qui nous conte aussi une histoire d'amour authentique, absolu, celui qui peut naître dans un cour de sept ans. Un sabotage amoureux : sabotage, comme sous les sabots d'un cheval qui est un vélo...

Avec ce roman, son deuxième livre, Amélie Nothomb s'est imposée comme un des noms les plus prometteurs de la jeune génération littéraire.

Livre prêté par Cathy

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19 mars 2007

"La place" Annie Ernaux

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Mon avis: je me suis ennuyée d'un bout à l'autre du livre, je l'ai lu vite non par intérêt mais par ennui et dans la hâte de passer à un autre livre, j'ai espèré entrer à un moment donné et suis arrivée au bout du livre en me disant qu'heureusement il ne faisait que bien peu de pages....cela ne m'a pas donné envie de lire autre chose d'elle mais j'attends bien sur vos avis et vos coups de coeur la concernant...

Résumé

    Dans son roman La place, Annie Ernaux fait revivre ses souvenirs d'enfance et reconstruit, par la description de ses habitudes et faits l'image de son père, et son amour qui l'attachait à elle. L'auteur raconte sa vie à elle: on la voit grandir, poursuivre ses études, quitter ses parents, se marier, revenir dans sa famille, jusqu'aux derniers jours à Yvetot, quand son père meurt. Le roman s'ouvre sur l'épreuve pratique du Capes que l'auteur passe dans un lycée de Lyon à la Croix-Rousse. Deux mois après, son père meurt et avant d'obtenir son premier poste de professeur de français "titulaire", elle prend la décision d'écrire "au sujet de son père, de sa vie". Nous sommes en 1967; rien de nouveau pendant les quinze ans qui séparent cette décision, jusqu'en novembre 1982.Dans des passages-clefs, elle décrit une position privilégiée, la vie de ses parents à Lillebonne, surtout celle du père et les conséquences directes de la  mort de ce dernier. Elle raconte d'une part le souvenir des scènes auxquelles elle a assisté, les gestes qu'elle a observés, et d'autre part sa perception intérieure de la situation, perception elle-même dédoublée, puisqu'elle fut un temps en accord avec cette mentalité bourgeoise, puis en révolte ouverte contre elle. Sont décrites l'agonie et la mort du père ainsi que les déceptions de l'enseignante

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09 mars 2007

"La grammaire est une chanson douce" Orsenna

9782253149101coeur_72Lu sous les palmiers du Sénégal...grand moment de bonheur...http://photaurore.canalblog.com quelques photos de là-bas afin de vous faire partager;)

Mon opinion :

Un doux et tendre délice ! à mettre au programme de bien des classes, pour aimer les mots, la grammaire et le français, un livre pour tous ou presque tous…une vraie récréation, un moment intelligent…que dire sinon le lire et puis l’aimer…

En résumé 

La Grammaire est une chanson douce est une fantaisie joyeuse autour des mots.

Un autre avis 

Une grammaire en forme de conte : voilà une idée originale pour réconcilier les esprits récalcitrants avec la syntaxe. Ici les mots "vivent ","se déguisent "et "se marient ". Un roman attendrissant à lire absolument. Merci Monsieur Orsenna !

Mot de l'éditeur 

La Grammaire est une chanson douce est une fantaisie joyeuse.

Judith, jeune adolescente, pourrait être la petite sour d'Alice, l'héroïne de Lewis Carroll, précipitée dans un monde où les repères familiers sont bouleversés. Avec son frère aîné, Sébastien, elle voyage beaucoup : leurs parents sont séparés et vivent chacun d'un côté de l'Atlantique. Un jour, leur bateau fait naufrage et, seuls rescapés, ils échouent miraculeusement sur une île inconnue. Accueillis par Monsieur Henri, un musicien poète et charmeur, ils découvriront un territoire magique où les mots mènent leur vie : ils se déguisent, se maquillent, se marient.

C'est une promenade dans la ville des mots, pleine d'humour et de poésie, où les règles s'énoncent avec légèreté. Les tribus de verbes et d'adjectifs, les horloges du présent et du passé s'apprivoisent peu à peu, au rythme des chansons douces de Monsieur Henri.

Livre offert par mon amie Véronique

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"84 charing cross road" helene Hanff

9782253155751Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767

6ème livre lu de ce challenge 2007 "84 charing cross road"
Mon avis :
J’ai dévoré ce livre, je ne savais plus si j’étais l’une des personnes qui écrivaient les lettres, si j’avais ouvert une malle pleine de lettres dont je découvrais le contenu. Pour les amoureux des livres un petit régal…j’aimerais voir le film, j’ai un peu de mal à imaginer ce livre en image, mais les personnages sont si attachants, la librairie un lieu que l’on a tant envie de découvrir, que je vais faire en sorte de le trouver…je vous conseille en attendant, vivement le livre.


En résumé
Pendant vingt ans, une New-Yorkaise fauchée a entretenu une correspondance avec son libraire londonien. Ses lettres, libres, émouvantes et inattendues, ont déjà conquis Anglais et Américains.
Un autre avis
Voici une correspondance entre une lectrice et sa librairie au-delà de l'Atlantique. Vous assisterez dans 84, Charing Cross à un échange d'ouvrages, de passion de lecture, entre amis qui ne se connaissent que par leurs lettres, ils échangent même de la nourriture ! Et pour nous : un bonheur épistolaire ! Sonia - Fnac Parinor
La revue de presse de Radio France
Cette correspondance authentique entre une dame de New York, un peu givrée, et un libraire de Londres, très comme il faut, se dévore comme le meilleur des romans... d'amour. Si l'on vous annonce que l'héroïne de cette passion explosive n'est autre que miss Littérature elle-même, ce n'est guère pour gâcher le suspense mais pour vous convaincre d'y plonger à votre tour ... Au fil de son écriture déchaînée, Helene Hanff se révèle exubérante, irrévérencieuse, coquine. Sur la littérature (ce sujet si sérieux), elle n'emploie guère de termes condescendants, corrects. Parfois, presque paillarde, elle donne même à la critique littéraire un souffle trop rare. Souvent, elle explose comme une gamine : "J'adore les dédicaces sur les pages de garde et les notes dans les marges, j'aime ce sentiment de camaraderie qu'on éprouve à lire les passages sur lesquels quelqu'un, disparu depuis longtemps, attire son attention." La correspondance s'achève en 1969, à la mort de Frank Doel. Ce Frankie 'so british' que Helene Hanff apostrophait presque amoureusement.

Livre conseillé Par Jean-Marc Neveu. Merci

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21 février 2007

"Extrèmement fort et incroyablement près" Jonathan Safran Foer

9782879294810Mon opinion: Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767

Extrèmement et incroyablement!!! Ce n'est surement pas un monument, mais quel talent...c'est un livre surprenant, presque une oeuvre d'art, on le lit et on ne s'en lasse, on le feuillette et on se demande ce que l'auteur va bien encore trouver comme nouveauté pour nous éblouir. Une Amie me l'a conseillé, je me suis empressée de me l'offrir et je vous conseille vivement de ne pas vous en priver. Ce petit garçon tellement attachant que je n'ai pas quitté un seul instant, le tenant par la main et même par moment le prenant dans mes bras pour partager avec lui ses peines et tout le reste...Passionnant! Vraiment....

En résumé

Après le choc de Tout est illuminé (éditions de l’Olivier, 2003), cet étonnant objet littéraire et typographique explore à nouveau, mais sur un autre registre, les chemins d’une mémoire à jamais perdue.

Un autre avis

À neuf ans, Oskar Schell trouve extrêmement difficile de faire certaines choses, prendre une douche, ou l’ascenseur. Les ponts suspendus, les germes, les avions, les feus d’artifice, les Arabes dans le métro ou au restaurant, dans les cafés ou dans tout autre lieu public, mais aussi les échafaudages, les plaques d’égout, les sacs sans propriétaire, les chaussures, les gens à moustache, la fumée, les nœuds, les gratte-ciel et les turbans provoquent en lui une véritable panique. « Une grande partie du temps j’avais l’impression d’être au milieu d’un immense océan noir, ou au cœur de l’espace, mais pas de la façon qui aurait été passionnante. Simplement tout était incroyablement, loin de moi. C’était pire la nuit. »
Lorsqu’il trouve une clé dans le vase du dressing de son père un an après la mort de ce dernier dans les attentats du 11-Septembre, Oskar se met en tête de découvrir la serrure à laquelle elle correspond ainsi que la signification du mot « Black » écrit au dos d’une enveloppe. Va-t-il enfin résoudre le mystère de la disparition de son père ? Il décide de rencontrer toutes les personnes qui s’appellent Black à New York, soit deux cent seize foyers. Sa quête lui révélera l’histoire de sa famille…

Intelligence de la pensée et splendeur de la forme, telles sont les qualités maîtresses de ce livre. Œuvre comique, déchirante, terrible de vérité, Extrêmement fort et incroyablement près constitue un classique sans rival de la littérature américaine de « l’après-11-Septembre ».

_________________________

Le matin du 11 septembre 2001, Oskar a dû rentrer chez lui d’urgence. Sur le répondeur, il a trouvé cinq messages laissés par son papa, entre 8 h 52 et 10 h 04. Le petit garçon a pensé s’enfuir et ne plus jamais parler à personne, il a pensé se précipiter en bas de Manhattan pour voir s’il ne pouvait pas encore le secourir à lui tout seul. Finalement, il n’a rien fait, il a juste caché le répondeur. Un an après, Oskar cherche l’oubli dans une longue quête à travers New York, dont il ne semble pas pressé de connaître l’issue. Le prétexte, c’est une clef trouvée dans un dressing, un dressing qui « sent encore comme quand il se rasait ». Trouver ce qu’ouvre cette clef devient « la raison d’être suprême » d’Oskar. En chemin, il trouvera beaucoup d’adultes un peu mystérieux, un peu perdus, tristes eux aussi. Le deuxième roman de Jonathan Safran Foer est un magnifique hommage à ces corps que l’on a vus tomber des tours. C’est aussi l’une des plus belles déclarations d’amour jamais écrites d’un petit garçon de neuf ans à son père.
Epok, l'Hebdo de la Fnac.

Mot de l'éditeur

Oskar Schell a neuf ans. Il est : inventeur, entomologiste amateur, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome amateur, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de souvenirs des Beatles. Un an après la mort de son père dans les attentats du 11 septembre, Oskar trouve une clé. Persuadé qu'elle résoudra le mystère de la disparition de son père, il part à la recherche de la serrure qui lui correspond. Sa quête le mènera aux quatre coins de New York où il pénétrera les vies d'inconnus et découvrira l'histoire de sa famille. Dans le sillon de ce gamin surdoué, ultra sensible et d'une inventivité presque maladive, se dévoile une ville qui, un an après les attentats des Twin Towers, panse ses plaies et recèle bien des trésors. Tandis qu'en filigrane se dessine le récit de la famille d'Oskar, érigeant l'Histoire en écho à nos tragédies contemporaines

Livre conseillé par Lou

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31 janvier 2007

"Se résoudre aux adieux" Philippe Besson

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Mon opinion: Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767

J'ai commencé ce livre hier au soir et seule l'heure trop avancée, m'a fait le refermer et ne le terminer qu'à l'instant. Je n'ai jamais rien lu de cet auteur, et je ne sais donc pas comment sont ses autres livres, mais celui-ci est véritablement un délice, et je me demande comment un homme peut s'approprier, l'âme, les sentiments, les ressentis, à ce point, d'une femme...Pour ne rien vous cacher, je me suis munie d'un stabilo, et j'ai surligné toutes les phrases qui me parlaient tant, que j'aurais pu écrire (façon de parler), une petite voix féminine a du lui souffler...

C'est aussi le talent de l'écrivain et je lui tire ma révérence car franchement c'est une belle réussite même si tout au long du livre, cette souffrance nous envahit, réveille en nous des souvenirs...

Inutile de vous le dire, cela semble aller de soi je vous le recommande et je compte sur vous pour me parler des autres livres de cet écrivain.

Sans vouloir dévoiler la fin de l'ouvrage, on reprend son souffle et cela fait du bien.

Le résumé:

" Je me perds facilement dans cette ville rongée par la mer, au long de ruelles dont je ne mémorise pas les noms. Si tu me voyais errer au milieu des ruines, tu ne me reconnaîtrais pas." De Cuba, d'Amérique ou d'Italie, une femme écrit à l'homme qu'elle aime et qui l'a quittée. Mais ses lettres restent en souffrance.

Acheté suite à un émission de radio

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"Le petit livre des gros câlins" de Kathleen Keating

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Un petit moment de récréation lovée sous sa couette, une petite douceur à savourer, le sourire aux lèvres et le cœur apaisé.

Pas du tout un livre coquin … C’est le petit « Kama Sutra » du câlin tendresse.

Je l’ai lu avec bonheur, douceur et tendresse, comme un câlin offert par l’amie qui m’a donné en cadeau ce petit livre.

Il se lit facilement, se regarde aussi, puisqu’il est illustré de dessins d’ours (vous comprendrez pourquoi en le lisant) et on se dit qu’on est bien sot de ne pas ouvrir plus souvent sa porte pour offrir ou recevoir un câlin, d’un parent (e), d’un ami (e), d’un (e) enfant, ou bien sur de son amoureux (se), qu’un câlin mieux que des mots, si tout le corps parle, si tous les muscles sont relâchés peu apaisé, transmettre, un tel sentiment, une telle émotion, un réconfort sans pareil….

A lire, à apprendre, à mettre en application…et à relire.

Son résumé :

Certains jours, on se sent devenir ourson dans un monde de grisaille.

Rien ne vaut alors un bon câlin.
Le câlin donne du bonheur, sèche les larmes, aide à s’apprécier soi-même, ralentit les effets du vieillissement, facilite les régimes amaigrissants, supprime les insomnies, exerce les muscles des bras et des épaules, représente une saine alternative à l’alcool ou à la drogue.

Un livre-câlin pour réapprendre à se parler avec les mains…

L’auteur, Kathleen Keating, exerce dans le domaine de la psychologie.

L’illustratrice, Mimi Noland, a étudié la psychologie.

Offert par Véronique.

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30 janvier 2007

"Une vie Française" JP Dubois

9782879294674Mon avis: Emoticons_plus_com_20__2011766

J'ai acheté ce livre parce qu'on me l'a conseillé,  que tout le monde n'en disait que du bien, parce qu'il apparaissait sur tous les étalages.

Je l’ai lu et suis un peu déçue.

En fait difficile de décrire ce que je ressens, j’ai aimé certains passages de ce livre, beaucoup aimé même, me suis ennuyée souvent et ai ressenti un réel malaise pour d’autres.

Je crois que j’étais un peu trop dans la peau de ce personnage, peut-être, un peu trop prise dans ses tourments, dans ses moments d’ennui, dans ses moments de passion…

Alors c’est peut-être est-ce en cela que ce livre est un bon livre, et qu’il a plu à tant de lecteurs, je sais, pour ma part être  ravie de l’avoir terminé.

Et je ne sais si j’ai envie de le conseiller.

Un passage que j'ai adoré:

"Commença alors la période la plus mystérieuse et la plus magique de ma vie. Aujourd'hui encore, jai du mal à en parler, à décrire cette succession quasi ininterrompue d'éblouissements qui, d'escale en escale, d'arbre en arbre , ont changé ma vision et ma perception du monde. Voyageur presque dépourvu de bagages, nomade à l'esprit dépouillé, déchargé de toute responsabilité, de la moindre implication, botaniste d'opérette, l'esprit léger, aérien, je mesurais l'infinie beauté de la nature végétale. Je connus des chaleurs extrèmes, marchai face à des vents intenses, traversai des tempêtes déchainées, avançai sous des pluies torrentielles, juste pour aller voir un arbre, un seul, et le prendre en photo. Je me souviens de pins Douglas et de séquoias sempervirens deplus de cent mètres de haut oscillant dans les brises de la Californie du Nord et de la Colombie-britannique, de saguaros géants jaillis du désert de l'arizona, de cocotiers nonchalants................(page 241 édition points)" (Voir album photo sur les arbres vus par mon oeil d'amateur)

Résumé:

'Une vie française' raconte la vie d'un homme de la seconde partie de ce siècle. Le livre se construit autour de la vie politique et sociale de cette époque, de Charles De Gaulle à Jacques Chirac. Paul Blick, le personnage principal du roman s'interroge sur sa vie, sur son age, sa famille, ses amours, ses choix, son existence et ses souffrances, ses joies ( ?), ses engagements, ses convictions…Il se souvient et nous raconte, il vit et nous raconte, il souffre et nous raconte, il s’ennuie et nous raconte, il regarde et nous raconte. Paul ne veut pas les entendre ses désillusions (et je crois que je n’entends quelles), il tente d’assumer tout au long du livre d’assumer ses choix et ce qui lui arrive. De ses premiers baisers à ses premiers cheveux blancs, de sa révolte à sa petite vie bourgeoise, il hésite et se livre.

J’ai lu que ce livre faisait rire, je n’ai pas ri, j’ai lu que ce roman était frais, je n’ai pas la même notion de fraîcheur, j’ai lu que ce roman était grave et là je suis d’accord, entièrement.

Je crois qu’en fait j’ai aimé ce livre mais que je n’ai pas envie de ressentir ce qu’il parvient à faire ressentir…

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21 janvier 2007

"La bibliothèque Idéale"

9782253060437

A avoir sur sa table de chevet ou non loin de soit, le dictionnaire des meilleurs livres, on le parcours avec plaisir, on peut y chercher tous les livres que l'on a lu, les cocher et constater à quel point il nous en reste à lire... Cela donne envie de tous les lire, cela donne le regret de savoir que c'est impossible, cela est flatteur de constater que l'on en a lu quelques uns dans chaque catégorie, cela nous donne envie de poursuivre... On peut y trouver tous les prix Nobel pays par pays, et par année, les prix goucourt, les prix renaudot, les prix fémina, les prix médicis, les grands prix du roman de l'académie française, les 20 meilleurs livres de l'année selon lire de 1977 à 1991, un index des titres, un index des auteurs, et tous les livres sont classer par littérature de chaque pays, puis par genre et enfin par meilleurs livres  selon certaines personnes du monde de la littérature... un ouvrage qui devrait être mis à jour tous les ans ou presque, une belle idée que je conseille...l'avoir et le feuilleter...

Mot de l'éditeur

La Bibliothèque idéale n'est ni un musée, ni un inventaire, ni un palmarès. C'est un guide amical qui peut aider chacun à ouvrir sa propre route dans l'infini labyrinthe des livres.

Son audace - ou son excuse - est de présenter, en un volume, l'essentiel de ce qui fut écrit au cours des siècles.

En quarante-neuf chapitres de quarante-neuf articles, les ouvres majeures des grands domaines littéraires et des principaux genres spécialisés ont été répertoriées, classées et succinctement analysées.

Chacun peut ainsi à sa guise choisir ou " programmer " celles qui conviennent le mieux à sa curiosité ou à son humeur du moment.

Franchissez sans tarder le seuil de La Bibliothèque idéale : vous y découvrirez les clés de l'évasion, du rêve et du savoir.

Offert par Pierre en 1991

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14 janvier 2007

L'amant en culottes courtes de Fleischer (autobiographies)

9782020892841Mon avis: Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767

Je viens de terminer ce livre. Il fait donc partie de ma liste "challenge 2007" s'il m'est encore possible de me joindre à vous et à cette superbe idée.

Ce livre est un petit régal de littérature. Plein de sensibilité, il nous emmène dans un voyage d'études en Angleterre et on se glisse avec délice au sein de cette famille, on partage avec intérêt l'emploi du temps de ce jeune garçon, ses découvertes, ses pensées, et on se laisse bercer, on s'attarde, enfin je me suis attardée, je n'ai pas avalé ce livre en une soirée, mais je retrouvais chaque soir, ces longues descriptions dignes des plus grands.

J'ai été étonnée par l'audace d'un petit garçon de 13 ans, son audace érotique, son audace sensuelle, son audace sexuelle...j'ai eu bien souvent du mal à mettre sur ces mots, sur ces actes, l'image d'un ado de 13 ans.

J'ai été, tout autant que l'auteur, je crois, étonnée par la fin du livre.

Je vous le recommande.

Un avis:

« Longtemps, j’ai porté des culottes courtes – ici s’arrête toute imitation d’une œuvre inimitable entre toutes… –, et longtemps j’ai regretté de n’avoir pu les porter plus longtemps. Aujourd’hui encore, quand vient juillet et que j’enfile ce qu’on appelle un short, ce n’est pas le vêtement pour les jours de chaleur que je retrouve, délaissé depuis l’été précédent, mais la tenue d’une saison beaucoup plus lointaine, à l’époque où les gamins allaient jambes nues, et le souvenir d’un mois de juillet dans un autre temps. »
En ce mois de juillet 1957, l’écrivain, alors âgé de treize ans, est envoyé à Londres chez la famille Buss, au 15, Broadlands Road, pour son troisième voyage d’études en Angleterre. En plus des membres de la famille y sont logées deux étudiantes de Trinidad, plus âgées que lui. En ce début juillet 1957, deux jours vont suffire « pour installer la mesure du temps, la succession des événements, le déroulement du programme, l’inclinaison naturelle des sentiments, des émotions ». Le
little french boy, qui en est encore à la collection des autos miniatures des Matchbox Series
, connaît sa première aventure amoureuse et expérience sexuelle avec Barbara, l’une des deux pensionnaires…

Roman autobiographique, roman d’apprentissage,
L’Amant en culottes courtes
résonne des thématiques chères à Alain Fleischer : la mémoire, la famille, l’absence des morts. Avec son appréciation réaliste de la nature humaine et sa réflexion toujours aussi pertinente sur la langue, l’Histoire et la notion d’appartenance, Alain Fleischer continue de s’imposer comme l’un des plus grands écrivains français d’aujourd’hui.

Tant pis s'il n'a pas obtenu un de ces grands prix littéraires dont tout le monde parle. Le nouveau livre d’Alain Fleischer, L’Amant en culottes courtes, aurait pourtant vraiment mérité d’être distingué. Abandonnant la fiction pour l’autobiographie, Fleischer y propose une reconstitution proustienne de l’été 1957 où, pendant un séjour linguistique à Londres, jeune garçon, il trébuche ses premiers pas dans la sexualité. Dans une ambiance impeccablement british, il raconte comment un gamin de 13 ans, qui collectionne les « Matchbox Series » et les « Observer’s Book », se transforme en quelques jours en parfait petit amant d’une beauté caribéenne de sept ans son aînée et se découvre rapidement prêt à tout pour enrichir, jour après jour, sa connaissance du plaisir féminin. Découpé en longs paragraphes qui sont autant de petites nouvelles, ce livre recrée littéralement un monde et un temps aux accents proustiens : « Longtemps j’ai porté des culottes courtes », commence Fleischer dans un malicieux clin d’oeil à La Recherche. Ne vous laissez pas intimider par les dimensions du livre (plus de 600 pages), ni par la réputation « difficile » de l’auteur. Cet Amant en culottes courtes se lit d’une traite.
Epok, l'Hebdo de la Fnac.

Mot de l'éditeur

Dans ce roman autobiographique, Alain Fleischer revient sur une période cardinale de sa vie : le mois de juillet 1957 où, à l’âge de treize ans, il vit sa première aventure amoureuse et expérience sexuelle avec Barbara, une très belle jeune femme de vingt ans, qui est logée dans la même famille d’accueil que lui pour son stage linguistique. Cela se passe à Londres. Un quartier plutôt chic. Maison assez spacieuse, avec le deuxième étage qui est celui des filles. Le narrateur, lui, a sa chambre au rez-de-chaussée. Cela jouera un rôle…
Le jeune garçon porte encore des culottes courtes, il collectionne des Dinky Toys et garde un vrai attachement à l’enfance, pris dans la tension entre deux âges, deux univers, deux corps. La découverte de la sexualité sous ses multiples formes est haletante et belle.
C’est aussi le roman d’une ville, et le roman de l’apprentissage d’une langue étrangère à laquelle on finit par vouloir appartenir.
C’est encore le roman d’une famille, juive et hongroise par le père, décimée dans les camps. Le livre se clôt d’ailleurs, aussitôt après l’idyllique séjour londonien, sur un voyage en Hongrie, là où résonne l’absence des morts.

Conseillé par Louise

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14 octobre 2006

Les Hommes racontés par les femmes de Gerard Salama et Nathalie Demarta

9782259204286"les hommes racontés par les femmes" de Gérard Salama et Nathalie Demarta

On sourit, on sent que l'auteur a pris du plaisir à écrire cet ouvrage, on le lit avec bonne humeur et presque bonheur de se dire qu'en fait on a pas eu trop de malchance...mais qu'on en a croisé certains qui ressemblent tellement à tant d'autres...que décidémment les hommes:-)

Mais cela ne va trop loin.

Un bon petit moment de détente, c'est déjà beaucoup! Non?

Merci à la personne qui me l'a offert.

En résumé:

Ecrit par une femme et un gynécologue, ce livre à 4 mains parle des hommes à travers de très nombreux témoignages de patientes qui ont dévoilé sans tabou leurs amours et les secrets de leur vie intimes. Sous forme d'anecdotes traitées avec humour, le vécu de ces femmes permet de dresser des portraits types: les machos, les romantiques, les infidèles incurables, les bons pères de famille, les lâches, les immatures, les exceptionnels.

Livre offert par Bernadette

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