Lire à L'Aurore

19 octobre 2011

"Le ventre vide, le froid autour" Les filles du Calvaire

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Résumé:  "Je me suis consacrée à la Faim.Elle est mon refuge. Mon appui. Moi et la Faim ne dormons plus, moi et la Faim connaissons les veilles et la trop grande fatigue. Et vlan, six kilos de partis. Au travail ils le voient enfin. Ça discute derrière mon dos. Je flotte dans les couloirs, un sourire léger sur les lèvres, la Faim en moi, comme une marque au fer rouge. Ce n'était pas si compliqué en fait. Juste un peu de volonté contre cette purée rose et écoeurante, et voilà que ma véritable nature se révèle : je fais partie des poètes et des fous au regard enflammé par l'envie.
Je pense aux vacances qui approchent, aux trois rondelles de concombre que je mangerai ce soir. Et les murs s'effacent et pâlissent à la vue de mes os... Je sais que je vais bientôt sortir de ce mauvais rêve".

 Lucie, Véronique, Claire, Anne-Laure et Aurore, cinq jeunes femmes âgées de 20 à 30 ans, ont connu l'enfer des troubles alimentaires. Elles témoignent ici à cinq voix de ce mal particulier qu'est l'anorexie mentale.
Du corps amaigri que l'on cache aux os que l'on exhibe, elles dépeignent avec justesse l'euphorie et la douleur que procure la maîtrise de soi ; le déni de la maladie jusqu'à l'effondrement physique et l'impossibilité de communiquer avec les proches. Elles nous racontent aussi les soins hospitaliers, leurs victoires et leurs rechutes, l'importance de la thérapie et du soutien de leurs semblables, autant de moyens qu'elles ont trouvés pour apaiser peu à peu leur calvaire.

Mon avis: 

Voilà 3 nuits successives que je dévore ce livre, que je me nourris de son contenu, que j'avale chaque mot, chaque phrase...J'y ai trouvé tant de mots (maux) qui me parlent, tant de mots (maux) qui me définissent, tant de lieux où j'ai erré, tant d'endroits que j'ai connus où je me suis ressourcée...Ces témoignages m'ont tant parlé, le courage de tout écrire m'a tant touché, que je suis pleine aujourd'hui, lendemain de la dernière nuit où je l'ai terminé, pleine des maux qui emplissent ce livre.

 

Je le relirai et le surlignerai, comme tous ces livres que j’ai pu lire durant ces 10 années, où j’ai cherché en vain la réponse à mes tourments, la solution à ma guérison. Je remercie ces 10 mains de leur témoignage, de leur courage, de leur parcours, je me réjouis d’avoir séduite l’une d’entre elle par mes photos, car si je n’ai su encore par les mots en public faire parler mes mots sur cette période que je traverse, j’essaie par mes photos de traduire ce qu’elle est. Si tu es venue vers moi, il n’y a pas de hasard, tu savais que je savais, et tu as raison, je savais…ce que je ne sais peut-être pas pour moi-même…

 

J’ai envie de faire connaitre votre livre à des personnes que j’ai croisé dans ces lieux très fréquentables….

 

Je vous remercie de votre témoignage, de votre écrit si vrai. Je suis certaine déjà de son succès auprès des personnes touchées par ce mal, mais par d’autres aussi qui en sont proches, par les professionnels, par les amis, la famille, ceux qui choisissent d’essayer de comprendre et non de fuir…car nombreux sont ceux qui fuient et désertent le bateau avant qu'il ne soit complètement coulé ou sauvé....

Ce livre m'a été conseillé par Claire, que je remercie,  qui fut mon modèle pendant une séance photo...la 1ère...(https://www.facebook.com/pages/Fr%C3%A9d%C3%A9rique-Calloch-Photography-Photaurore/202996696377?ref=ts#!/media/set/?set=a.10150323607066378.361466.202996696377&type=3)

 

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13 octobre 2011

"Indignez Vous!" Stéphane Hessel

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Tous ses livres sont à acheter les yeux fermés, et à lire, les yeux bien ouverts.

C'est un grand homme comme il en est peu....

J'ai la chance de l'avoir rencontré plusieurs fois, de l'avoir écouté parlé...

Dans ce mini livre, il reprend tous ces combats, toutes ces croyances.

"Créer, c'est résister. Résister, c'est créer"

Je vous conseille ce livre.

A quelques jours du second tour des primaires, je me permets de dire ce qui n'est pas secret, puisqu'il le dit haut et fort, ici et là, qu'il soutient Martine Aubry...

J'ai rencontré cet homme grâce à Véronique Thiaudière, je l'en remercie.

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21 décembre 2010

"Falaises" Olivier Adam

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Bio de l'auteur:

  • Olivier Adam est né en 1974. Après avoir grandi en banlieue et vécu
    à Paris, il s’est installé à Saint-Malo. Il est l’auteur de nombreux
    livres dont Passer l’hiver (Goncourt de la nouvelle 2004), Falaises,
    À l’abri de rien (prix France Télévisions 2007 et prix Jean-Amila-
    Meckert 2008), Des vents contraires (prix RTL / Lire 2009).

Un aperçu:

  • Etretat. Sur le balcon d’une chambre d’hôtel, un homme veille. Au bout de son regard : les falaises éclairées d’où s’est jetée sa mère vingt ans plus tôt.
    Le temps d’une nuit, le narrateur déroule le film de sa vie, cherche dans sa mémoire rétive les traces de sa mère disparue.
    Un roman d’un souffle et d’une ampleur romanesque exceptionnels.

Mon avis:

De ceux que j'ai préalablement lu ce n'est pas mon préféré, j'ai eu un peu de mal à suivre l'auteur, le tracé...Néanmoins, on y retrouve sa plume, l'émotion, la vie et tout ce que cela implique, impose...

Je vais vous livrer un extrait qui m'a beaucoup émue, touchée, donné la chair de poule...

"j'ai 31 ans et rster en vie à longtemps été pour moi une activité à plein temps, un programme, un horizon. Garder un semblant d'équilivre. Ne pas tomber en miettes ni fondre en larmes. Ne pas m'enfoncer, me laisser entraîner par ceux qui sont loin désormais,  à qui j'étais lié et dont le poids me leste...."

Rien que pour ces quelques lignes j'aurais pû lire ce livre....

Ce livre m'a été conseillée par Patricia

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"Pas ce soir je dine avec mon père" Marion Ruggieri

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Relations parents-enfants
Un père qui ne veut absolument pas vieillir, une fille effacée face à celui -ci! Un roman drôle et charmant,qui quand on creuse, nous pousse à nous interroger sur les relations parents-enfants:qui doit laisser la place à l'autre pour s'épanouir?

Le Mot de l'éditeur : Pas ce soir, je dîne avec mon père

Mon père a décidé que son combat d’une vie serait de ne pas mourir. De ne pas mourir, donc de ne pas vieillir. D’arrêter le temps ? Au début, je croyais qu’il était seul atteint. Et puis je me suis aperçue que la génération suivante était pire. Voilà le problème. Les gens ne veulent plus mourir. Alors ils volent la vie de leurs enfants. Ce sont des ogres.

Mon avis:

On lit, on s'interroge, on se demande, qui a besoin le plus de grandir...

Chacun doit tenter de faire son chemin, côte à côte sans penser que l'autre à achever sa vie, sans penser qu'il empiète sur la vie de l'autre.

Notre chemin, se poursuit au dela d'avoir mis son enfant au monde, et ce n'est certainement pas plus simple pour l'enfant de voir que son parent n'a pas fini de se trouver, de se construire et ce n'est surement pas pour cela qu'il n'est pas capable de le guider.

Un livre tendre, charmant...

Emprunté dans la bibliothèque de ma mère, par ma fille (avec un titre pareil) logique, et je l'ai lu ensuite...

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07 décembre 2010

"No et Moi" Delphine de Vigan

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Un aperçu:

No et moi, c’est une rencontre merveilleuse avec Lou , adolescente surdouée de 13 ans. Coincée entre une mère à la dérive et un père qui force la bonne humeur, elle aborde sa 1ère année de lycée avec réticence et timidité jusqu’à sa rencontre avec No… Un regard nouveau sur le monde des SDF, un mélange de clairvoyance et de naïveté sur la pauvreté. Une bulle de douceur dans cette rentrée littéraire…

Un peu plus:

Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Les yeux grand ouverts, elle observe les gens, collectionne les mots, se livre à des expériences domestiques et dévore les encyclopédies.
Enfant unique d’une famille en déséquilibre, entre une mère brisée et un père champion de la bonne humeur feinte, dans l’obscurité d’un appartement dont les rideaux restent tirés, Lou invente des théories pour apprivoiser le monde.
A la gare d’Austerlitz, elle rencontre No, une jeune fille SDF à peine plus âgée qu’elle.
No, son visage fatigué, ses vêtements sales, son silence.
No, privée d’amour, rebelle, sauvage.
No dont l’errance et la solitude questionnent le monde.
Des hommes et des femmes dorment dans la rue, font la queue pour un repas chaud, marchent pour ne pas mourir de froid. « Les choses sont ce qu’elles sont ». Voilà ce dont il faudrait se contenter pour expliquer la violence qui nous entoure. Ce qu’il faudrait admettre. Mais Lou voudrait que les choses soient autrement. Que la terre change de sens, que la réalité ressemble aux affiches du métro, que chacun trouve sa place. Alors elle décide de sauver No, de lui donner un toit, une famille, se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Envers et contre tous.

Roman d’apprentissage, No et moi est un rêve d’adolescence soumis à l’épreuve du réel. Un regard d’enfant précoce, naïf et lucide, posé sur la misère du monde. Un regard de petite fille grandie trop vite, sombre et fantaisiste.Un regard sur ce qui nous porte et ce qui nous manque, à jamais.

Dans No et moi, Delphine de Vigan nous plonge avec brio dans les la peau de Lou, une lycéenne surdouée de treize ans en pleine révolution existentielle. Sa révolution à elle ? La rencontre dans une gare parisienne de No, une jeune SDF malmenée par l’existence, et de Lucas, un bad boy du lycée au cœur tendre en délicatesse avec sa famille…
Présentation de No et Moi par Delphine de Vigan elle-même, qui signe avec ce quatrième roman un impeccable roman d’apprentissage sur l’amitié, l’amour, l’utopie sociale et l’inexorable violence du réel.

Ce que j'en pense...

J'ai lu le livre, alors que le film vient de sortir. Je n'irai pas voir le film, j'ai bien trop aimé le livre.  Les personnages sont dans mon esprit si vivants, si réels, qu'aucun film ne pourrait me raconter ce livre autrement, pas pour le moment. J'ai bien entendu adoré le sujet, la façon délicate de l'aborder, et en même temps cette façon si réelle de nous montrer l'intolérable, ce qui vit à côté de nous, nous dérange, nous émeut, nous écoeure et contre quoi nous sommes souvent si impuissants. Je cotoie chaque jour des gens sans abri au sein d'une association et ce sujet me touche comme tout ce qui met l'Homme en retrait de cette société. Je conseille ce livre, j'encourage à regarder les autres, ceux qui sont différents de nous, avec empathie...tout ce qui arrive à d'autres peut nous arriver à nous aussi, et rien n' est impossible....mais rien n'est aisé...même de tendre la main...

Ce livre m'a été prêtée par ma maman <3

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25 août 2010

"La théorie du moustique" Nancy Werlin

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Donner l'envie de le lire:

Pour le jeune Matthew Walsh et ses soeurs, Callie et Emmy, la vie dans la banlieue de Boston est une lutte quotidienne. En effet, tout en leur jurant son amour, Nikki, leur mère, fait planer la terreur sur ses trois enfants. Un amour destructeur dont Matt porte tous les stigmates, comme cette cicatrice à la gorge faite avec un couteau après qu'elle l'eut surpris en train de voler un biscuit dans la cuisine. La seule personne qui leur permettrait de recouvrer un semblant de vie normale est Murdoch, le nouveau petit ami de leur mère. Mais cet homme au passé violent, qui ne tarde pas à fuir la folie de Nikki, sera-t-il en mesure de les sauver ? Le roman, sous la forme d'une lettre écrite par Matthew à sa petite soeur, raconte le calvaire enduré auprès d'une mère dangereusement instable, et surtout l'histoire d'une incroyable solidarité fraternelle.

Le livre:

"La Théorie du moustique" a reçu une trentaine de prix aux États-Unis et a été finaliste du Los Angeles Times Book Prize ainsi que du National Book Award en 2006.

Mon avis:

On lit ce livre comme ci nous venions de le recevoir comme une lettre qui nous serait adressée. On le dévore, on voudrait prendre ces enfants sous notre aile...mais pas seulement les enfants. On aimerait pouvoir aider cette femme, la diriger vers des lieux qui pourraient l'aider à se faire soigner et ainsi protèger ses enfants. Avant d'être bourreau, elle a surement été victime...mais ce n'est pas le thème du livre. ce livre met également en évidence, l'indifférence, l'individualisme, comment un monde d'adultes peut il passer à côté d'un tel drame psychologique. Je ne sais à quelle période se déroule cette histoire, on aime à penser qu'aujourd'hui des situations comme celles ci sont plus rares, je crains que non.

Ce livre m'a été offert par Patricia et Sylvain

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24 août 2010

"Les heures souteraines" Delphine De Vigan

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Résumé:

Chaque jour, Mathilde prend la ligne 9, puis la ligne 1, puis le RER D jusqu'au Vert-de-Maisons. Chaque jour, elle effectue les mêmes gestes, emprunte les mêmes couloirs de correspondance, monte dans les mêmes trains. Chaque jour, elle pointe, à la même heure, dans une entreprise où on ne l'attend plus. Car depuis quelques mois, sans que rien n'ait été dit, sans raison objective, Mathilde n'a plus rien à faire. Alors, elle laisse couler les heures. Ces heures dont elle ne parle pas, qu'elle cache à ses amis, à sa famille, ces heures dont elle a honte.
Thibault travaille pour les Urgences Médicales de Paris. Chaque jour, il monte dans sa voiture, se rend aux adresses que le standard lui indique. Dans cette ville qui ne lui épargne rien, il est coincé dans un embouteillage, attend derrière un camion, cherche une place. Ici ou là, chaque jour, des gens l'attendent qui parfois ne verront que lui. Thibault connaît mieux que quiconque les petites maladies et les grands désastres, la vitesse de la ville et l'immense solitude qu'elle abrite.
Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Autour d'eux, la ville se presse, se tend, jamais ne s'arrête. Autour d'eux s'agite un monde privé de douceur.
Les heures souterraines est un roman sur la violence silencieuse. Au coeur d'une ville sans cesse en mouvement, multipliée, où l'on risque de se perdre sans aucun bruit.

L'auteur:

Delphine de Vigan est l'auteur de No et moi, révélation du magazine LIRE 2007, prix des libraires 2008 et prix solidarité 2009. Elle vit à Paris, connaît bien la ligne D du RER et la couleur des lignes de métro. Les heures souterraines est son cinquième roman

Mon avis:

Un livre que j'ai lu avec plaisir, sans pouvoir le poser. Une idée, qui n'a selon moi, pas été exploitée jusqu'au bout. On ressent ce qu'elle vit surtout si dans son passé ce genre de situation nous est de près ou de loin, familière, on comprend qu'elle ait voulu créer cette atmosphère insoutenable, la longueur des minutes, pourtant, je pense qu'elle aurait pu pousser plus loin encore. On a tendance à souhaiter qu'un livre nous livre une fin, un dénouement, la vie est souvent ainsi faite...elle se poursuit...

Livre offert Par Patricia et Sylvain

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22 janvier 2010

" Leur Histoire"(les mots bleus) de Dominique Mainard

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Leur histoire

Anna a six ans. Elle n'a jamais parlé. Une crainte étrange court tel un fil dans sa famille depuis trois générations, la

crainte que les mots ne soient «des traîtres, des voleurs», une menace insidieuse capable de vous ôter la vie et l'amour des êtres qui vous sont chers.

Nadèjda, sa mère - la narratrice -, a refusé d'apprendre à lire et à écrire. À l'âge d'Anna, elle a assisté impuissante à la mort de sa grand-mère, provoquée, s'est-elle imaginé, par l'un des mots du conte que la vieille femme lui lisait alors...

Lorsque, en désespoir de cause, elle inscrit Anna dans une école pour malentendants, elles croisent le chemin de Merlin, un enseignant qui emploiera toutes ses forces à «donner la parole» à l'enfant. Entre la frayeur que Nadèjda éprouve et l'amour qui naît bientôt entre elle et Merlin, des bulles de savon, un sifflet, des masques seront autant de pierres formant un gué périlleux qui permettra à Anna d'atteindre l'autre rive.

«Un conte et un règlement de compte avec les mots.» Catherine Argand, Lire.

Dominique Mainard est l'auteur de plusieurs recueils de nouvelles et de romans. Leur histoire a paru pour la première fois en 2002 et a été couronné par le Prix du Roman FNAC et le prix Alain-Fournier. Il a également fait l'objet d'une adaptation cinématographique sous le titre Les mots bleus, réalisée par Alain Corneau en 2005. Son dernier livre, Le ciel des chevaux, a paru en 2004.

Extrait du livre:
Anna, mon enfant fleur, mon enfant muette. Depuis toujours me semble-t-il, depuis avant même sa naissance, j'observe sa bouche silencieuse, ses gencives pâles et nues qu'ont peu à peu percées les dents de lait - les minuscules tourelles blanches de ses dents de lait, défendant sa bouche, des armes dérisoires, mais elle est restée muette. Avant qu'elle n'apprenne à manger seule, à chaque cuillerée glissée entre ses lèvres j'essayais de glisser mon regard jusqu'à sa gorge, espérant quoi ? Apercevoir ses cordes vocales alignées telles des cordes de chair, prêtes à vibrer, espérant toujours qu'il s'en échappe un mot; même si cela avait été un mot vide, une simple bulle, d'air, de souffle, d'haleine, je l'aurais reconnu, je crois, et j'en aurais été si heureuse. Mais un an, deux ans, trois ans ont passé, et il n'y a eu ni marna, ni doudou, ni zozio, même à l'oisellerie où je l'emmenais quand je n'avais trouvé personne pour la garder et où elle passait des heures en contemplation devant les cages des bengalis et des perruches. Quand elle avait sommeil, elle se glissait le pouce enfoui dans la bouche à l'intérieur de l'immense volière vide exposée en vitrine, par une toute petite porte en fer forgé, la luxueuse volière destinée à accueillir des aras ou des familles entières de merles de Nubie et dont j'avais tapissé le sol de coussins; les passants s'arrêtaient pour contempler derrière la vitre cette enfant endormie dans une cage malgré la cacophonie des chants, lentement recouverte des plumes que perdaient les oiseaux en battant des ailes.

Avant qu'elle ne sache marcher, quand elle n'avait que quelques mois, j'allais la coucher à l'heure de la sieste dans l'arrière-boutique toute tiède et odorante des kilos de graines qu'on y entreposait.

Mon avis

Un très joli conte dans lequel on se jette sans pouvoir se détacher, facile à lire, touchant...un livre qui va peut être me donner envie de dévorer la pile de livres à lire qui ne cesse d'augmenter...

Merci à Marie qui me l'a conseillé

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22 août 2009

"Chaos Calme" de Sandro Veronesi...

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Chaos calme

Après avoir sauvé une femme de la noyade, Pietro Palladini apprend que la sienne vient de mourir. Incapable d’extérioriser sa peine, il se terre dans sa voiture des journées entières, posté devant l’école de sa fille. Peu à peu, les gens viennent lui confier leurs malheurs. Dans ce magnifique roman sur le deuil, porté par une écriture à la fois sobre et incroyablement dense, Sandro Veronesi nous parle d’un sujet universel, celui de la renaissance à la vie. Ou comment se réapproprier sa place d’homme parmi les hommes.

Le Mot de l'éditeur :

Prix Fémina roman étranger 2008

Prix Méditerranée étranger 2008

Pietro Palladini est immobile, Dans l'œil du cyclone.
Il ne sort plus de sa voiture, garée au bas de l'école de sa fille à Milan. Ce quadragénaire séduisant que la vie avait épargné vient de perdre sa femme, Lara. Il attend de souffrir, mais ce n'est pas si facile de ressentir la perte. Les amis et les anonymes viennent lui parler, l'étreindre, partager ce temps suspendu, ce " chaos calme " où il se réfugie désormais. Une jolie fille qui promène son chien, les collègues de travail à la veille d'une fusion financière sans précédent, un frère fumeur d'opium, une belle-sœur qui se dénude en pleine crise de nerfs, une milliardaire érotisée, tous perdent à un moment leur calme, leur dignité, leurs masques.
Tous renoncent à la comédie sociale. Sur cette situation digne d'un Beckett loufoque. Sandre Veronesi construit un roman polyphonique, livre de la maturité, émouvant, ample, magistralement tissé : le mélange de l'intime dans ce qu'il a de plus vibrant et du réel dans ce qu'il a de plus dérangeant.

QQ réflexions autour de ce livre, que je vous livre=)

.Ou comment donner du temps au temps et se rapprocher de l'essentiel...

La vie faite de parenthèses, cesser la course infernale du faire et du non être, s'accorder d'être spectateur et non acteur, par besoin, par obligation, pour sa survie, acccepter de ne plus pouvoir être dans le semblant et uniquement dans le ressenti...

J'ai aimé ce livre.

Il m'a été conseillée par Jean-Paul et je l'ai lu à L'ile Maurice

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08 juin 2008

La Rêveuse D'Ostende d'Eric-Emmanuel Schmitt

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Résumé:

Pour guérir d'une rupture sentimentale, un homme se réfugie à Ostende, ville endormie face à la mer du Nord. Sa logeuse, Anna van A., une femme solitaire vivant parmi ses livres et ses souvenirs, va le surprendre en lui racontant l'étrange histoire de sa vie, où se conjuguent l'amour le plus passionné et un érotisme baroque. Le récit s'avère si surprenant que l'homme, doutant de sa véracité, va enquêter pour déterminer ce qui tient de la réalité ou du fantasme...A-t-il affaire à une superbe mystificatrice ou à une femme unique ? Jusqu'à la fin, il ira de découvertes en découvertes.
Cinq histoires qui montrent le pouvoir de l'imagination dans nos existences. Cinq histoires - La rêveuse d'Ostende, Crime parfait, La Guérison, Les mauvaises lectures et La Femme au bouquet- suggérant que le rêve est la véritable trame qui constitue l'étoffe de nos jours.

Après avoir lu de cet écrivain bon nombre de ses livres, "la secte des égoistes", "l'évangile selon pilate", "la part de l'autre", "lorsque j'étais une oeuvre d'art", "Odette toulemonde et autres histoires", "oscar et la dame rose" (vu au théatre également), "ma vie avec Mozart", "le visiteur" (vu au théatre également), "variations énigmatiques (vu au théatre également), je ne peux pas vous dire que je n'apprécie pas son écriture, il s'exerce dans tous les styles et y parvient avec brio selon moi, c'est toujours profond et intelligent. Alors je n'en m'en lasse pas. Dans celui ci, je regrette toutefois, qu'il n'est pas eu envie de nous emmener encore plus loin, chaque histoire me semble courte, trop courte, mais ce fut toutefois un agréable moment.

Livre trouvé dans mes errances au Verger des Muses.

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19 mai 2008

L'Adolescence par Philippe Jeammet

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Fondamentalement, l'adolescence est la période de tous les changements: ente la puberté, les premiers amours, les relations familiales en mutation, une perception de l'avenir encore floue...il n'est pas toujours facile de garder le cap!

A travers les questins le plus souvent posées en consultation, P.Jeammet est prof en phychatrie, celui ci donne aux arents comme aux adolescents les clés qui les aideront à mieux comprendre et amnalyser cette période de doute et de quête, pour avoir enfin les bonnes réponses au bon moment et apprendre à franchir ensemble cette difficile étape, ou du moins tenter de la vivre le mieux possible avec le plus de connaissances possibles, si cela est possible :)

Un livre à lire, qui permet de comprendre nos adolescents, et aussi de retrouver cet adolescent que nous avons été et que nous n'avons pas toujours compris.

Un livre conseillé par Abir.

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12 février 2008

Philippe Besson "Un homme accidentel"

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Mon opinion:

Ça se lit, ça se lit bien...cependant, je suis toujours à la recherche dans les livres de Besson de ce que j'ai pu ressentir dans "se résoudre aux adieux", et en dehors de quelques passages où il traduit la violence de l'attirance entre ses 2 personnages, je ne retrouve pas la force de ce roman(se resoudre aux adieux).

En résumé:

A los Angeles, ville mythique et dangereuse, une intrigue criminelle peut parfois devenir une intrigue amoureuse.

Mot de l'éditeur

Philippe Besson détourne les codes du « polar » pour traquer la violence des sentiments entre deux êtres que tout sépare.
L’un est un inspecteur de police de Los Angeles, sans histoires. L’autre est la nouvelle coqueluche d’Hollywood, celui dont les tabloïds du monde entier s’arrachent les photos. A priori, ces deux hommes n’auraient jamais dû se rencontrer. S’il n’y avait eu l’assassinat d’un jeune prostitué dans un des quartiers les plus riches de L.A… Alors que deux mondes opposés se télescopent dans un jeu de cache-cache mêlé de fascination et de faux-semblants, l’enquête révèle bien plus que l’identité du coupable.

À l’intrigue criminelle se greffe le récit d’un amour imprévu et fulgurant, où le désir conduit à franchir des frontières dangereuses.
Derrière le cliché d’une existence bien rangée, ou celui des paillettes et du glamour, se cachent la vulnérabilité et la solitude de deux hommes. Aucun n’avait prévu l’attirance incontrôlable qui les pousse soudain l’un vers l’autre. Comment ces deux hommes, icônes d’une certaine Amérique et symboles de la virilité, vont-ils faire face à l’inédit ? Et combien de temps un amour, même absolu, peut-il se maintenir en marge de la morale et des lois ?

Besson rend hommage aux films hollywoodiens en multipliant les références visuelles. Jamais son style n’a été plus cinématographique.
Tantôt roman noir, tantôt road movie, ce récit est aussi celui d’une ville mythique, Los Angeles, où l’omniprésente lumière californienne irradie tout, des rues aux villas de stars, en passant par les motels de Venice Beach et les rivages du Pacifique. Cette lumière vengeresse semble n’avoir qu’un seul but : révéler la face cachée d’Hollywood et le mensonge des apparences. Besson joue les contrastes : d’un côté la noirceur des secrets enfouis et d’un crime nocturne. De l’autre, la révélation de l’amour, qui transcende les personnages et les confronte à leur vérité nue.

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Alain Badiou "De quoi Sarkozy est-il le nom?"

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Mon Opinion:

Je ne connaissais pas cet écrivain-philosophe.

Je suis tombée par hasard sur l'émission de Frédéric Taddei sur europe 1. N'ayant pas entendu l'ntégralité de cet émission, je l'ai parcourue dans son ensemble, sur le net par la suite, vous pouvez faire de même en cliquant sur le lien.

J'ai de suite été interessée par le sujet, la pertinence des propos d'Alain Badiou, la pertinence et l'intelligence.

Bref, j'ai cherché ce livre, avec grand interet, et il m'a fallu de la patience, car c'est un petit éditeur et il était introuvable dans les magasins style la Fnac et Virgin...rien ne vaut décidemment une vraie librairie ;)

Je l'ai lu sans aucune difficulté et avec délice. Il nous permet de revisiter un certain vocabulaire qui a été modifié avec le temps (démocratie, communisme...), c'est une photographie de notre société très réaliste et bien loin d'une certaine idéologie.

Je vous le conseille, quelque soit vos idées politiques...Il peut sans doute exaspérer certains, j'en conviens, il peut séduire bon nombre...

Comme il est rassurant de savoir que des personnes pensent ainsi....

En résumé

Les détracteurs du « gouvernement Sarkozy » devront s’y résoudre : ce n’est pas plus dans l’examen de la personnalité de son « chef » que dans le compte des ralliements qu’il suscite qu’ils trouveront le moyen d’en précipiter la chute.
Le philosophe Alain Badiou pose que, face à la brutalité (historiquement inscrite et idéologiquement fondée) des lois actuelles, la gauche ne peut qu’assumer à son tour l’héritage de ses valeurs essentielles, celles que le gouvernement et ses amis se plaisent à désigner comme obsolètes, irresponsables, ou même dangereuses. Ce n’est qu’ainsi qu’une véritable politique d’émancipation pourra à nouveau émerger.

Mot de l'éditeur

« Entre nous, ce n’est pas parce qu’un président est élu que, pour des gens d’expérience comme nous, il se passe quelque chose. » C’est dans ces termes – souverains – qu’Alain Badiou commente, auprès de son auditoire de l’École normale supérieure, les résultats d’une élection qui désorientent passablement celui-ci, s’ils ne le découragent pas.
Autrement dit, une élection même présidentielle n’est plus en mesure de faire que quelque chose se passe – de constituer un événement (tout au plus une « circonstance », selon la qualification donnée par cette série de livres) ; Badiou reste ferme quant au soupçon qu’il y a lieu de porter sur l’opération démocratique du suffrage électoral (Voir Circonstances 1). Mais, clairement, il tient à dire ceci aussi : même l’élection de Sarkozy au poste de président de

la République

, pour inquiétante ou décourageante qu’elle soit, n’est pas de taille à permettre qu’on dise que quelque chose s’est passé, a fortiori qu’un événement est survenu. « Oui, continue-t-il, je pense que Sarkozy à lui seul ne saurait vous déprimer. Donc, ce qui vous déprime, c’est ce dont Sarkozy est le nom. Voilà de quoi nous retenir : la venue de ce dont Sarkozy est le nom, vous la ressentez comme un coup que cette chose vous porte, la chose probablement immonde dont le petit Sarkozy est le serviteur. »
De quoi Sarkozy est-il le nom ? De quoi tire-t-il son nom ? C’est la question que pose ce livre et à laquelle il répond longuement. Resituant celle-ci dans le courant récent et actuel de la politique européenne et mondiale – un courant puissamment « réactif » comme le dit Badiou. Mais resituant également celle-ci dans une plus vaste périodisation historique, dont le fil conducteur est constitué par les avatars de ce qu’il appelle « l’hypothèse communiste ». Cette hypothèse ne peut-elle plus être faite ? Autrement dit, la faillite éclatante des divers régimes qui s’en sont recommandés (recommandation trompeuse à l’excès) est-elle de nature à faire qu’on ne puisse plus aucunement former le dessein d’une autre forme politique possible pour la démocratie ? Non, répond ici Alain Badiou une nouvelle fois : non seulement elle peut être faite, mais elle le doit.

De quoi Sarkozy est-il le nom ? est sans aucun doute le livre le plus nécessaire qui soit par ce temps, un livre qu’approuveront en grande partie même ceux qui ne l’approuveront pas en totalité. Signe d’une richesse rare dont seuls les grands livres d’intervention sont capables.

Sommaire :
1. Avant les élections
2. Après les élections
3. Huits points, début
4. Le huitième point [« Il y a un seul monde »]
5. Dans ces circonstances, le courage...
6. Le « pétainisme » comme transcendantal de la France
7. L’incorruptible
8. L’hypothèse communiste doit-elle être abandonnée ?

Alain Badiou est l’une des figures majeures de la philosophie française, en France et à l’étranger. Il est aussi celui dont la pensée politique dérange le plus, nourrissant l’intérêt, toujours et l’admiration, souvent, de ceux qui le lisent réellement ; également, la violence polémique de ceux que sa pensée exaspère.

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06 octobre 2007

"Apprendre à s'aimer" de Pierre Pradervand

9782883535343coeur_72....Bon alors là, que dire...ça me concerne et cela doit concerner un certain nombre d'entre vous...

Ce livre, que je viens de prêter, ne devrait jamais quitter ma table de chevet, il me faut absolument en écrire des passages et les coller sur le frigo, et les lire, les relire, sans cesse, pour enfin espèrer les assimiler...

Je le conseille à tous ceux qui recherchent dans l'autre un besoin énorme de reconnaissance, d'amour, parce qu'ils ne parviennent pas eux même à reconnaitre leur qualité, leur valeur...

En fermant ce livre, je me suis dit que j'avais du travail...et en me disant cela, je suis déjà hors sujet...soyez doux avec vous même....

Pour tous ceux qui se sentent concernés, il est à lire.

Il n'est pas prise de tête, il est aisé à lire, un petit coté catho peut-être mais....on se dit que cela doit être possible et on a envie d'essayer de l'appliquer.

Inutile de faire un résumé de ce livre, le titre est un résumé à lui seul.

Ce livre m'a été offert par la personne qui me connait surement le mieux...mon Amie Véronique.

Posté par Photaurore à 23:12 - - Commentaires [7] - Rétroliens [0]

"La femme du Ve" de Douglas Kennedy

9782714441904 Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767Emoticons_plus_com_20__2011767     Il me fallait au moins un livre comme celui là et de cet auteur pour parvenir à mon esprit à se concentrer sur autre chose que mes pensées...

j'ai commencé un bon nombre des livres figurants dans ma liste "challenge" et tous ne sont parvenus à retenir mon attention, à m'entrainer dans la réverie, à m'échapper de mes démons...

Voilà qui est fait...

Merci à D.Kennedy. Beaucoup ont critiqué ce livre et le trouve moins bon...il faut qq pages pour y entrer, mais l'idée est formidable, un sd degré qui me plait bien. Je l'ai dévoré. J'ai aimé le coté captivant du 1er degré, j'ai aimé m'emporter à cette invention fabuleuse, cette interrogation sur la liberté, sur le prix à payer de bien des choses pour en obtenir d'autres, cette sensation étrange de la présence d'une force surnaturelle qui parfois peut nous traverser l'esprit, dans des situations de bonheur, de tristesse, dans l'apparition d'une maladie....et ce problème du choix qui est habillement formulé....

Résumé:

Il y a encore qq mois, H.Ricks était professeur dans une université américaine et menait une vie tranquille avec sa femme et sa fille.

Aujourd'hui, il croit toucher le fond, la passion fait irruption dans sa vie: elle s'appelle Margit, elle est hongroise, et sensuelle. Et très énigmatique: Harry ne devra pas lui poser de questions sur son travail, son passé, sa vie, et ne pourra la voir que 2 fois par semaine, à 17h, dans son appart. du Veme.

Comme envouté, Harry accepte. Mais bientôt se produisent autour de lui d'étranges coincidences...

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24 mai 2007

"Son frère" philippe besson

9782266122948 thumb_images_17_28Très troublée, très touchée, un peu trop troublée, un peu trop troublée...Pourtant je n'ai pas retrouvé cette sensibilité que j'ai rencontrée dans son dernier livre "se résoudre aux adieux", une sensibilité si proche de celle d'une femme, et qui m'avait émue aux larmes...je suis en train d'en lire un autre de lui...j'ai tellement senti la présence d'une femme dans son dernier livre que cela m'avait véritablement perturbée....

En résumé


Un livre fort, juste et limpide, qui se concentrera sur la bouleversante relation entre un condamné à mort et son accompagnateur ultime, témoin de la dégénérescence d'un corps puis de la disparition d'un autre lui-même : son frère.

Un autre avis que le mien

La vie de Thomas bascule le jour où il apprend qu'il est atteint d'une maladie incurable le condamnant à une mort prochaine. Comment dès lors concevoir l'avenir et continuer de dire "oui" aux choses ? La poignée de mois qu'il lui reste à vivre, Thomas va la passer auprès de son frère, Lucas, dans la maison familiale située sur l'île de Ré. Là, en plein cœur de l'été, plutôt que d'attendre fébrilement la venue de la camarde, les deux jeunes hommes tenteront de saisir les derniers plaisirs qui se présentent à eux, malgré l'inéluctable qui obscurcit l'horizon. Un livre fort, juste et limpide, qui se concentrera sur la bouleversante relation entre un condamné à mort et son accompagnateur ultime, témoin de la dégénérescence d'un corps, puis de la disparition d'un autre lui-même : son frère.

Mot de l'éditeur

Une histoire très simple et déchirante. La mort d'un frère.

Un jour, Thomas apprend qu'il est gravement malade et qu'il va probablement mourir. La nouvelle touche en plein cour ce jeune homme si vivant, si amoureux. Comment supporter une telle épreuve ?

Lucas, son frère va l'accompagner pendant ces quelques mois. Ils iront se réfugier dans la maison d'enfance, la maison blanche de l'île de Ré. Non pas pour attendre la mort mais pour vivre intensément chacune des heures qui leur est donnée.

La revue de presse de Radio France

A l'abri des fausses parades, le lecteur se doit d'entrer dans les replis secrets d'un roman dont le titre n'est pas anodin. Pourquoi "Son frère", alors que le récit est à la première personne et semble autobiographique ? L'adjectif possessif est extérieur. Ce sont les autres qui s'empressent de préciser leurs liens de sang, pour détourner dans la légende une relation singulière et subversive, entre enchantement et jalousie. La mère a fait peser sur Lucas l'ombre lourde d'un premier fils, mort à la naissance. Elle a préféré Thomas, né dans le calme d'une paix retrouvée. Les voisins, les amis s'entêtent à déceler chez les deux enfants une gémellité d'apparence qui excuserait l'exclusivité de leur connivence ... Philippe Besson a eu la sagesse de respecter un thème romantique, au risque d'être démodé. Il affronte les pièges de la confession avec sincérité, mais il renouvelle avec talent ce qui pourrait être un conte de fées pour adolescents. Le lecteur est certes confronté aux affres d'une maladie récalcitrante puis mortelle, mais l'évocation constante du bord de mer, où les frères se sont toujours sentis heureux et isolés, garde ses mirages jusqu'à l'ultime tragédie. Ce choix permet d'éviter ''tout pathos. "On ne va pas contre la volonté de l'océan", dit Thomas quelques jours avant de mourir, ramené par le frère dans la maison de l'enfance.

Les dédicaces d'auteurs de Radio France

LA DEDICACE DE L'AUTEUR : "Son frère" est un roman, pas un récit. Vrai, j'ai tout inventé. Je dis cela d'emblée afin que la compassion me soit refusée. Je n'ai pas voulu que les lecteurs s'associent à ma tristesse présumée : j'ai voulu qu'ils ressentent, physiquement, la douleur de l'agonisant, qu'ils s'approchent au plus près de la dégénérescence d'un corps, qu'ils entendent les coups de butoir de la maladie. "Son frère" raconte une agonie dans le soleil, dans l'été qui s'en va. II hésite entre l'ombre et la lumière. "Son frère" raconte aussi une enfance, la relation décisive qu'on a dans l'enfance avec son frère, avant les amis, les amants. II balance entre l'origine et la fin. Ce va-et-vient, c'est celui du ressac, des marées. (Philippe Besson)

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01 avril 2007

"Une belle Matinée"

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Mon avis:

C'est un livre sans grand envergure, sans grand intérêt, mais c'est un livre pour les juniors et qui trouvera sans nul doute des appréciations positives auprès du jeune public...une écrivain que je ne connais pas et qui a semble-t-il fait de bien belles choses...j'ai commencé par un livre qui s'adresse aux très jeunes dont je ne fais malheureusement plus partie.

Résumé:

Amsterdam, au XVIIe siècle. Lazare n'a que douze ans mais il travaille déjà dans une auberge. Là, il se lie d'amitié avec un vieil acteur anglais, qui lui communique sa passion du théâtre. En secret, Lazare répète des textes de Shakespeare... jusqu'au jour où une troupe de comédiens de passage lui donne sa chance. C'est peut-être le début d'une nouvelle vie, une vie où il pourra être chaque jour un personnage différent...

Un livre emprunté dans la bibliothèque de ma fille...certains de ses livres sont pourtant de petites merveilles et accroche mon interêt...pas celui là.

Il est temps pour moi de choisir un livre qui me plaise car je commence à être lasse de ces lectures que je lis sans passion....

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30 mars 2007

"Le sabotage amoureux"

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Mon avis:

Alors je ne sais pas si cela vient de moi, mais je n'ai pas accroché, du tout, ce n'est pas le premier que je lis d'Amélie Nothom, et jusque là, son style, son originalité me plaisait, là je suis restée dehors, j'ai lu, reconnu que c'était elle, son personnage m'a déplue....bon voilà, un peu déçue...

Mot de l'éditeur

Saviez-vous qu'un pays communiste, c'est un pays où il y a des ventilateurs ? que de 1972 à 1975, une guerre mondiale a fait rage dans la cité-ghetto de San Li Tun, à Pékin ? Qu'un vélo est en réalité un cheval ? Que passé la puberté, tout le reste n'est qu'un épilogue ?

Vous l'apprendrez et bien d'autres choses encore, dans ce roman inclassable, épique et drôle, fantastique et tragique, qui nous conte aussi une histoire d'amour authentique, absolu, celui qui peut naître dans un cour de sept ans. Un sabotage amoureux : sabotage, comme sous les sabots d'un cheval qui est un vélo...

Avec ce roman, son deuxième livre, Amélie Nothomb s'est imposée comme un des noms les plus prometteurs de la jeune génération littéraire.

Livre prêté par Cathy

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19 mars 2007

"La place" Annie Ernaux

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Mon avis: je me suis ennuyée d'un bout à l'autre du livre, je l'ai lu vite non par intérêt mais par ennui et dans la hâte de passer à un autre livre, j'ai espèré entrer à un moment donné et suis arrivée au bout du livre en me disant qu'heureusement il ne faisait que bien peu de pages....cela ne m'a pas donné envie de lire autre chose d'elle mais j'attends bien sur vos avis et vos coups de coeur la concernant...

Résumé

    Dans son roman La place, Annie Ernaux fait revivre ses souvenirs d'enfance et reconstruit, par la description de ses habitudes et faits l'image de son père, et son amour qui l'attachait à elle. L'auteur raconte sa vie à elle: on la voit grandir, poursuivre ses études, quitter ses parents, se marier, revenir dans sa famille, jusqu'aux derniers jours à Yvetot, quand son père meurt. Le roman s'ouvre sur l'épreuve pratique du Capes que l'auteur passe dans un lycée de Lyon à la Croix-Rousse. Deux mois après, son père meurt et avant d'obtenir son premier poste de professeur de français "titulaire", elle prend la décision d'écrire "au sujet de son père, de sa vie". Nous sommes en 1967; rien de nouveau pendant les quinze ans qui séparent cette décision, jusqu'en novembre 1982.Dans des passages-clefs, elle décrit une position privilégiée, la vie de ses parents à Lillebonne, surtout celle du père et les conséquences directes de la  mort de ce dernier. Elle raconte d'une part le souvenir des scènes auxquelles elle a assisté, les gestes qu'elle a observés, et d'autre part sa perception intérieure de la situation, perception elle-même dédoublée, puisqu'elle fut un temps en accord avec cette mentalité bourgeoise, puis en révolte ouverte contre elle. Sont décrites l'agonie et la mort du père ainsi que les déceptions de l'enseignante

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09 mars 2007

"La grammaire est une chanson douce" Orsenna

9782253149101coeur_72Lu sous les palmiers du Sénégal...grand moment de bonheur...http://photaurore.canalblog.com quelques photos de là-bas afin de vous faire partager;)

Mon opinion :

Un doux et tendre délice ! à mettre au programme de bien des classes, pour aimer les mots, la grammaire et le français, un livre pour tous ou presque tous…une vraie récréation, un moment intelligent…que dire sinon le lire et puis l’aimer…

En résumé 

La Grammaire est une chanson douce est une fantaisie joyeuse autour des mots.

Un autre avis 

Une grammaire en forme de conte : voilà une idée originale pour réconcilier les esprits récalcitrants avec la syntaxe. Ici les mots "vivent ","se déguisent "et "se marient ". Un roman attendrissant à lire absolument. Merci Monsieur Orsenna !

Mot de l'éditeur 

La Grammaire est une chanson douce est une fantaisie joyeuse.

Judith, jeune adolescente, pourrait être la petite sour d'Alice, l'héroïne de Lewis Carroll, précipitée dans un monde où les repères familiers sont bouleversés. Avec son frère aîné, Sébastien, elle voyage beaucoup : leurs parents sont séparés et vivent chacun d'un côté de l'Atlantique. Un jour, leur bateau fait naufrage et, seuls rescapés, ils échouent miraculeusement sur une île inconnue. Accueillis par Monsieur Henri, un musicien poète et charmeur, ils découvriront un territoire magique où les mots mènent leur vie : ils se déguisent, se maquillent, se marient.

C'est une promenade dans la ville des mots, pleine d'humour et de poésie, où les règles s'énoncent avec légèreté. Les tribus de verbes et d'adjectifs, les horloges du présent et du passé s'apprivoisent peu à peu, au rythme des chansons douces de Monsieur Henri.

Livre offert par mon amie Véronique

Posté par Photaurore à 16:21 - - Commentaires [5] - Rétroliens [0]